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soient ainsi. Ce dernier s’autorisok de Ca-tien , qui suivant la remarque de Jacchinusson commentateur , dit précisément le con-traire.
Avicenne, le prince des médecins arabes,avoir adopté ce sentiment ; il y avoir jointtant d'inconséquences au sujet de la saignée ,qiul recommande Couverture de la veinesciatique (rameaude la saphene placé à cotédu talon ) contre les douleurs de la cuide ;celle de la veine du front & du sinciput, delartere temporal dans les pesanteurs de tê-te ; les migraines, &c. qu’il défend la sai-gnée dans l’hydropisie , & qu’il ordonneCouverture de certaines veines du bas-ven-tre contre Cascite. Pour composer son cha-pitre de la saignée , il avoir mis à contribu-.tion Hippocrate, Rhasis & Galien ; il mé-rite peu d’être lu.
Albucasis compte trente veines ou artèresqui peuvent être ouvertes, il ssoccupe prin-cipalement de la maniéré de les ouvrir;attaché à la doctrine d'Avieenne, il ne pa-roît pas s’en écarter. Copiste comme lui desGrecs, il répété beaucoup de choies que noustrouvons dans leurs ouvrages. Quoiqu’il pa-roisse dans Copinion que la saignée attire tou-jours le sang dans la veine ouverte , cepen-dant il recommande souvent des saignéeslocales, contre les inflammations graves &les vives douleurs.
Pendant les quatre siécles qui suivirentAvicenne , sa doctrine fut suivie dans laplus grande partie de CEurope , où on cul-tivoit la Médecine. Son nom étoit alorsauíïì respectable, que l’est de nos jours celuid'Hippocrate. Ou le regardoit comme unhomme qui avoir porté la science médici-nale beaucoup au-delà de ses prédécesseurs;on tâchoit de méconnottre dans ses ouvra-ges que, si on excepte la matière médicale,il avoir presque tout copié des Grecs. Leplus grand effort que purent faire Cordon,Guy de Chauliac , Valescus de Tarenta,Savonarole , &c. fut de chercher à conci-lier , dans le choix des veines, la doctrinedes Arabes & celle des Grecs. Ces dernierssaignoient en conséquence du côté opposé ,quand il y avoir pléthore, & du côté mala-de quand elle avoir diminué par les saignées ,comme íî le mécanisme de l’économie ani-male, 8c les lois de ^hydraulique pouyoient
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changer. Ces médecins suivoient pour laquantité de sang , le temps, les indications,& les contre-indications , les maximes quenous avons trouvées dans Galien & ses co-pistes grecs & arabes.
Les ouvrages des auteurs grecs étant tra-duits & devenus communs au commence-ment du seizieme siecle, il étoit juste queles peres de la Médecine , ses vrais législa-teurs rentrassent dans leurs droits. Par lacomparaison qu on fit d’Hippocrate & deGalien avec les Arabes , on sentit Pinsério-rité de ces derniers ; bientôt leur étude futnégligée. Galien plus facile à entendre, futlu ik enseigné par-tout ; les éditions s J en mul-tiplièrent avec une rapidité qui prouve quele bon goût & la faine philosophie com-mençoient à naître.
Le choix des veines occupa alors les Mé-decins avec une ardeur que ìeur zele rendoitlouable , dans un temps où la circulationdu sang étoit ignorée ; cetoit spécialementdans les inflammations de poitrine qu’il pa-roissoit intéressant de décider la question.Bristbt, célébré médecin de Paris, compa-rant le sentiment des Grecs avec celui desArabes, trouva le premier plus conforme àla raison, le suivit dans se pratique, le pu-blia dans ses leçons & dans ses consultations.Ses maximes furent goûtées ëc suivies deplusieurs médecins. Etant allé en Portugal,il y souffrit une persécution qu’il ne méritoitpas. Il y mourut, laissant une apologie deson sentiment, à laquelle René Moreau aajouté , cent ans après, un tableau chrono-logique des Médecins, & un précis de leurssentirnens à ce sujet.
Ce siecle vit les médecins partagés en sixopinions différentes, au sujet de la saignéedans la pleurésie. Les uns saignoient tou-jours du côté malade ; les autres du côtéopposé ; les troisièmes suivoient d’abord laseconde méthode , ensuite la premiere, 8centremêloient les saignées du pié ; les qua-trièmes ouvroient toujours la veine du pié.Vesale conclut de la situation de la veineazygos , qui sortant du côté droit, fournitle sang à toutes les côtes , si on excepte lestrois supérieures gauches, qu on devoir tou-jours saigner du bras droit, excepté dansle cas où ces dernieres feroient le siégé dela douleur. Il eut pour sectateurs Léonard