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des levées extraordinaires. Enfin, il y a lessages des ordres , qui font cinq jeunes hom-mes de la premiere qualité , à qui on donneentrée a-u college , où se traitent les affairesde la république , pour écouter & pour seformer au gouvernement fur l'exemple desautres sages. Amelot de la Houjfaye. ( D. J. )
Sage , ( Maréchal. ) un cheval sage est uncheval doux & sans ardeur.
Sage , tableau sage se dit en Peinture ,d'un tableau dans lequel il n'y a rien d'ou-tré , & où son ne voit point de ces écartsd'imagination , qui à force d'être pittores-ques , tiennent de ['extravagant, & où leslicences ne sont portées à tout égard qu'auxtermes convenables. Peintre sage se dit auíïîde celui qui fait des tableaux de ce genre.
Sages chiens , ( Vénerie. ) ce sont ceuxqui conservent le sentiment des bêtes quileur ont été données , & qui en gardent lechange.
Sage-femme , f. f. celle qui pratique Partdes accouchcmens. Les sages-semmes ontune maîtrise , Sc ne forment point de com-munauté entr'elles. Elles font reçues maî-tresses sages-femmes par le corps des Chirur-giens , à la police duquel elles font soumises, jLes lois pour les sages-semmes de Paris íont■différentes que pour les sages-semmes de pro-vince, tant des villes que des villages. A Pa-ris on ne peut être reçu à la maîtrise de sage-femme avant l'âge de vingt ans; il faut avoirtravaillé en qualité d'apprentiflé pendanttrois années chez une maîtreíle sage-femmede Paris, ou trois mois seulement à l'hôtel-dieu. Les brevets d'apprentissage chez lesmaîtresses sages-semmes. doivent avoir été en-registrés au greffe du premier chirugien duroi, dans la quinzaine de leur paffation , àpeine de nullité ; & les apprentiffes de Thô-tel-dieu font tenues de rapporter un simplecertificat des administrateurs, attesté par lamaîtresse & principale sage-femme de l'hóceî-dieu.
L'aspirante â la maîtrise de sage-femme estinterrogée à S. Corne par le premier chirur-gien du roi ou son lieutenant, par Içs quatreprévôts du college de Chirurgie , paix lesquatre chirurgiens ordinaires du roi en sonchâtelet, & par les quatre jurées sages-sem-mcs dudit châtelet, en présence du doyen(le ìa facqlté de Médecine, des deux méde- >
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cîns du Châtelet , du doyen des Chirur-giens , & de huit autres maîtres en chirur-gie. Si l'aspirante est jugée capable, elle estreçue sur le champ , & on lui fait prêter leferment ordinaire, dont les principaux pointssont de ne donner aucun médicament capa-ble de causer l'avortement, & de demanderdu secours des maîtres de l'art, dans les casépineux & embarrassons.
Pour les sages-semmes de village, on n'exi-ge point d'apprentiffage. Toute aspirante àl'art des accouchemens est admiíe à ['exa-men pour la maîtrise, en rapportant un cer-tificat de bonnes vie & mœurs , délivré parson curé, qui ordinairement ne. le donnequ'à celle dont les femmes de fa paroisse ontpour agréable de se servir dans leurs accou-chemens. Cette aspirante est ensuite interro-gée , moins pour donner des preuves de socapacité, que pour recevoir des instructionspar le lieutenant du premier chirurgien duroi , les prévôts & deux maîtres , fur lesdifficultés qui se présentent aux fâcheuxj accouchemens.
i M. de la Peyronie, premier chirurgiendu roi, a fondé par son testament deux pro-fesseurs Sc démonstrateurs pour les accou-chemens aux écoles de Chirurgie. Chaqueannée ils font, l'un un cours pour les sages -femmes & leurs apprentiffes, l'autre pour les- éleves en chirurgie. Il étoit persuadé qu'unepartie auffi essentielle de l'art devoir être en-seignée pour futilité publique par des hom-mes consommés dans la théorie Sc dans lapratique des accouchemens.
Il y avoir une loi parmi les Athéniens quidéfendoit aux femmes d'étudier la Médeci-ne. Cette loi fut abrogée en faveur SìAgno-dice , j euh e fille qui íe déguisa en hommepour apprendre la Médecine, & qui fous cedéguisement ptatiquoit les accouchemens ;les Médecins la citèrent devant ['aréopage;mais les sollicitas ons des dames athéniennesqui intervinrent dans la cause , la fit triom-pher de ses parties adverses, & il fut doré-navant permis aux femmes libres d'appren-dre cet art. Voyer le diciionnaire de Bayle aumoi Hiérophiìe , remarque A. ( Y )
SAGEMENT, ( Maréchal, f mener soncheval sagement, c'est le mener íans colere ,& fans le fatiguer.
SAGENE , f. f. ( mesure de longueur. )
mesure