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boete ou chaussure du pilon y est difFe-rente. Ce sont pour Pordinaire íìx grandsmortiers , rangés en ligne droite , &dans chacun deíquels tombe un pilon dontla tête qui est garnie de fer , a la figured’une pomme de pin , de demi-pié delong , 6c de ; pouces de diamètre ; elleest tailladée tout-au-tour , comme unbâton à faire mousser le chocolat.
Nous ne nous arrêterons pas à décrireîa force motrice qu’on y emploie , & quipeut différer selon la commodité des lieux.En Espagne & en Catalogne on se sert d'uncheval attaché à une grande roue, &c.
Le riz, qu’on sente dans une terre la!Je ,y pullule ordinairement beaucoup plusqu’en toute autre. On en retire jusqu’à 30ou 40 pour un ; par conséquent, & touteschoies d ailleurs égales , les côtes 6c lesplages maritimes y feront les plus propres.
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Après avoir décrit ia maniéré dont le ris-se cultive en Europe, il faut indiquer cellede;, Chinois , qui est le peuple le plus in-dustrieux à tirer parti du terrain , 6c celuichez lequel la plus grande sagacité des la-boureurs se porte à la culture du riz, ;pour y réuílìr , ils commencent par fumerextraordinairement les terres, 6c n en paslaisser un seul endroit sans rapport avan-tageux. Les Chinois font bien éloignés d’oe-cuper la terre superflue en objets agréables,comme à former des parterres , à cultiverd-s fleurs passagères , à dresser des allées6c à planter des avenues d’arbres fans rap-port ; ils croient qu’il est du bien public »6c , ce qui les touche encore plus, de leurintérêt particulier , que !a terre produisedes choses utiles. Auílì toutes leurs plainesfont culiivées, 6c en plufieurs endroitselles donnent deux fois l’an. Les provinces
On y en a de deux fortes -, dont l’un est meilleur que l’autrc. Cette différence ne vient peut-êtreque des lieux où on ïe cultive. L/une de ces deux elpeces í'e sema sur les montagnes , au commen-cement de la mouflon sud-ouest , qui est une saison fort pluvieuse 6c qui dure six mois. Cette laitonest favorable à ceku des montagnes, parce qu’il fe trouve assez humecté par la pluie qui est alotstrès-fréquente ; au lieu qu’elle seroit nuisible à celui des plaines, à cause des grandes inondations, lton le semoit pour cette même saison. C’est dans la saison seche , appellée mousson nord-cft , qui estopposée à l’autre, & qui dure aussi six mois , qu’on cultive celui-ci dans les lieux bas & unis , forthorizontalement. C’est le ri{ des plaines qui est d’une qualité meilleure q.uc celui des montagnes.
Dans le Malabar , quand le rip est devenu cher par la disette des récoltes , ou par quelqu’autrecause , les. familles naturelles du pays qui font pauvres & chargées d’enfans, vendent une partie deleur jeunesse en état de servir , c’est-à-dire, depuis l’âge de 12 jusqu à 20 ans, tant pour avoir del’argent, afin de faire mieux subsister le reste , que pour rendre plus heureux les enfans qui les quittentdar.s cette occasion ; car ils considèrent qu’ils font mieux entretenus , étant esclaves chez les Européens*que dans leur propre maison.
Enfin le «f est une bonne marchandise dans les pays des Indes où l’on y en cultive point à causede singratitude du terrein , comme , par exemple , les Molucques , l’Arabie & le golfe Perssque.
11 y a dans le Japon une espece de dont le grain est fort petit , très-blanc, & le plus excellentqu’!! y ait au monde , & il est aussi nourrissant qu’il est délicat. Les Japonois. n’en laissent sortirque très-peu de leurs îles. Les Hollandois en apportent tous les ans un peu à Batavia. Les naturelsde ces iles en font une liqueur vineuse qu’ils appellent sacki.
Les Indiens font une eau par décoction, ou une espece de tisanne avec du rii ordinaire , laquelleils nomment candgi : elle íèrt de boisson à plusieurs malades, mais sur-tont elle est excellente danstoutes les especes de cours de ventre , & en particulier pour la dyssenterie : elle est universellementen usage dans les Indes pnur cela. On s’en sert de même , &. fur-tout dans cette derniere maladie,fur les vaisseaux des Européens qui y voyagent de tous cotés.
II y en a de plusieurs especes asix Indes, & peut-être leur nombre est d’cnviron cinq ou six.
Les Européens recueillent beaucoup de rip en Espagne , en Italie & dans leurs colonies d’Amériquè,C’est principalement dans la Caroline , colorie Angloise , qué cette semence se cultive avec succès. Lescalculateurs les plus modérés estimeient généralement , en 1740, que le ri\ de la Caroline qui se dé—hiíoit en Eut ope, fàiíoit entrer annuellement dans h grande-Bretagne 80000 liv. sterlings , ou 1 million800000 liv. tournois environ. Le prix du fret & les droits de commission,, article d’un grand poids dansla balancé du commerce d’Angleterre, croient compris dans cette somme. Ce calcul portoit sur lasupposition que quand l’année étoit bonne , on recuetlloit jusqu’à 80000 banques de rì\ dans cette pro-vince. , chaque banque pesant 400 livres ; 6c qu’en prenant une mesure moyenne depuis sept ans, onpouvoit établir les récoltes fur le pied de ^0000 banques. Le commerce de cette denrée a encoredît beaucoup augmenter par les encouragemens que les Anglois ont donnés à leurs colonies.’C’est dans-te- Portugal,, la. Hollande, l’Memagne Scies pays duNprd que se débite presque tout ce ri{. (+ %