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Tome vingt-neuvième.
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thodiques par rapport à la saignée , il nousreste le peu qAen ont dit Celse , Pline, Ga-lien , & enfin l’ouvrage de Cœlins Aurélia-nus, qui raflèmble ce que Thémison , Thtf-salus, &íur tout Soranus son maître.avoientdit. 11 en fit un corps de doctrine estimablepar la description des maladies, & la criti-que q Aon y trouve des maximes de pluíìeursmédecins, dont on chercheroit en vain destraces autre part. Cette secte, qui réprou-voit les purgatifs, les diurétiques, & en gé-néral les médicamens évacuans, quoiqAelìemît souvent en usage'les vomitifs ; qui acca-bloit les malades de ventouses, de scarifica-tions , de sang-sues, de fomentations, debains, d epispastiques, de linimens, de ca-taplasmes ; qui exténuoit d'abord ses mala-des par un jeûne sévere de trois ou au moinsde deux jours ; qui avoit par rapport à l’air,au sommeil , à Pexercice , à la lìtuation dumalade , des attentions dignes d J être imi-tées ; saignoit peu, jamais jusqAà défaillan-ce , rarement avant le troisième jour, &après le quatrième , elle faisoit toujoursattention aux forces pour s y décider : sielles étoient affoiblies , les ventouses y sup-plément : du reste , quoiqAils choisiífoientpeu les veines , ils préféraient celles quiétoient opposées à la partie malade. Ils dé-fapprouvoient la saignée des ranines, &, cequ on doit louer, ils faisoient moins d’at-tention à 1 âge, qu aux forces du malade. Onvolt aussi avec surprise que peu amis de lasaignée, ils l'accordoient contre la paralysie,& la cachexie.

Cesse qui vivoit à-peu-près dans le tempsdes premiers méthodiques , trouva la sai-gnée si commune, q Ail étoit peu de mala-dies contre lesquelles on ne semployât ; ense conformant aux réglés établies par Thé-mison , il en rendit fustige moins fréquent.Il ne veut pas q Aon la pratique lorsqueles humeurs font émues , mais qAon at-tende le second ou le troisième jour , &qAon s’en défende après le quatrième, dansla crainte de la foiblesse. Cette même craintel'empêchoit de saigner jusqAà défaillance.Il reconnoissoit que senfance, la grossesse ,& la vieillesse étoient des contre-indicationsa la saignée , fans qAon dût se sinterdireentièrement dans ces cas. La douleur , leshémorrhagies, les convulsions, les inflam-

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mations, Tardeur de la fievre, la cachexie,& la paralysie étoient auprès de lui, commechez les méthodiques, les indications. C'é-toit, selon lui, égorger un homme que dele saigner dans le redoublement. U saisi»'tf r mer la veine, lorsque le sang sortoit beau.Il reconnoisioit deux fortes d’apoplexies,dans l’une desquelles la Saignée étoit mor-telle , pendant qAelle étoit salutaire dansl’autre , & cependant il ne donne aucuneréglé pour les distinguer.

Galien fut plus libéral que lui du sang deíes malades. Il saignoit quelquefois jusqAàdéfaillance , ce qAil regarde néanmoinscomme dangereux. Il répétoit souvent lasaignée , & il étoit peu de maladies où il nela pratiquât pas. L'âge au-dessus de quator-ze , la force du pouls , la grandeur de lafievre , frc. étoient les guides qAil suivoicpour la saignée. Toutes les veines apparen-tes , & quelques artères , étoient soumisesà son cautère & à sa lancette. Il choisiísoitle relâche que stoniîc la fievre, les vaisseauxdu coté malade , & ceux qAil c ravoir, se-lon la fauíìe théorie de son temps, corres-pondre avec la partie affectée. II est le pre-mier , suivant la remarque de M. Leclerc ,qui ait déterminé la quantité de sang qAilavoit tiré. Jusques à lui aucun des médecinsdont les ouvrages nous font parvenus , n’a-voit versé le sang avec autant de profusion ;Aest peut-être à cette époque que nous de-vons le funeste changement qAintroduisitdans la pratique de la médecine le raisonne-ment poulie trop loin.

Arétée contemporain de Galien, prescri-voit la saignée preíque auísi fréquemment.Il saignoit dans les inflammations des vis-cères , les hémorrhagies, les douleurs, lamélancolie, f épilepsie , féléphantiasis, Kd-cere de la vessie ,î la néphrétique, f apoplexie*,& dans les fievres ardentes plusieurs fois,par une large ouverture , jusques au pointd'affoiblir le pouls, mais non pas de faireévanouir le malade. Dans le choix desveines, il fe conduifoit comme Hippocrate& Galien, en préférant la plus voisine dumal ; Aest ainsi qAil ouvrait les veines dupubis dans les inflammations de la matrice,celles du front dans les douleurs de tête, lesranines dans les inflammations de la gorge zil pratiquoit aussi 1 artàiotomie.