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DU SYSTÈME DU MONDE.
lundis que les rayons de l’orangé homogène restent inaltérables.
Les rayons de lumière se réfléchissent à la rencontre d’un miroir,en formant avec la perpendiculaire à sa surface, des angles deréflexion égaux aux angles d’incidence.
Les réfractions et les réflexions que les rayons du soleil subissentdans les gouttes de pluie, donnent naissance à l’arc-en-ciel dontl’explication fondée sur un calcul rigoureux qui satisfait exacte-ment à tous les détails de ce curieux phénomène, est un des plusbeaux résultats de la physique.
La plupart des corps décomposent la lumière qu’ils reçoivent ;ils en absorbent une partie, et réfléchissent l’autre sous toutes lesdirections : ils paroissent bleus, rouges, verds, &c. suivant la cou-leur des rayons qu’ils renvoient en plus grande abondance. Ainsi,la lumière blanche du soleil, en se répandant sur toute la nature,se décompose, et réfléchit à nos yeux, une infinie variété decouleurs.
Après cette courte digression sur la lumière, je reviens auxréfractions astronomiques. Des expériences très-précises ont apprisqu’à la même température, la force réfractive de l’air augmente oudiminue comme sa densité. Mais, à densités égales, cette forcevarie-t-elle avec la température ? Quelle est, sur les réfractions,l’influence de l’état hygrométrique de l’air, et de la proportion danslaquelle les deux gas azot et oxigène, sont combinés dans l’atmo-sphère? C’est ce que l’on ignore, et ce qui, vu l’importance del’objet, mérite d’être éclairci.
Jusqu’à présent, on a supposé que la force réfractive de l’atmo-sphère ne dépend que de la densité de ses couches, en sorte que,pour déterminer la route de la lumière qui la traverse, il suffit d®connoître la loi de leur température ; mais cette loi nous est incon-nue , et d’ailleurs, elle varie à chaque instant. La température del’atmosphère étant supposée par-tout la même, et égale à celle de laglace fondante; la densité de ses couches diminue en progressiongéométrique, et la réfraction est de 74 ' à l’horizon : elle ne seroitque de 56', si la densité des couches de l’atmosphère diminuoit enprogression arithmétique, et devenoit nulle à sa surface. La réfrac-tion horizontale que l’on observe d’environ 64 7 , est moyenne entre