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chante ; & la musique françoise, lourde& niaise est , à ce qui me semble, très-pro-pre à la romance la romance est diviséepar stances. M. de Montgrif en a com-posé un grand nombre. Elles font toutesd’un goût exquis , & cette feule portionde ses ouvrages suffiroit pour lui faire uneréputation bien méritée. Tout le mondesait par cœur la romance d’Alis & d’Ale-xis. On trouvera dans cette piece des mo-delés de presque toutes sortes de beau-tés , par exemple , de récit ;
Conseiller & notaireArrivent tous ;
Le curé fait son ministère ,
Ils font époux,
de description :
En lui toutes fleurs de jeunesseApparoiffoient ,
Mais longue barbe , air de trìstejstLes ternistoient.
Si de jeunesse on doit attendreBeau coloris ;
Pâleur qui marque une ame tendre ,
A bien son prix.
de délicatesse & de vérité :
Pour chasser de la souvenanceL’ami secret ,
On ressent bien de la souffrancePour peu d’effet :
Une fi douce fantaisieToujours revient
En songeant qu il faut qu’on toublie ,
On den souvient.
à poésie, de peinture , de force , de pa-thétique & de rythme :
Depuis cet able de fa rage ,
Tout effrayé,
D ès quil fart nuit, ilvoit limageDe fa moitié ;
Qui du doigt montrant la blessureDe son beau sein ,
Appelle avec un long murmure ,
Son assassin.
Il n’y a qu’une oreille faite au rythmeds^ ia poésie , & capable de sentir soneffet, qui puisse apprécier l’énergie de cepetit vers tout effraye', qui vient subite—suent s’inrerposér entre deux autres de me-sure plus longue.
Romance, f. f. {Musique.) air furlequel on chante un petit poème du mê-nom , divisé par couplets, duquel
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îe sujet est pour l’ordinaire quelque hísi.toire amoureuse & souvent tragique. Com-me la romance doit être écrite d’un stylesimple , touchant, & d’un goût un peuantique , l’air doit répondre au caractèredes paroles ; point d’ornemcns, rien demaniéré, une mélodie douce , naturelle,champêtre , & qui produise son effet parelle-même , indépendamment de la ma-niéré de la chanter. II n’est pas nécessaireque le chant íbit piquant, il suffit qu’ilsoit naïf, qu’il n’offusque point la parole ,qu’il la faste bien entendre , & qu’il n’é-xige pas une grande étendue de voix. Uneromance bien faite , n’ayant rien de sail-lant , réaffecte pas d’abord ; mais chaquecouplet ajoute quelque chose à l’efFet desprécédens ; Pintérêt augmente insensible-ment , & quelquefois on se trouve atten-dri jusqu’aux larmes , fans pouvoir direoù est le charme qui a produit cet effet.C’est une expérience certaine que tout ac-compagnement d’insttument affoíblit cetteimpression. II ne saut, pour le chant dela romance, qu’une voix juste, nette,qui prononce bien, & qui chante simple-ment. ( S )
ROMANCHE IA , ( Ge'og. mod. ) ri-vière de France , en Dauphiné. Elle a sasource dans les montagnes qui séparent leBriançonnois du Grésivaudan , & elle sejette dans le Drac, un peu au-dessus deGrenoble. ( D. J. )
ROMANCIER , f. m. ( Gram. & Lit*te'rat. ) auteur qui a composé des romans.On donnoit le même nom aux poètes dudixieme siecle.
ROMAND LE , ( Ge'og. mod. ) pays dela Suisse, borné par la Savoie, le Val-lais, le pays de Gex& la Franche-Com-té. I! est possédé par les Bernois & les Fri-bourgeois , ou plutôt presque entièrementparles Bernois. Sa longueur est d’environ24 lieues , à compter depuis Geneve jus-qu’à Morat ; ce qui appartient aux Ber-nois comprend plus de cent cinquante pa-roisses , & forme treize bailliages , fanscompter ceux d’Orbe & de Grançon, queles Bernois possédant par indivis avec lesFribourgeois, ( D■ J.)
ROMANE LANGUE , ( Hifi. des lan -guis. ) ou romance, & par quelques-uqs