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Tome vingt-neuvième.
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«ôtés du corps une ligne qui s’etend depuisla tête jusqu’à la queue ; cette ligue estcourbe près de la tête, & ensuite droitejusqu’à lá queue. R.ondelet, bist. rut. desj/oìjfotis , prem. part. lìv. XI. chap. uj.Voyez Poisson. ,

Rhomboïde , s. m. terme de Géomé-trie -, c’est un parallélogramme dont lescôtés & les angles font inégaux, mais dontles côtés opposés font egaux, ainíi queles angles opposés.

Autrement, le rhomboïde est une fi-gure de quatre côtés , dont les côtes op-posés & les angles opposés font égaux ,mais qui n’est ni équilatéral, ni équiangle;telle est la fig. NOPQ~, PI. ge'om. fig. 2.4.

Pour la maniéré de trouver Taire durhomboïde , Voyez, RîIOMBE. ( E)Rhomboïde , s. m. terme d’Anato-mie , c’est le nom d’un muscle ainsi ap-pellé à cause de sa figure. Voyez, nos PI.d’Anat. & leur explíc. Voyez, atiffi MUS-CLE. Ce muscle est sous la partie moyennedu trapèze , & vient des deux épines in-férieures du col, & des quatre supérieu-res d u dos, & s’insere à toute la base del’omoplate.

RROMBUS, s. m. ( Litte'rat . ) instru-ment magique des Grecs , dont parlentProperce , Ovide & Martial. Le pre-mier, lib. II. e'íeg. 21 ; le second , amsr.lib, 1 . e'íeg. 8. & le troisième, lib. IX.

? Ptg. 30. Théocrite & Lucien disent qu’iltoit d’airain ; & Ovide donne à enten-dre qu’on le faisoit pirouetter avec deslanières tressées dont on l'entouroit ; c’é-toit le même instrument qu’Horace, ode11. liv. V. désigne par le mot turbo.II prie qu’on le fasse tourner à contre-sens , comme pour corriger le mauvaiseffet qu’il avoit produit en tournant dansson sens naturel ; cìtumque rétro solve tur-bînem.

II faut savoir que c’étoit une espece detoupie de métal ou de bois , dont lesprétendus sorciers se fer voient dans leurssortilèges ; ils Tentouroient de bandelet-tes , &: la faifoíent tourner , disant quele mouvement de cette toupie magiqueavoit la vertu de donner aux hommes lespassions & les mouvemens qu’ils vouloientîeur inspirer.

Tome XXIX

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Théocrite dit dans la 1. idylle , " Com-,, me je fais tourner cette toupie , pípSc:,

„ au nom de Vénus, qu’ainsi mon amant„ puisse venir à ma porte ». Quand onavoit fait tourner cette toupie d’un certainsens, si on vouloir corriger Teffet qu’elleavoit produit, & lui en taire produireun contraire , le magicien en avoit iapuissance , il la reprenois , l’entouroit enun autre sens de fa bandelette , & luifaisoit décrire un cercle opposé à celuiqu’elle avoit déja parcouru. Les poètesont embelli leurs écrits , tantôt par descomparaisons , tantôt par des métapho-res , de toutes les choses auxquelles lepeuple crédule ajoutoit foi. ( D. J.)

RHOMBUS , f. m. terme de Chirurgie ,qui signifie une forte de bandage de fi-gure rhomboïdale.

Pour faire ce bandage on prend unebande' roulée à un chef : on applique soaextrémité à T endroit où Ton juge à pro-pos ; cela fait, on descend par des ram-pans jusqu’à l’extrémité, & on remontede méme , en évitant les premiers toursde bande , tant en devant qu’en derriè-re ; les espaces qui se rencontrent encreces tours de bandes sont de figure rhom-boïde ; ce qui a fait donner ce nom à cebandage.

II n’est d’usage que pour les extrémi-tés , & est purement consentis ; c’est undouble rampant. Voyez, R A M P A N,T TBandage, Bande, (r)

RHONE , le ou Rhosne , ( Ge'ogr.mod. ) en latin Rhodanus. Un des quatreprincipaux fleuves de la France, & dontle nom est purement gaulois.

II a sa source dans la montagne de laFourche , qui est à l’extrémité orientaledu pays de Vallais , & le sépare du can-ton d’Uri. 11 coule d’abord dans un paysétroit parmi des rochers , & partage lepays de Vallais en long. 11 passe parSion , capitale du pays, & par S. Mau-rice; après quoi, courant au nord-ouest ,entre la Suisse & le reste du Vallais, iíentre dans le lac de Geneve, qu’il tra-verse de toute sa longueur d’orient e»occident, l’espace de douze lieues , ense mêlant avec les eaux de ce lac.

A quatre lieues au-dessous de Gene-