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Exposition du systême du monde / par P. S. Laplace
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DU SYSTEME DU MONDE. 87

de la lumière d’un astre à son entrée dans l’atmosphère; son inten-sité, lorsqu’elle parvient à l’observateur, et quand l’astre est auzénith, est réduite à o,8i23. La hauteur de l’atmosphère réduitedans toute son étendue, à la densité de l’air correspondante à zérode température et à la pression d’une colonne de o mi: ,76 de mercure,seroit de 7815 me ; or il est naturel de penser que l’extinction d’unrayon de lumière qui la traverse, est la même que dans cettehypothèse, puisqu’il rencontre le même nombre de moléculesaériennes; ainsi, une couche d’air de la densité précédente, et de78i5 me d’épaisseur, réduit à 0,8123, la force de la lumière.

Il est facile d’en conclure l’extinction de la lumière, dans unecouche d’air de même densité et d’une épaisseur quelconque ; caril est visible que si l’intensité de la lumière est réduite au quart,en traversant une épaisseur donnée, une égale épaisseur réduirace quart, au seizième de sa valeur primitive; d’où l’on voit que lesépaisseurs croissant en progression arithmétique, l’intensité dela lumière diminue ep progression géométrique; ses logarithmessuivent donc la raison des épaisseurs : ainsi, pour avoir le loga-rithme tabulaire de l’intensité de la lumière, lorsqu’elle a traverséune couche d’air d’une épaisseur quelconque, il faut multiplier— o,ogo2855, logarithme de o,8i23, par le rapport de cette épais-seur, à 7815™"; et si la densité de l’air est plus grande ou plus petiteque la précédente, il faut augmenter ou diminuer ce logarithme,dans le même rapport.

Pour déterminer l’affoiblissement de la lumière des astres, relatifà leur hauteur apparente; on peut imaginer le rayon lumineuxmû dans un canal par-tout de la même largeur, et réduire l’airrenfermé dans ce canal, à la densité précédente. La longueur, dela colonne d’air ainsi réduite, déterminera l’extinction de la lumièrede l’astre que l’on considère; or on peut supposer depuis le zénithjusqu’à douze degrés environ de hauteur apparente, les couchesde l’atmosphère, sensiblement planes et parallèles, et la route de lalumière, rectiligne ; alors, la largeur de chaque couche dans la direc-tion du rayon lumineux, esta son épaisseur dans le sens vertical,comme la sécante de la distance apparente de l’astre au zénith, estau rayon. Eu multipliant donc cette sécante par —0,0902835, et