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Tome vingt-neuvième.
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fait rougir Sc on les éteint dans l’eau froideà plusieurs reprises ; ce font là les trois ma-tières qui entrent dans la composition dusafre. On prend ordinairement parties éga-les de cobalt, de potaííè Sc de cailloux pul-vérisés , cependant il faut consulter la na-ture du cobalt qui donne, tantôt plus, tan-tôt moins de couleur ; c’est pourquoi il fauts’assurer d’abord par des essais en petit dela qualité du cobalt, par la couleur qu’ildonne , avant que de travailler en grand.Si l J on n’avoit point de cailloux convena-bles , on pourroit faire la fritte du verreavec du fable blanc, semblable à celui donton fe sert dans les Verreries.

Lorsqu’on a pris ces précautions, on mêleexactement ensemble la fritte , c'est-à-direla composition dont on doit faire le faste ;ce mélange se fait dans des cailles de bois,où il demeure pour en faire usage au besoin.

Le fourneau dont on se sert pour fairefondre lc mélange, ressemble à ceux desverreries ordinaires, il a environ six piés delong, fur trois de large Sc fur six de haut.Les pots ou creusets dans lesquels on met lemélange , qui doit faire du verre bleu oudu safre , se placent sur des murs qui fontenviron à la moitié de la hauteur du four-neau. L'entrée du fourneau par où l’on yplace les creusets se ferme avec une plaquede terre cuite que l'on peut ôter à volonté ;au milieu de cette porte est une petite ou-verture qui sert à recuire les essais ou échan-tillons de la matière vitrifiée que l’on a pui-sés dans les creusets au bout d'une baguettede fer ; durant le travail cette ouverture febouche avec de la terre glaise. Sur chacundes côtés du fourneau font trois ouvreauxqui fervent à mettre la. fritte dans les creu-sets , Sc à la puiser lorsqu'elle est fondue ;pendant qu’on fait fondre la matière , onbouche ces ouvreaux à environ un pouceprès, St alors ils fervent de regîtres au four-neau St donnent un passage libre à l’air. Au-dessous des ouvreaux, il y a encore troisportes ou ouvertures que l'on ne déboucheque loríqu’il y a quelque réparation à faireaux creusets , ou lorsqu’on veut en remettrede nouveaux. Au pié du fourneau est le cen-drier Sc une autre ouverture, qui sert à re-tirer le verre qui a pu' sortir des creusets ,que l’on remet à fondre. Les creusets font

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faits de bonne terre, on les fait bien sécherdans un fourneau fait exprès , qui est à côtédu fourneau de verrerie ; on place six creu-sets à la fois dans le fourneau ; comme ilfaut que la chaleur soit très-forte , on ne lechausse qu’avec du bois, que l’on fait sécherpresque au point de le réduire en charbon,dans un fourneau qui communique avec lcpremier ; les bûches doivent être mincespour ce travail.

Lorsque lc mélange a été exposé pendantsix heures à faction du feu , on le remuedans les creusets avec une baguette de fer ;on continue à faire la même chose de quart-d’heure en quart-d’heure , Sc on laisse lemélange exposé au feu encore pendant sixheures ; ainsi il faut 1 1 heures pour que lafusion soit parfaite , on n’en emploie quehuit lorsqu’on fait du safre commun.

On reconnoît que le safre est assez cuitaux mêmes signes que tout le verre, c’est à-dire on trempe une baguette de fer dans lamatière fondue ; lorsqu’elle s’attache à la ba-guette Sc forme des silamens , c’est un signeque la matière est assez cuite.

Au bout de ce temps, on puise la ma-tière fondue qui est dans les creusets avecune cuilliere de fer , Sc on la jette dans descuves ou dans des baquets pleins d’eau très-pure , afin d’étonner le verre Sc de le ren-dre plus facile à s’écraser ; cette opérationest très-importante.

Au fond des creusets, dans lesquels on afait la fonte , il s’amasse du bismuth , vuque ce demi-métal accompagne presquetoujours les mines de cobalt que l’on trouve,en Misnie, Sc il n’a pu en être totalement sé-paré par le grillage. Au-dessus de ce bismuthse trouve une matière réguline, que les alle-mands nomment speìfi ; cette matière a étépeu connue jusqu’à présent. M. Gellert ,dans le temps qu’il a publié ía chimie métal-lurgique , regardoit 1 tspeìss comme un vrairégule du cobalt pur ; il dit qu’en faisant cal-ciner cette matière , un quintal de cettesubstance suffit pour colorer en bleu z o ou40 quintaux de verre, au-lieu que la minede cobalt grillée de la maniéré ordinaire nepeut colorer en bleu que de huit à quinzefois son poids de verre. Voye^ la traductionfrançoise de la chimie métallurgique de M.Gellert, t, J , p, 45. Mais on a appris de-