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Tome vingt-neuvième.
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indications gcnéraies pour la saignée , nousminorons pas que ía foule des Médecinsenseigne qu’une vive douleur , l’insomnie ,une nevre commençante ou trop forte , unexcès de chaleur , les convulsions , les hé-morragies , toute inflammation , íbnt au-tant d’indi cations pressantes pour la saignée ;mais nous savons encore mieux , que si lesmaux doivent être guéris par leurs contrai-res , la saignée ne convient dans aucun deces cas ; à moins qu’il n’y ait en même-temps , pléthore cu consistance inflamma-toire : qu’elle n’est là qu’un palliatif»dange-reux par ses suites, qu’elle est le plus sou-vent inutile pour les guérir , & que ces dif-férens symptômes doivent être appaisés parles anodins , les narcotiques, lesrafraîchis-sans, les relàchans , les astringens, les douxrépercussifs & les délayans. Nous croyonsque communément on juge mal des essorrsde la nature, qu’on les croit excessifs, lors-«ju’ils font proportionnés à l’obstacle , &nous sommes convaincus avec Celíe , queces seuls efforts domptent souvent avecl’abstinence & le repos , de très-grandesmaladies , muhi magni morbi curantur absii-nentia £’ quiete, Cels après en avoir parcou-ru tous les temps , & effrayé mal-à-proposles assistans, & le médecin peu accoutuméà observer la marche de la nature , aban-donnée à elle-même , fans le-secours de lasaignée , qui , loin de ralentir le mouve-ment du sang , l’accélére , à moins qu’onne faste tomber le malade en défaillance,ainsi qu’il est aisé de l’apperccvoir dans lessievres intermittentes qui se changent encontinues , ou bien ont des accès plus fortsLe plus longs après la saignée. Cette obser-vation sûre & constante , donnera peut-etre la soîution de ce problème : pourquoiles fíevres intermittentes font-elles beau-coup plus communes à la campagne , qu’àla ville ?

Le plus grand nombre de ceux qui exer-cent !a Médecine , croiroit manquer auxlois les plus respectables , s’il s’abstenoitffouvrir la veine , lorsqu’il est appelle ausecours d’un malade en qui la sievre se dé-clare ; & il accuse la maladie des foibleffesde la convalescence, tandis que les évacua-tions souffertes mal-à-propos n’y ory: quetrop souvent la plus grande part. 11 croit

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reconnoître , ou du-moins il suppose alorsdes pléthores fausses, des raréfactions dansle sang. A entendre ces médecins, on croitvoir tous les vaistèaux prêts à te rompre parla dilatation que quelques degrés de chaleurde plus peuvent procurer au sang ; & qu:,s’ils l'avoient soumise au calcul, n’équivan-droit pas à l’augmentation de masse & devolume, qu’un verre d’eau avalé produiroit.Le rouge animé qui colore presque toujoursla peau des fiévreux dans le commencementde leurs maladies, leur sert de preuve. Ilsne voient pas dans l’intérieur la nature sou-levée contre les obstacles & les irritations tresserrant les vaisseaux intérieurs, & chas-sant sans aucun danger dans les cutanés unsang qui n’y est trop à hétroit que pour quel-que temps, qui l’est peut-être utilement »& qui fera nécessaire dans la fuite de la ma-ladie. Ils oublient que ces efforts font salu-taires , s’ils font modérés, Sc que dans peule sang qu’on croit surabondant, se trouveraêtre en trop petite quantité. Les hémorra-gies critiques leur servent de preuve , Sc nesont que le principe de l’illusion, parce qu’llsnégligent de faire attention, que , pour queles évacuations soient salutaires, il faut qu el-les foient faites dans les lieux & dans lestemps convenables ; qu’elles ne doivent pasêtre estimées par leur quantité , mais parleur qualité ; Sc qu’enfin les hémorragies sur-viennent souvent fort heureusement, malgréles saignées répétées.

Tout ce que nous avançons ici, aura l’airparadoxe pour plusieurs, jusqu’à ce qu’ilsl’aient comparé avec la doctrine d’Hippo-crate, & encore mieux avec l’observationqui nous doit tous juger.

Après avoir puisé les indications de lasaignée dans les causes, cherchons-les dansles symptômes qui annoncent la pléthore Scla consistance inflammatoire.

La nourriture abondante Sc recherchéele peu d’exercice, auqueî les hommes qu’onexclut du peuple , fo livrent en général,donnent fréquemment lieu chez eux à lapléthore générale , qu’on reconnoîc par lacouleur haute des joues Sc de la peau , lesdouleurs gravatives de la tête , les éblouis-j semens, les vertiges , l’assoupissement, la>force , ía dureté Sc le gênement du pouls.’ La pléthore particulière a pour signes x la