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qui a été battue dans le champ ; car il n’y apas le même inconvénient pour celle qu’onengrange avec la paille ; elle se conserve àmerveille.
Celle qui est dépouillée de sa paille , aune disposition très-grande à fermenter , deforte qu’un petit tas est assez considérablepour que la graine du centre s’échauffe.Inutilement l’étendroit- oh dans un grenierà sept ou huit pouces d’épaisseur ; si on nela remuait pas tous les jours , elle réchauf-ferait. Le meilleur moyen est de faire dansune grange un lit de paille , puis un litfort mince de graine, un lit de paille & unlit de graine, & l’hiver on peut retirer cettegraine , & la conserver dans un grenier ;car comme elle a perdu fa chaleur , elle necourt plus le même risque de se gâter.
Il saut terminer ce qui regarde le sainfoin.,par avertir que si on ne faifoit pas paître lessainfoins par les bestiaux , ils seraient bienmeilleurs qu’ils ne font. M. Tull recom-mande sur-tout qu’on les défende du bétailla premiere & la féconde année, & tous lesans au printemps.
Enfin il prétend qu’il a rajeuni des pie-ces de sainfoin où le plant étoit languissant,en faisant labourer des plates-bandes detrois piés de largeur , & laissant alternati-vement des planches de sainfoin de mêmelargeur. Il aííùre que ce sainfoin ayant éten- jdu ses racines dans les plates-bandes la- >bourées, avoit repris vigueur & fourni detrès-bonne herbe. Voye[ Tull, HorfeboingHusbandry,p. j 6 & fuiv. ouïe traité de M. duHamel, de la culture des terres , t. J. ( D. J. )
Sainfoin , saint-foin ou gros foin ,
( Mat. méd. ) les anciens faisoient de cetteplante beaucoup plus d’usage que nous.Dioscoride , Galien, Pline, &c. en parlentcomme d’un remede usité, tant à l’exté-rieur qua l’intérieur. Ils regardoient lesfeuilles de cette plante comme fortifiantes,résolutives , diaphoniques & diurétiques :mais encore une fois, les modernes ne l’em-ploient plus.
On a observé que les feuilles de sainfoincueillies immédiatement avant l’apparitionde la fleur, & séchées avec foin, prenoientla forme extérieure & l’odeur du thé vert :il ne feroit pas étonnant qu’elles eussent aussila même vertu. Voye[ Thé. (£)
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S AINGOUR , ( Géog. mod. ) rivieréd’Asie , dans l’Indoustan , fur la route d’A-gra à Patna. Elle se perd dans le Géméné,
( D.7.)
SAINT , adj. ( Gramm. & Tkéolog. ) cenom qui signifie pur , innocent , parfait ,convient particulièrement à Dieu qui estsaint par essence.
Il a été communiqué aux hommes célé-brés par leur vertu & lsur piété : les pre-miers fideles Pont donné généralement àtous les chrétiens qui vivoient conformé-ment aux lois de J. C. Dans la fuite le nomde Jaint ôc de trh-faint , a été donné & íèdonne encore aux patriarches, aux évêques,aux prêtres, aux abbés, & autres personnes> d’une éminente piété. Mais on a particuliè-rement affecté le nom de saints, à ceux quifont morts & que Pon croit jouir de la gloi-re éternelle. Les Grecs Pont donné aux mar-tyrs , à leurs patriarches, à leurs évêquesmorts dans la communion de PEglise ca-tholique , & aux personnes qui avoient vé-cu & qui étoient mortes saintement. DansPéglise latine ce nom a été donné autrefoisaux martyrs, & à tous ceux dont la saintetéétoit notoire. Depuis le xij siecle on Pa ré-servé à ceux qui ont été canonisés par lespapes après les informations Sc cérémoniesaccoutumées. Voye^ Canonisation.
Un des points qui divisent les Protestansd avec les Catholiques , c’cst que ceux-ciadressent aux saints des vœux & des prièrespour obtenir leur intercession auprès deDieu ; ce que les Protestans condamnentcomme une idolâtrie , prétendant que c’estassez honorer les saints , que de proposerleurs exemples à imiter. Voye{ Culte é>Invocation.
Le nombre des saints reconnus pour telsest presque infini ; le pere Papebrock encompte dix-sept ou dix-huit cens pour lepremier jour de juin seulement ; ce ne fontpas seulement les Protestans qui ont trouvéétrange cette multitude prodigieuse de saints.Le savant pere Mabilion , écrivain très-ca-tholique, dans fa dissertation fur le cultedes saints inconnus, observe qu’on rend deshonneurs à des saints prétendus, qui peut-être 11’étoient pas chrétiens, dont on ne faitpas même les noms, ou aux quels on adressedes prières fans savoir, par aucun jugement: