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Tome vingt-neuvième.
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formé par la dissolution du sang, ou par laforce avec laquelle il est poussé, la compres-sion étant détruite auffi-tot que formée , lesdéfaillances répétées amèneront la mort.

Si au contraire Chémorrhagie est arrêtéenaturellement ou artificiellement, le resser-rement général & proportionné de tous lesvaisseaux, Se k loi posée que le sang enmouvement se tourne toujours du côté oùil trouve moins d’obstacles , feront que Cé-quilibre le rétablira bientôt dans les vais-seaux sanguins ; de maniéré que chacund’eux éprouvera une perte proportionnelle àson calibre. Cette perte se propagera succes-sivement dans les vaisseaux séreux, ffc. quienverront leurs sucs remplacer en partie lesang évacué, ou qui en sépareront une moin-dre quantité.

Par 1 augmentation de ces liqueurs blan-ches avec le sang , Sc par la diminution dessécrétions , il résultera une proportion diffé-rente entre la partie rouge du sang Se sà 1partie blanche -. le trombus diminuera. Foy.Sang. Rien n’est plus constant que cet essètde la saignée, observé avec soin, Se démontréavec clarté par M. Quesnay, sous le nom despoliation. Pour la rendre sensible, il supposeun homme bien constitué, pesant i zc livres;il calcule qu fil contient environ zo livres desolides, & ioo livres de fluides, parmi les-quels il trouve z 7 livres de sang ; il évaluela partie rouge qui forme le trombus dans lapalette à j livres. Ces principes posés, st ontire par la saignée une livre de sang , onôte sp des humeurs blanches ou séreuses ,pendant qsson enleve sj de la partie rouge.Mais comme les humeurs blanches fontbientôt réparées par la boiílòn Sc les ali-mens, en forte que le corps retourne à unpoids égal, comme la partie rouge est lapinsdifficileà régénérer, ondiminue évidemmentla proportion de cette derniere par ia saignée.Cet ester augmentera suivant la quantité dusang évacué : fi elle est grande, le íangplus mobile, circulant plus aisément, éprou-vant moins de frottement, la nature étantaffoiblie par les efforts qu’elle aura faits pourrétablir cet équilibre nécessaire; les forces,les sécrétions, les couleurs, la chaleur , di-minueront, pendant que ia facilité à pren-dre la fievre , Se la sensibilité croîtront.

Si on saigne un grand nombre de fois

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repetées coup fur coup avant que la régéné-ration du sang ait pu se faire, l’homme le plu;sain Scie plus vigoureux,on enleve une si gran-de quantité de cette partie rouge, que Cassì-milation au chyle ne pouvant s'exécuter, iesforces, les sécrétions Sc les excrétions étantlanguissantes , tout ce qui étoit destiné à^évacuation étant retenu dans les vaisseauxsanguins, séreux , &c. des sucs mal digérésstagnant dans le corps, ne pouvant être pré"parés, corrigés, nettoyés ; cethomme, dis-je,deviendra pâle, bouffi, hydròpique, anasar-gue ; il pourra même arriver que ces mauxdeviennent mortels ; ils influeront au moinsfur tout le reste de fa vie. Il faut une certainequantité de partie rouge pour qsselle puisseskffimiler le chyle.

Le mal que produit une évacuation dequelques onces lera bientôt réparé ; il auraété à peine sensible dans un homme robusteSc adulte. II n’en est pas ainsi dans un en-fant chez qui ia saignée Sc ies hémorrhagiesenlevent Célément des fibres nécessaires à labonne conformation intérieure & extérieu-re. Elles font donc en général nuisibles, oudu moins très-dangereuses avant sage depuberté. Après ce temps , les hémorrhagiesrégulières des femmes raflurent un peu con-tre les maux que produit la saignée ; cepen-dant la faiblesse de leur corps , de leucsanté , de leur esprit, le tissu lâche de leurpeau , ies infirmités, les vapeurs auxquelleselles font sujettes, paroiflent être ia fuite deces évacuations, quelque naturelles Sc né-cessaires quVdes soient.

Tel est le tableau des effets des hémorrha-gies Sc de la saignée faite fans ligature dansun adulte sain ; paffons à C examen de ce quecette derniere produit dans le même hommeavec une ligature telle qu'on la pratiquecommunément.

La ligature qu’on applique au bras lors-i qu’on veut ouvrir ies veines du pli du coude,íert en arrêtant le cours du (ang dans cesveines , à les remplir davantage , à en faci-liter Couverture Sc l’évacuation. La com-pression ne se fait pas feulement sentir auxveines extérieures, les artteres les plus pro-fondes en sentent communément l'effort ;mais d’autant moins qsselles (ont plus ca-chées , fortes, élastiques Sc à Cabri , que lesang y circule avec plas de vélocité. Le cours