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Tome vingt-neuvième.
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Li prunelle : elles font rondes si elle eílcirculaire , & ovales fi elle est ovale ; dansce dernier cas cependant, elles font pres-que abolies & insensibles près des deuxpointes de l’ovale , & très-fortes aux co-tes , près du milieu , où l’ovale est pluslarge ; ainsi , j'ai remarqué que les bordsde l’iris font toujours moins mobiles prèsdes pointes. On pourroit déduire de cetteobservation que la cause , telle qu’ellesoit, qui met l’iris en mouvement , n’agitpas également dans ces animaux fur tousïes points de l’iris. Cela n’arrive pas dansles yeux des hommes , où la prunelleétant toujours circulaire, il faut que lacause agiífe par-tout également ; au con-traire de l’iris des chats & de tous les au-tres animaux , dont le trou de la pru-nelle n’est pas rond.

Mais pour revenir à la convexité de l’iris,avant que j’eusse fixé par mes expériencesson état naturel , cette propriété de l’iris■détruisoit toutes les hypothèses qu’on avoitimaginées fur ses mouvemens. L’iris estfortement attaché dans toute son origineau ligament ciliaire , & celui-ci à la scléro-tique ; ainsi, dans cette partie , il doitêtre immobile comme dans le point fixede tous ses mouvemens. Si l’on poíè lecentre de la prunelle pour centre de forces,puisque tout le bord mobile de l’iris y a fatendence , elle ne pourra pas fe dilaterfans s’applatir ; car l’iris étant égalementflexible & mobile dans tous ses points , ildoit par-tout également céder à cette forcequi l’entraîne vers le centre. Winílow ,dans cette difficulté, recourut à une hypo-thèse qui, toute subtile qu’elle est, n’estpas plus vraie ; L imagina que l’iris étoitconvexe , parce qu’il étoit appliqué contrele crystallin , dont il prenoit la figure enfe mouvant dessus lui. Lieutaud auffi ,suivant cette opinion, nia l’existence de laseconde chambre de l’œil ; supposant quel’iris auroit dù s’applatir dans ses mouve-mens , s’il eût été librement flottant dansun fluide. II n’y resteroit dans aucun espaceentre l’iris & le crystallin , pour placer lachambre postérieure de l’œil , malgré ceque les plus savans anatomistes ont dé-montré; On fait ce qui a été dit par Pister,Morgagni } & fur-tout ggr ÌV£, J^tir ( Içcq

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citât o ). Celui-ci, après de longues obser-vations , fit enfin voir fans aucun doute ,que la chambre postérieure est toujourslarge au moins un huitième de ligne , &même un sixième , un quatrième , âcvis-à-vis la prunelle un tiers & trois quartst ou t juste, où elle devroit être plus étroite,,selon le sentiment de Winflow. Mais lemême M. Petit croit que Terreur est venuede ce qu’on s’étoit servi d’yeux qui n’é-toient pas bien pleins de leurs humeurs ,.& par la plus forte pression faite contre la.chambre postérieure de l’œil , par le corpsvitié & par î’humeur aqueuse de la pre-mière chambre , quand on fait glacer ces:humeurs. J'ai vu moi-même , en répétant:ces expériences, que dans les yeux humains,,quelque tems après la mort t l’efpace dela chambre postérieure ou est entièrementeffacé , ou est très-étroit, & Winílowmëme à la fin a été convaincu de la véritéde l’autre opinion ; cependant je vaisdémontrer jufqu’à l’évidence , que ce n’estpas du crystallin que l’iris tire fa conve-xité : ayant ôté la cornée à deux chats ,l’iris tomba fur le crystallin , s’y étendit ,& prit fa forme convexe. l'observai atten-tivement l’animal à prunelle rétrécie, &toujours , malgré le crystallin , l’iris parutbeaucoup moins eonvexeque dans les yeuxintacts & pleins d’humeur , & je ne visjamais îa seconde zone ou anneau s’éleverfur le premier. On remarque la mêmechose , même fans ôter la cornée, enpratiquant un trou par lequel s’écoule l’hu-meur aqueuse des deux chambres. On voieaisément dans plusieurs animaux , que l’irisne fe prête pas , & ne prend pas fá con-vexité selon la forme du crystallin placé'derriere lui..

La volonté' efi la cause ies mouvemens dtla prunelle.

Après avoir fixé l’état naturel de la pru-nelle , il nous reste à examiner pourquoil’iris fe met en mouvement quand la lumiè-re parvient au fond de l’œil. Les théoriesproposées jufqu’à présent sont incertaines& imparfaites ,. parce qu’elles renfermentdes suppositions toutes nues, & n’expli-quent pas tous lés phénomènes , & raéme-il êq relie qui les $gttwifeQt. il ne faut 9W>