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Exposition du systême du monde / par P. S. Laplace
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8a EXPOSITION

temps et dans toute son étendue, la chaleur de l’atmosphère étoitégale à celle de la glace fondante ; il en résulte qu’en multipliantpar 17972“',1, le logarithme tabulaire du rapport des hauteurs dubaromètre , observées à deux stations quelconques , on auroit lahauteur d’une de ces stations au-dessus de l’autre; mais cette hau-teur exige une correction relative à l’erreur de l’hypothèse d’unechaleur uniforme et d’une température égale à zéro. Il est visibleque si la température moyenne de la couche d’air comprise entreles deux stations, est plus grande que zéro, sa densité devient pluspetite, et il faut s’élever davantage, pour faire baisser de la mêmequantité, le baromètre; on doit donc augmenter le multiplicateur17972“', 1, d’autant de fois sa 25o'“' partie, qu’il y a de degrés danscette température moyenne; ce qui revient à observer les degrésdu thermomètre aux deux stations, et à multiplier leur sommepar 55“',g44, pour ajouter le produit à 17972“',!. O11 doit encoreappliquer une légère correction aux hauteurs du baromètre, àraison de la différence de température des deux stations. La densitédu mercure 11’y est pas la même; or sa dilatation relative à unaccroissement d’un degré dans sa température, est un 54i2' me de sonvolume; il faut donc augmenter la hauteur du baromètre, dans lastation la plus froide, de sa 54i2 em ' partie, prise autant de fois qu’ily a de degrés de différence dans la température des deux stations.Au moyen de cette règle, on aura d’une manière fort approchée,la différence de leurs hauteurs, si elles s’éloignent peu d’une mêmeverticale.

L’air est invisible en petites masses; mais les rayons de lumière,réfléchis par toutes les couches de l’atmosphère, produisent uneimpression sensible; ils le font voir avec une couleur bleue quirépand une teinte de même couleur, sur tous les objets apperçusdans le lointain , et qui forme l’azur céleste. Cette voûte bleue àlaquelle les astres nous semblent attachés, est donc fort près denous; elle n’est que l’atmosphère terrestre au-delà de laquelle cescorps sont placés à d’immenses distances. Les rayons solaires queses molécules nous renvoient en abondance, avant le lever et aprèsle coucher du soleil, forment l’aurore et le crépuscule qui s’éten-dant à plus de vingt degrés de distance de cet astre, nous prouvent