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>i étendu où l’on peut, pour ainsi dire » 1,» déployer toutes ses vertus , & faire
», paroicre dans tout son éclat sa cempe-» rance,, sa libéralité , son esprit d’ordreft & d’économie , & si l’on veut sa ma-» gnificence. Cessez donc de vouloir in-,, terdire aux philosophes l’usage des ri-,» cbeffes ; personne ne condamna jamais,» le sage à une éternelle pauvreté ; le», philosophe peut avoir de grandes ri-te cbeffes , pourvu qu’il ne les ait enlevées», par force à qui que ce soit , & qu’elles„ ne soient point souillées & teintes du,» sang d’autrui , pourvu qu’il ne les ait,» acquises au préjudice de personne , qu’ilt* ne les ait pas gagnées par un commercew deshonnète & illégitime ; en un mot,», pourvu que l’usage qu’il en fait , soit«f auífi pur que la source d’où il les a ti-», rées , & qu’il n’y ait que l’envieux seul», qui puisse pleurer de les lui voir possé-», der ; il ne refusera pas les faveurs de la,» fortune , & n’aura pas plus de honte», que d’orgueil de posséder de grandsj* biens acquis par des moyens honnêtes ;», que dis-je? il aura plutôt sujet de se», glorifier , fi , après avoir fait encrer,» chez lui tous les habitans de la ville , &n leur avoir fait voir routes ses richesses ,m il peut leur dire : s'il fg trouve quelqu'unH parmi vous qui reconnoìffè dans tout celatr quelque chose qui soit a lui , qu il letr prenne. Oh le grand homme ! oh com-», bien il mérite d’être riche , si les effets»» répondent aux paroles , & si après», avoir parlé de la forte , la somme de
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'» ses biens reste toujours la même ; je», veux dire , si après avoir permis au», peuple de fouiller dans ses coffres & de», visiter toute fa maison , il ne se trouve», personne qui réclame quelque chose„ comme lui appartenant c’est alors», qu’on pourra hardiment l’appeller riche», devant tout le monde. Disons donc que», de méme que le sage ne laissera pas en-», trer dans fa maison un seul denier qu’il», n’ait pas gagné légitimement, il ne», refusera pas non plus les grandes ri-», cbeffes qui font des bienfaits de la for-», tune & le fruit de fa vertu ; s’il peutu être riche , il le voudra , & il aura de*», richesses , mais il les regardera comme», des biens dont la postestion est incer-», raine , & dont il peut se voir privé d’un», instant à l’autre ; il ne souffrira point», qu’elles puissent être à charge ni à lui», ni aux autres ; il les donnera aux bons ,», ou à ceux qu’il pourra rendre tels, &», il en fera une juste répartition , ayantì», toujours foin de les distribuer à ceux„ qui en seront les plus dignes , & se sou-», venant qu’on doit rendre compte , tant», des biens qu’on a reçus du ciel, que de», l’emploi qu’on en a tait. ( o )
II faut avouer que ce passage renfermeune théorie conforme à la plus faine phi-losophie , & dans laquelle Séneque donneindirectement à tous les riches, & à ceuxqui travaillent ardemment à le devenir »des préceptes de morale excellons & eílen-tiels , dont il seroit à souhaiter qu’ils nes’écartassent jamais ; tel est par exemple
( o ) Non amat divitias ( sapiens) Jed mavult , non in animum illas, fed in domum recipit : nec ref-fuit poffçffàs, fed continet, & majorem virtuli suce materiam subminifirari vult. Qtád autem dubii est,imn major materia sapientiviro fit , animum explicandi suum in divitiis , quam in paupertate ? cum in. bacunum genus virtutis fit, non inclinari , nec deprimi : in divitiis, & temperantia, & libéralisas , & dili-
gentia, difpofitio , & magnificentia, campum habeat patentem . Des.ne ergo philofopkis pecuniâ
interaicere ; nemo Japientiam paupertate damnavit. Habebit philofophus amplas opes : fed nulli detraí'tasr,rí^ ■ f í crawto ’ s T injuria parias , fine fordidis quajìibus , quarum tam koneflus
Níè non rTbZnvTbh‘ F ’ nem0 ‘ngemifcat , mfi rnalignus . llle vero fortunée benignitatem. '
a Je non juhmovebit , L- patrimomo per honesta querfito , nec gloriabuur , nec erubefeet. tìabebil tamen
atnovm g t X r, n,Zr,L d0m ° ' & adnú ^ '«A» , poùrit dicere /quodqu.íqÚe"
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illum invenerit, quo manus injieiat : audader Z joZnm Trh P / P Ì fi ral)! í £ra - fi qfsquam apudlimensuum admiltet, maie intrantem : ita % tZ/n7soíZ rLnufff ?‘ cut sa f le ff S nullum denarmm mira
diabit , nec excludet . Si poterit ejse dives vol • TZhíp ff ' virtutis non repu-
avolaturas : nec ulli alii, nec fibt graves ejse paûetlr ' Doïìbït ZT ’ fi ■ tMV T &rit bonos. Donabit cum fummo confilio , drgniffimos’ 'eìmns mT ^ tU W os ff cere P ot j~