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Tome vingt-neuvième.
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de l'Egliíe , s'ils sont dans le ciel. Mais l’E-glise j loin d’autoriser les superstitions à cetégard, les condamne & veut qu'on ne re-connoistè pour saints , que ceux dont on ades actes authentiques. Bollandus, Rosweid,le pere Papebrock & autres jésuites, so sontattachés avec un zele infatigable à ce tra-vail , & ont publié 24 volumes in-folio pourles stx premiers mois de saunée, & depuisla mort du pere Papebrock , ses continua-teurs en ont encore donné plusieurs. Voye%Actes & Bollandistes.

Saint le , ( Hijl. Jud.) dans sEcriture ,marque en particulier la partie du templequi étoit entre le vestibule ct le sanctuaire ,& dans laquelle onvoyoit le chandelier d'or,sautel des parfums, & la table des pains deproposition.

Le saint , ou les saints , sancla , se prendpour tout le temple, ou même pour le ciel :Le Seigneur a regardé du haut de son saint ,psal. c. j. f. 20. Loue £ le Seigneur dans sonsaint , p s. cl. t. 1.

Le saint des saints , ou le sanâuaire , mar-que la partie la plus intérieure & la plussacrée du temple, où étoitsarched'aJliance,& où personne n'entroit jamais, sinon legrand-prêtre, une fois sannée au jour de{'expiation solennelle. L'oyc^ Expiation &Sanctuaire.

Saint , Sainteté , ( Critique sacrée. )ttyia; , 0 trios , «^íothí, oatonnf ; saintetésignifie la pureté d’ame > Theís. iij , 13 ; ctpiété envers Dieu, Luc, j, 75. La sainteté,dit Platon, est cette partie de la justice quiconsiste dans le service des dieux ; & cellequi consiste dans les devoirs des hommesenvers les hommes, est la seconde partie dela justice. Mais la sainteté du temple dans l'E-xodc, c'est le temple de Jérusalem consacréau culte de Dieu seul. Les choses saintes sontles mystères de la Religion , Mat t. vìj , 6 .La qualification de saints , so donne dans levieux Testament aux anges, aux prophètes,aux patriarches, aux sacrificateurs, au peu-ple juif ; dans 1 c nouveau Testament lesapôtres honorent de ce titre les fideles & leschrétiens, parce qu'ils doivent mener unevie pure & religieuse. (D. J.)

Saint , ( Géog. mod. ) les mots saint &sainte , ont été imposés en Géographie à plu-sieurs lieux où son a bâti des églises ct des

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monastères , auxquels on a donné le nomdes saints dont on y révéroit la mémoire.

Ces églises ct ces monastères ont été avecle temps accompagnés de quelques maisons,ct ont vu so former, à sombre-de leurs clo-chers , des villages, des bourgs ou des villes,quí ont ensuite pris le nom du saint.

Des navigateurs ont trouvé des îles, desrivières , des ports, dont ils ignoraient ladénomination , & ils leur ont donné celuidu saint ou de la sainte dont ils portoienteux mêmes le nom, ou du saint dont l'églisecélébrait la mémoire le jour de la découverte.

11 est arrivé de cette maniéré, que lesnoms de saint ct de sainte sont devenus aíïèzridiculement des noms géographiques ; deplus, ces noms géographiques, en se mul-tipliant prodigieusement, ont jetté unegrande confusion dans cette science ; maisil n’y a point de moyen d'y remédier.

Les Italiens disent santo pour saint ; feule-ment au lieu de santo , ils disent sant’ devantles mots qui commencent par une voyelle,& fan devant ceux qui commencent par uneconsonne : sans Ambrofio , sant Agofiino ,fan Paolo. Cette réglé est la même dans lesnoms des lieux imposés par les Espagnols.

On ne trouvera guere dans ce Diction-naire ( & seulement sous leurs 110ms propres)que les endroits un peu considérables, nom-més par les François saint , par les Italiens '& les Espagnols santo , sant’ ou fan ; car lesdétails minutieux ne conviennent point àcet ouvrage. ( D. J.)

Saints , culte des ( Hifl. eccl.) ce n'est pasmon dessein de faire méthodiquement l'hisitoire de sinvocation & du culte des saints ;mais le lecteur fera peut-être bi en-aise detrouver ici le morceau de M. Newton furcette matière, & qui n'a point encore ététraduit en François.

Trois choses, selon lui, donnerent occa-sion à ce culte ; i°. les fêtes célébrées enmémoire des martyrs ; 2 0 . la coutume deprier auprès de leurs sépulcres ; 3 0 . les pré-tendus miracles opérés par leurs reliques.

Grégoire de Ny(Te rapporte que Grégoireévêque de.Néocésarée & de Pont, s'étantapperçu que les jeux & les fêtes payennesretenoient le commun peuple dans {'idolâ-trie , permit qu'011 célébrât des fêtes enmémoire des martyrs, ct que le peuple s'y