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Tome vingt-neuvième.
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rendoît ; maïs dom Martin a donné tant dedemi-preuves que c’étoit la Lune, qu’on nepeut pas se refuser au sentiment de ce savantBénédictin. Au reste, c’étoient des druidessesqui rendoient soracle ; elles vouoient unechasteté inviolable à la déesse qu’elles scr-voient. Si son en croit les auteurs, ces ves-tales gauloises étoient souvent consultéespour la navigation. L’idée qu on avoit qu’el-les pouvoient s’élever dans les airs , dispa-raître à leur gré , & reparoître ensuite, necontribuoit pas peu au grand crédit qu’ellesavoient acquises.. On les nommoit Sente,soit parce qu’elies n’étoient «sabord qu'au ,nombre de sx; soit que ce nom fût celted’origine , Sc signifiât respectable ; enfin c’estde ce nom que l’île où elles habitoient futappellée Vile de Sain. (D. J.)

Sain et net, ( Maréchall.) un cheval sain& net, est celui qui n'a aucun défaut de con-formation , ni aucun mal.

SAIN-DOUX j f. m. ( Chaìrcuiterie. )forte de graille très-molle Sc très-blancheque les chaircuitiers tirent de la panne duporc, en la faisant fondre dans une poîleou chaudière ; les réglemens des manufac-tures de lainage défendent aux tondeurs dedraps de íè servir peur l’ensimage des étoffes,ssautres grailles que du sain-doux. ( D. J.)

Sain-doux, ( Diele , Pharm. Mat. Me d.)voyei Graisse , Chimie , &c.

SAINFOIN , f. m. ( Hist.^ nat. Botan. )o nobrychis , genre de plante à fleur papilio-nacée. Le pistil fort du calice , Sc devientdans la fuite une silique découpée commeune crête de coq, & hérissée de pointes dans

? [uelques eípeces : cette silique renferme uneèmence qui a la forme d’un rein. Ajoutezaux caraéferes de ce genre , que les fleursíont disposées en épi fort ferré. Tournefort,jnjl. rei herb. Voye\ Plante.

Tournefort en distingue six especes, dontla principale est à fleurs rouges, Sc à goussestaillées en crete de coq ; onobrychis majorfoliis viciae , fruclu echimato ; en anglois, thegréât vetch leav’ d cocks head , with an echina-ted fruit.

Sa racine est longue , médiocrementgrosse, dure, vivace, garnie de quelquesfibres, noire en-dehors, blanche en-dedans.Elle pousse plusieurs tiges longues d’environ ,unpié, droites, fermes, dun vertrougeâ- ?

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tre ; fes feuilles font assez semblables à cellesde la vesce ou du dalega, mais plus petites,vertes en-dessus , blanches & velues en-deílous, pointues , attachées par paires furune côte , qui íè termine par une feulefeuille, «sun goût amer , Sc d’une odeur lé-gèrement bitumineuíe. Ses fleurs íont légu-mineuses , disposées en épis longs Sc fortserrés, qui sortent des aiílèlles des feuillesordinairement rouges, soutenues par descalices.velus. Quand les fleurs íont pastées,il leur succédé de petites gonfles taillées encrête de coq, hérissées de pointes rudes. Cesgousses renferment chacune une semencequi a la figure «sun petit rein, groflè commeune lentille , Sc d'asiez bon goût dans faverdeur. (D. J.)

Sainfoin , ( Agricult. ) cette plante estnommée onobrychis par les Botanistes, sain-foin en françois, & de même en anglois thewholesome hay , parce qiselie est fort íaine ,& qu'elle convient merveilleusement fraîcheou íèche à tous les bestiaux. Quelques-unssappellent Vherbe éternelle , à cause qu’elledure long-temps dans une même terre.Dans quelques provinces on l’appelle es-par cet te.

Si Ion cultive cette excellente plante sui-vant la nouvelle méthode de M. de Tull,on en aura des brins qui s’éleveront jusqu acinq piés de haut, avec des touffes de fleursrouges , de trois, quatre Sc cinq pouces delong ; enfin par cette méthode un arpent desainfoin vient à produire autant d 1 herbe quetrente ou quarante arpens de prés ordinaires.Il est donc important d’entrer dans les dé-tails de la culture de cette plante utile.

La grande fertilité du sainfoin procedeprincipalement de la prodigieuse quantitéde racines qu’il produit. Son pivot s'étendquelquefois à i j ou zo piés de profondeuren terre , Sc de plus il est pourvu de plusieursracines latérales, qui s’étendent sur-tout versla superficie de la bonne terre.

C’est une erreur de croire que pour que lesainfoin réussisse bien , il faut qu’il y ait, àune certaine profondeur , un banc de tuf,de pierre ou de craie , qui arrête le progrèsde ses racines. Au contraire , plus la terre ade fond, plus les racines s’étendent, Sc plusla plante est vigoureuse.

Comme assez souvent il y a une partie de

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