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sanguins. Voilà les lirs & les roses du belâge ; tcu's les fards n’tn font qti’une vainereprésentation. Dès que le gonflementdiminue , la peau qui n’est plus remplie ,se plie , & les sillons commencent à seformer ; ensuite , à mesure qu’on avanceen âge, les cartilages, les membranes,k chair , la peau , & toutes les fibresgu corps, deviennent plus solides, plusdures , & plus seches: alors toutes les par-ties se retirent, se reíserent ; la circu-lation des fluides se fait avec moinsde liberté , la transpiration diminue, lessucs nourriciers font moins abondans ,& ne pouvant être reçus dans la plupartdes fibres devenues trop solides , ils neservent plus à leur nutrition ; de-Ià vientque ces fibres se retirent, & se plissent.Voilà l’accroissement journalier des rides.
La peau peut toujours s’étendre , tantque le volume du corps augmente , maislorsqu'il vient à diminuer , elle n’a pointle refibrt qu’il faudroit pour se rétablircn entier dans son premier état. Ajoutezà cette raison , les autres causes dont nousvenons de parler, & vous verrez fans peinequ’il doit rester alors nécestàirement desrides & des plis qui ne s’essaceront jamais.
Les rides du visage dépendent en partiede toutes ces causes ; mais il se trouveencore dans leur production , un especed’ordre relatif à la forme , aux traits &aux mouvemens habituels du visage ; c’estune remarque sort ingénieuse de M. deBufl'on : fi, dit-il , on examine bien lévisage d’un homme de vingt-cinq à trenteans , on pourra déja y découvrir l’ori-gine de toutes les rides qu’il aura dansfa vieillesse; il ne faut pour cela quevoir le visage dans un état de violenteaction, comme est celle du ris immodéré,des pleurs , ou feulement d’une forte gri-mace ; tous les plis qui se formeront dansces différentes actions , feront un jourdes rides ineffaçables ; elles suivent ladisposition des muscles , & se gravept plusou moinspar l’habitudeplusou moins répé-tée des mouvemens qui en dépendent.
Non - seulement le tems produit desrides au-dehors, mais il en produit desemblables au-dedans; il ride toutes lesglandes congîobées, & parmi les congio-
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merées, le thymus, la glande surrénale,la glande thyroïde , les glandes mam-maires , & tant d’autres qui deviennenttrès-petites, changent leur couleur rou-geâtre en couleur brune & noirâtre ,perdent leur suc gras , semblable à uneespece de crème , se déssechent, & dis-paraissent enfin tellement avec l’âge,qu’on n’en voit plus que de légeres tra-ces par l’ouverture des cadavres.
L’art le plus savant n’a point de re-mèdes contre ce dépérissement du corps.Les ruines d’une maison peuvent se ré-parer , mais il n’en est pas de méme decelles ds notre machine. Les femmesqui trop éprises de leurs charmes, se sen-tent finir d’avance par la perte de leursagrémens, délireraient avec passion dereculer vers la jeunesse , & d’en em-prunter les couleurs. Comment ne cher-cheroient-elles pas à tromperies autres,,,puisqu’elies font tous leurs efforts pour setromper elles-mëmes, & pour se déroberla plus affligeante de toutes les idées ,celle qu’elles vieillissent ? Combien y ena-1—il qui voudraient placer les rides deleur visage dans cette partie du corpsoù les dieux avoient caché l’endroit mor-tel du fils de Thétis & de Pelée ? Made-moiselle Lenclos , plus éclairée que laplupart des personnes de son sexe, n’avoitgarde de prendre à da lettre les cajoleriesde l’abbé de Chaulieu , qui prétendoicque l’amour s’étoit retiré dans les ridesdu front de cette belle personne. Ellenommoit elle-méme ses rides le départde l’amour, & les marques de la sagesse.Elles devraient l’ëtre fans doute pour nousfortifier dans la philosophie, & pour nousaguerrir par de bonnes réflexions contreles frayeurs de la mort. {D. J.)
Rides , ( Conchyl. ) en latin rugœ ;les rides forment des ondes un peu éle-vées fur la surpersicie de la robe d’unecoquille ; elles sont différentes des striespar leur irrégularité. Elles empêchent lescoquillages de sortir de leurs coquilles aupremier effort qu’ils font, ou au moindreobstacle qu’ils rencontrent en leur che-min. ( D. J.)
Ride , ( Marine. ) corde qui sert àraidir une plus grosse.