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Tome vingt-neuvième.
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Rides d’étai , ( Marine. ) rides quiservent à joindre l’étai avec ion collier.

Rides de haubans, ( Marine. )ce sont des cordes qui servent à banderîes haubans , par le moyen des cadenes& des caps de mouton , qui se répondentpar ces cordes. Celles qui font entre leshaubans de stribord & de bas - bord ,Rappellent pantocberes. Elles banderít ceshaubans & les soulagent, lorsque le vais-seau tombe de côte , en allant à la bou-line ; car à mesure que les haubans destribord se lâchent, ceux de bas-bordíe roidissent & les tiennent en état.

On appelle ausii rìdes , les cordes quiamarrent le mât de beaupré à l’éperon.

RIDEAU , f. m. voile ou piece d’é-toffe , de toile , de taffetas , &c. qu’onétend pour couvrir ou fermer quelquechose.

RlDEAU de fenêtre , terme de Tapif-’fier ; on fait des rideaux de fenêtre avecdu taffetas, du damas, de la serge, deîa toile de coton, de fil , &'c. dont oncoud ensemble une certaine quantité deiez qu’on borde d’un ruban , au hautdesquels on coud des anneaux qu’on en-file dans une verge de fer , & qu’on tireavec des cordons pour empêcher la grandeardeur du soleil, ou pour d’autres besoins.

( D- /• )

RlDEAU , {Art. milit. des anciens. )les anciens couvroient leurs tours & lesouvrages qu’ils élevoient, avec des ri-deaux ou ouvertures , pour les garantirdes feux des assiégés, & des coups lan-cés _ par leurs machines. Ces rideauxétoient composés d’un tissu de crin &de peaux crues. On n’avoit garde de lesappliquer contre les tours ; mais on sus-pendoit des couvertures en maniéré derideaux a certaine distance j car quoiqu’ilparoisse dans la plupart des historiens,que ces couvertures étoient attachées &comme jointes à la charpente , on doit

• e ? Íy à le croire. Ces rideaux

ainsi disposes, n’auroient jamais pû résis-ter aux traits & aux pieces lancées parles machines ; au lieu qu’étant suspenduesà deux piés de la charpente, ils rompoient& amortiíïbient la force & la violencedes coups. JFolard. {D. J.)

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RlDEAU, en terme de Fortifieat• on ,signifie une petite élévation de terre ,qui s’étend en longueur fur une surfacede terre unie, laquelle sert à couvrir uncamp , ou à donner de l’avantage à unposte. Ce mot signifie proprement unecourtine ou couverture , formé du latin ri-delhtm , que Borel dérive de ridere. Lerideau sert auíli aux astiégeans qui s’encouvrent pour ouvrir la tranchée plus prèsde la place, ou pour couvrir le parcdsirrrillerie, &c. Charniers. Ainsi direqvs'on a ouvert une tranchée à 400 toisesde la place à la faveur d’un rideau , c’eítdire qu’il s’est trouvé à cette distance unep-tite élévation de terre qui ne permet-toit pas aux assiégés de découvrir plusloin dans la campagne.

On appelle encore quelquefois rideau ,un sosie, ou plutôt une espece de tran-chée destinée à mettre le soldat à couvertdes coups de l’ennemi. Voyez, Tran-chée. (£)

Rideau , ( Topographie. ) on nommeainsi la berge élevée au-dessus du fold’un chemin escarpé, sur le penchant d’unemontagne , & qui fait en contre-haucce que l’épaulément fait en contre-bas.(D. J.)

Rideaux ,{ Jardinage. ) ce font despallissades de charmille, qu’on pratiquedans les jardins pour arrêter la vue , afinqu’elle n’en saisisse pas tout-d’un-coup l’é-tendue : ce qui est une beauté. ( D. J. )

RIDÉE, f. f. terme de Vene'rìe , lesridées^ dit Salmore , sont les fientes &fumées des bêtes fauves, su r-tout des vieuxcerfs & vieilles biches. ( D. J.)

RIDELLES , ou BRANCART, termede Charron ; ce sont deux morceaux debois ronds par un bout & quarté à l’en-droit où ils font attachés aux côtés dedevant du tombereau , de façon quecela forme le brancart pour y atteler lelimonnier : les deux bouts ronds sont per-cés de chacun un trou dans lesquels seposent. des chevilles , pour arrêter lestraits du cheval de cheville.

RIDER , v. act, ( Gram. ) faire desrides. Voyez, iarticle Ride.

Rider la VOILE , ( Marine . ) voyez.

Ris.

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