}68 EXPOSITION
partie de son rayon. Il est infiniment peu /probable que la pro-jection primitive des planètes, des satellites et des comètes, apassé exactement par leurs centres de gravité ; tous ces corps doi-vent donc tourner sur eux-mêmes. Par une raison semblable, lesoleil qui tourne sur lui-même, doit avoir reçu une impulsion quin’ayant point passé par son centre de gravité, le transporte dansl’espace avec le système planétaire, à moins qu’une impulsion dansun sens contraire, n’ait anéanti ce mouvement ; ce qui n’est pasvraisemblable.
L’impulsion donnée à une sphère homogène, suivant une direc-tion qui ne passe point par son centre, la fait tourner constammentautour du diamètre perpendiculaire au plan mené par son centreet par la direction de la force imprimée. De nouvelles forces quisollicitent tous ses points, et dont la résultante passe par son centre,n’altèrent point le parallélisme de son axe de rotation. C’est ainsique l’axe de la terre reste toujours à très-peu près, parallèle à lui-même dans sa révolution autour du soleil - } sans qu’il soit nécessairede supposer avec Copernic, un mouvement annuel des pôles de laterre , autour de ceux de l’écliptique.
Si le corps a une ligure quelconque, son axe de rotation peutvarier à chaque instant. La recherche de ces variations, quelles quesoient les forces qui agissent sur le corps , est le problème le plusintéressant de la mécanique des corps durs, par ses rapports avecla précession des équinoxes, et avec la libration de la lune. En lerésolvant, on a été conduit à ce résultat curieux et très-utile, savoirque, dans tout corps, il existe trois axes perpendiculaires entreeux, autour desquels il peut tourner uniformément, quand il n’estpoint sollicité par des forces éti'angères : ces axes ont été pour cela,nommés axes principaux de rotation .
Un corps ou un système de corps pesans , de figure quelconque,oscillant autour d’un axe fixe et horizontal, forme un pendulecomposé. Il n’en existe point d’autres dans la nature, et les pendulessimples dont nous avons parlé ci-dessus, ne sont que de purs con-cepts géométriques, pi’opres à simplifier les objets. Il est facile d’yrapporter les pendules composés dont tous les points sont fixementattachés ensemble. Si l’on multiplie la longueur du pendule simple
dont