afix R O B
ROBIAS, ( Hifi. nat. ) pierre dontparle Pline , & que l’on croit être unepierre composée de particules globuleusessemblables à des œufs de poisson ou à desgraines. Voyez, OOLIXE & PlSOLITE.
ROBIGALES ou RUBIGALES , s. f.pi. ( Antiq. romaines. ) en latin robigalia ourubigalia ; fête instituée par Numa, laonzième année de son régné, & que lesRomains célébraient en J’honneur du dieuRoblgus , pour le prier d’empêcher la niellede gâter leurs blés; cette fête se faisoit leseptième jour devant les calendes de Mai,c’est-à-dire le 25 d’Avril, parce que dansce tcms-là la constellation du chien, quiest une constellation malfaisante , se cou-che , & ' que de plus c’elt vers ce tems-là que la rouille ou la nielle a coutumed’endommager les blés qui font fur terre
(D-J.) r ,
ROBJGUS ou RUBIGUS , s. m. ( M\-thologie. ) dieu de la campagne & de^Agriculture chez les anciens Romains.C’ccoit ce dieu qu’on invoquoit pour leprier de garantir les blés de la nielle ,en latin robïgo ou rubigo , & c’est de-là qu’il avoit pns son nom. On lui facri-fìoit les entrailles d’un chien & cellçsd’une brebis , selon Ovide ; & selon Co-lumelle , un petit chien nouvellement né.Numa Pompilius avoit lui-même instituéune fête & des sacrifices à ce dieu. Onu-phrius Panvinius dit qu’il avoit à Romeun temple & un bois dans la cinquièmerégion de la ville. 11 avoit encore un autretemple fur la voie Nomentane , hors laporte Capene.
Les Rhodiens invoquaient Apollon con-tre la nielle ou rouille des blés , & ilsdonnoient à ce dieu le nom de Erythi-bius , de qu’ils disoient au lieu
de ìptetTii qui lignifie la nielle des blés.
(D. J.)
ROBINET , s. m. l^Hydr. ) est une clé
R O B
ou canelle de cuivre qui s’emboìte dansun boisseau du même métal , que I ontourne pour ouvrir ou fermer f issue dePeau qui va faire jouer une fontaine.
11 y a de plusieurs sortes de robinets ;ceux à tête quarrée, à branche ou àpotence, & à deux ou trois eaux ; en forteque fermant un jet , ils en ouvrent unautre. II est essentiel que les ouverturesdes robinets soient proportionnées au dia-mètre de îa conduite ; en forte qu’il pastepar le trou ovale de la canelle , presqueautant d’eau que par l’ouverture circulairedu tuyau. Lorsque les robinets sont placésprés du bassin , ils doivent avoir pour ou-verture les trois quarts du diamètre de laconduite , & ils feraient encore mieux s’ilslui étoient egaux. Lorsque les robinets fontéloignés du bassin, ils peuvent avoir untiers de moins d’ouverture que la conduite.( R )
ROBINIA , ( Bot. Jard. ) en françoisfaux acacia , en angîois f aise acacia , enallemand virginisber sbotendorn.
Caractère générique.
Le calice est petit, il est divisé en quatresegmens , dont les trois inférieurs fontétroits & le supérieur est large; la fleurest papilionacée ; l’étendard est large,arrondi, obtus, & s’ouvre en s’étendant ;les ailes font ovales & ont de courts ap-pendices obtus ; la nacelle ou caréné estarrondie, comprimée , obtuse , & est aussilongue qui les ailes ; au centre se trouventdix étamines terminées par des sommetsarrondis, dont neuf font jointes & une-est séparée ; elles environnent un embryonoblong & cylindrique qui supporte un styledélié, couronné par un stigmate velu ;l’embryon devient une silique oblongue.& comprimée qui renferme des semencesréniíòrmes (a).
ROBINIA , f f. ( Botan. ) nom donné par Lînnams & Rivinus au genre de plante appelle fauxacacia parjTournefort, & le général des Botanistes. En voici les caractères selon le système de Linnaus,Le calice particulier de îa fleur est petit, monopétale, divisé en quatre segmens , dont il y en a trois,fort étroits, &. un autre supérieur quatre fois plus large , mais ils font tous de la même longueur & lé-gèrement dentelés. La fleur est légumineuse. L’étendard est large , rond Sc obtus ; les ailes font deforme ovoide, oblongue; le pétale inférieur de la fleur est à demi-orbiculaire , applati, obtus, &.de