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de ces trois cas, on voie aisément quele centre C eft pouffe suivant C b , &comme C A eft pour lors fa direction ,Faction conjointe de ces deux forces luifera parcourir Cc', ce qui eft evident,le cercle commencera donc à rentrer dansle fluide d’où il étoit venu, & il ne fautqu’une légere attention pour voir que dansles inftans fuivans il continuera de re-monter ; le point A montera donc versD , le point B de a vers D suivant aAD ,& les points E , M , ou e , m , ou *, p ,descendront vers <r. Or fl l'arc enfoncéeam ou t n p est égal ou moindre que ledemi-cercle , lorsque la direction est C A ,les points e , m , ou c, ft , rencontre-ront nécessairement le point B en quel-qu’endroit de l’arc m a. ou ft a ; le cercleprésentant alors une moitié entiere aufluide, on volt qu’il cessera de décrireune courbe avant son émersion totale,& sortira par une ligne QG qui fera avecla surface du fluide un angle aigu du côtéde G. Voila le ricochet expliqué d’unemaniéré assez simple. Je fuis le premierqui en aye donné cette explication pré-cise dans mon traité des fluides, Paris ,1744, auquel je renvoie le lecteur. (O)
Ricochet , Voyez, Batterie aRicochet. Nous observerons seulementici que la meilleure maniéré de dirigerle ricochet , est de pointer les pieces foussangle de 6 ,7 , 8, 9 & 10 degrés. C’estle moyen de multiplier les bonds du bou-let , dont le nombre s’étend alors depuisif jusqu’à 20 ou 25. Sous ces différensangles, les boulets s’élevent peu , & ilss’étendent en pleine campagne jusqu’à ladistance de 4 ou 5 cens toises, en ter-rein uni. (O)
RICOCHON , f. m. {terme de Mon-naie ) nom que les monnoyeurs donnenta leurs apprentiís, qui font obligés de leservir un an & un jour fans aucuns salaires.Boiíiart nous apprend que les ouvrierslont appelles recuiteur, pendant la pre-miere annee de leur apprentissage , & lesrnonnoyeui - s ricochons ; mais il dit qu’ilignore l’origine de ces deux mots , & qu’iln a jamais pu l’apprendre des plus anciensmonnoyeurs qu’il a consultés. ( D. T )
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vieux mot employé dans le songe de Ver-gier , & qui paroît désigner quelque nommémorial de lieu èn France ; il y a , selonM. le Bœuf, plusieurs élévations de pier-res & de terres , qui ne doivent leur exis-tence qu’au travail des hommes. On trouvepar exemple un de ces tertres dans uncanton de Normandie , près sainte Barbe,en Auge , & qui est appelle U montagnede U Ricordande. Ce mot pourroit êtredérivé de ricordando , se ressouvenir ; parceque ces fortes de tertres n’étoient élevésque comme des monumens destinés ârappeller la mémoire de ceux à qui ilsservoient de sépulture. On en rencontreun autre au-delà de la Loire , un peuplus loin qu’Amboise. M. Spon a parléd’une montagne artificielle qui fut dé-truite dans le dernier siecle , & qui étoitsituée fur la marchelimosine. On trouva,dit-il, fous cette montagne, des pierrescreuses à divers étages , couvertes d’au-tres pierres , & dans les creux de cespierres en forme de sépulcre , des urnesde terre sigillée , & quelques petits chaî-nons d’or qu’on croit être des anciensGaulois. ( D. J.)
RICOVRATI , f. m. pi. ( Hift. lit.) ,recouvrés ; nom d’une académie de Pa-doue , en Italie.
RIDDER , f. f. ( Monnaie. ) c’étoïtune efpece de monnoie d’or , pesant deuxdeniers dix-huit grains, & qui avoit coursfous François I. Elle avoit d’un côté unhomme armé qui tenoit une épée à lamain , & qui étoit monté fur un chevalqui avoit l’air de galopper ; & de l’autrecôté elle avoit un écusson , au milieu du-quel il y avoit de íìeurs-de-lys, & depetits lions avec cette légende , PhilippusDei gratiâ dux Burgundia ; & de l’autrecôté elle avoit ces paroles, fit nomenDomini benedittum. {D. J.)
, RIDE , f. f. ( Pbyfìologi ) efpece depli ou de sillon qui se forme sur le visage,sur la peau , & généralement sur presquetout le corps des hommes , dès qu’ilscommencent à vieillir.
La peau s’étend, & croît à mesure quela graisse augmente ; ce gonflement pro-1 duit le blanc par la tension de la peau ,
I & le rouge par la plénitude des vaisseaux
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