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Tome vingt-neuvième.
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Ignorer que Dieu remplissant le monde desa substance est îe même , à Paris & àRome ; Robert eut les préjugés de ion rems,mais il n’en eut pas les vices. Douze fcélé-rats ayant conspiré contre ses jours, illeur pardonna & les admit à la table ;il po uiîòit la clémence jusqu’à souffrir queles pauvres vinssent le dépouiller de ses'plus riches ornemens : il avoit le cœurdroit, famé élevée , l’accueil prévenant;cependant loríqu’il fut excommunié , amis,courtisans , officiers, tout s’enfuit loin delui : il ne lui resta que quelques domel-tiques, dont le cou rage-étonna leur siecle ;mais ils faisoient passer par îe feu toutce qu’il avoit touché , afin que leurs mainsn’en fussent pas fouillées. Satisfait de porterla couronne de France , il refusa & cellede l’empire, & celle de l’Italie : ce princedigne de naître dans un siecle moins bar-bare , mourut à Melun le 20 Juillet 1031,dans la soixantième année -de son âge.( M. de Sac y. )

ROBERVALLIENNES, Licites ,

( Géométrie. ) c’est le nom qu’on a donnéâ de certaines lignes courbes qui serventà transformer les figures ; elles font ainsiappëllées du nom de leur inventeur M.de Roberval. Ces lignes contiennent desespaces infinis en longueur, & néanmoinségaux à d’aucres espaces fermés de touscôtés. Les propriétés de ces lignes fontexpliquées par M. de Roberval à la finde son traité des indivisibles , imprimé en! 165)3 dans le recueil intitulé divers ou-vrages de Mathématique & de Physique ,par MM. de l’Académie royale des Sciences.

L’abbé Gallois , dans les mém. de l’aca-déœie des. Sciences de Paris, pour l’.ru-née 1693 , prétend que la méthode detransformer les figures , expliquée à lafin du traité des indivisibles de M. deRoberval, est la même qui a été publiéedepuis par M. Jacques Gregory, dans fagéométrie universelle , & après lui par Bar-row , dans son livre intitulé l cet ion es Géo-metrica , ôc qu’il paroît par une lettrede Toricelly , que M. dePoberval éroitl’inventeur de cette méthode de trans-former les figures , par le moyen de cer-taines lignes que Toricelly appelle lignes. robcrvitlliennes.

Tome XXIX.

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L’abbé Gallois ajoute qu’il est fort vrai-semblable que M. Jacques Gregory, dansle voyage qu’il fit à Padoue en 1668 ,y apprit cette méthode , qui étoit connueen Italie dès 163.6 , quoique Fouvragœde Roberval n’ait été publié qu’en 1692.

M. David Gregory zélé pourfhonneurde son frere , a tâché de réfuter cetteimputation ; la réponse à l’écrit de l’abbéGallois est inférée dans les Transactionsphilosophiques de Patinée 1696 ; & celui-ci répliqué dans les mémoires de P'académìcdes Sciences de Paris 1703. Chambcrs. (O)ROBERTINE , í. f. terme de PEcole }c’est le nom d’une these que foudennençceux qui veulent être de la maison dsSorbonne. Elle a pris son nom de Robeif?Sorbon , instituteur de la Sorbonne.

ROBERVAL , ( Géogr. tìift. Liti, )village du diocèse de Beauvais, en Picar-die , a donné son nom à Gilles Personne,qui y naquit en 1602 , & qui fut un cé-lébré académicien des sciences.

II y a une classe de lignes courbes qn’os»eonnoît encore fous le nom de lignes Ro-bervallìennes , dont on trouve un articledans ce Dici. & c’est Toricelly qui leurdonna ce nom, quoiqu’il eût à se plaindrede notre savant. II mourut en 1679 ; fesouvrages recueillis par i’abbé Gallois , sonami , sont'imprimés dans les anciens' mé-moires de l’académie. Pascal, le pere ,fut constamment l’ami de Roberval , 8ccela seul prouve qu’il avoit des vertus.

M. le marquis de Condorcet, un denos savans collaborateurs , a publié sonéloge en 1773. (c)

ROB 1 A HERBA , ( PPifi. nat. Bot an.anc. ) nom donné par Paul aEginete &autres anciens, à une plante qu’on em-ployeur en teinture. La grande ressem-blance' de ce nom avec le rubia qtiè nousappelions garance , a fait croire à plusieursmodernes que 1 e robìa des anciens étoitnotre rubia ; mais on n’a pas pris garde qu’ilsl’employoient pour teindre en jaune, &que notre garance ne teint qu’en rouge.Le robia herba est vraisemblablement lelutta herba des Latins -, notre herbe jaune,autrement dite gaude , dont les Teintu-riers font g^and usage pour teindre eajaune. {D. J.)

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