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Tome vingt-neuvième.
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k vìtable , dit Dacier , dés qu’un étatn devient riche, il dechoit de fa gtau-f) deur ; c’est une vérité prouvée par mule„ exemples & une des plus grandes„ preuves , c’est ce qui est arrivé à 1 em-» pire romain : la vertu & la rich.jfe font,, la balance ; quand l’une baisse , 1 autren hausse ». Mais elle est moins d’un litté-rateur que d’un philosophe , & il seroit asouhaiter qu’on en pût dire autant detoutes celles que cet auteur a jointes à sestraductions.

Finissons par un beau passage de Sal-luste , qui confirme pleinement le sentiment de Plurarque & de son interprète.Jgitur provideas oportet , dit-il à César ,#tì plebes , largitionibus & publìco /ru-inent o , corrupta habeat négocia sua , qui-tus ab mah publico detineatur : jttventusfrobìtatì & indujìrU , non (umptibus , ne-que divitiis Jludeat. là eveniet, fi PECU-JSIaE QU JE MAXIMA OMNIUM PER-NiciES EST , ufum atqtte decus dttnp-firìs. ISLnn sape ego cum an'mo meo reputatisqttibus quìfque rébus clarijfimi virï magmtu-tiinem ìnvenifient ; qu* res populos , natìo-tiefve magnis auftoribus auxij/ent ; ac deindequibus caufis ampUfftma régna , & hnperiacorrui/fent : eadem femper bona atque mal*reperìebam omnefque vitiores , n. B. ni-VITIAS CONTEMNISSE , ET PIC-TOS CUPIVISSE. ballast, ad César, derepuò, ordinandá , orat. j.

Doit-on s’étonner après cela qu’A-îiaxore & Démocrite , qui avoienc devantles yeux les terribles révolutions , & !acorruption extrême que la soif des riches-ses avoir produite dans les. mœurs de leursconcitoyens , & des autres peuples de laCrece, qui d’ailleurs ne pouvoient pasignorer que le gouvernement des uns &des autres avoit reçu par faction de cettecause, des secousses fi violentes, que laconstitution en avoit été plus d’une fois

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noh - feulement altérée , mais changée ;doit-on , dis-je , s’étonner que ces phi-losophes , qui co-exìstoient , pour ainfi-dire , avec ces tristes événemens , aientpris le sage parti d’abandoriner leurs pays& leurs biens , pour se livrer tout entier àl’agrénqent divin , qui est attaché à la re-cherche & à îa découverte de la vérité ?n'a-t-on pas plutôt lieu d’être surpris &indigné que , dans un fiecle comme lenôtre , où l’esprit philosophique a fait tantde progrès, i! se soit trouvé un auteur ,d’ailleurs estimable , assez aveuglé par déspréjugés superstitieux , & en méme temsassez injuste , pour attribuer sans aucunespreuves , à des motifs vicieux & répré-hensibles , un désintéressement auílilouable , aussi rare , & qui a mérité leséloges & l’admiration des Platon , desPlutarque, des Cicéron , en un mot detous les philosophes qui ont le plus honoréleur fiecle & l’humanité ? I?illustre Paysea eu plus d’équité & de bonne foi que sesavant moderne dont je parle.

" Avant , dit-il , que sEvangile eût» appris aux hommes qu’il faut renoncerí » au monde & à ses rìche/fes , fi l’on veut» marcher bien vite dans le chemin de» la perfection , il y avoit des philosophes» qui avoienc compris cela i & qui s’é-» toient défaits de leurs biens , afin de» vaquer plus librement à i’étude de se» sagesse & â la recherche de la vérité :» ils âvoient cru que les foins d’une fa-» mille & d’un héritage étoient des entra-» ves qui empêchoienr de s’avancer vers ;» le but qui est le plus digne de notren amour ; Anaxagore à Démocrite fu~» rent de ce nombre ». Payse , Diction .

, » hlfior. & a it. voc. Anaxagore , tlt. À.

Voi'à le langage de la raison , de laphilosophie & de la vérité ; mais dánsla remarque {p) de Barbeyrac fur cepassage , on ne trouve que des sophifmes ,

\ y} - j? VW,V1 " V° inme i 1VA * V. à y le , dit-il, semble iciselon sa coutume , attribuer à- l’Evangi'e» des idees outrées de morale, il loue aussi un peu trop la conduite de ces anciens philosophes ,» oui y avoit plus d ostentation & de désintéressement mal entendu que de véritable sagesse; puis-'» qu on peut faire un bon usage des richesses , & qu’il n’est nullement nécessaire de s’en dépouillermerement pour s attacher a 1 etude de la vérité & de la vertu »

nions ntipîmií»c /t,- -- — CT -— T * *

- j/^uvianc U U VON uiage aes riches es &. qu’il n’est nullement

« entièrement pour s’attacher à l’étude de la vérité & de la vertu ».

Faisons quelques réflexions fur ce passage. 1 . so n’examine point ici n nayie attrmue queiquetour-K rEyangèï des idée$ outrées de morale , çea’eil pas ce dom ifèst question snaintenjuit ; ie disque