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Tome vingt-neuvième.
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íynthes ions le genre des armoises ; on entrouve le catalogue dans le Traité desarbres & arbujles de M. Duhamel duMonceau.

On connoît les vertus médicinales del’absynthe ; parmi les aurones nous en dittínguerons une appellée communémentgrande citronnelle : elle forme un arbrisseauou plutôt une plante ligneuse, qui s’éleveà la hauteur de quatre pies; elle ne quittepas entièrement fies feuilles , mais elle faitune aller mauvaise figure en hiver ; ellepousse dès les premiers jours du printemps,Sc fi, verdure est alors fort agréable ; ainsielle convient dans le bosquet d’avril : elleexhale même une odeur forte Sc neuritique,qui ne déplaît pas à plusieurs personnes.

Parmi les abfiynthes , il n’y en a qu’unequi soit ligneuse & qui forme une forte d’ar-brisseau.

Uarmoise des pharmacopoles croît d’elle-même au bord des haies & des chemins.

Les armoises , aurones Sc abfiynthes fiemultiplient de graine, ou en partageant lesvieux pies , loríqu’on les replante. ( M. leBaron de TchouD i. )

SAIN-JEAN-DE-LAONE au Lone ,( Géogr. Hijì. T.ìtt. ) petite ville du duché deBourgogne , fur la Saône , diocèse de Di-jon , non de Châlons , comme le dit laMartiniere & tous fies copistes , même R.de Heíîèln , en 1771 ; en latin fanutnSaticli Joannis de Ladonâ : Frédegaire Rap-pelle Latona , d'un temple de Latone. Da-gobert y tint son lit-de-justice en 629.Flaocat , maire de Bourgogne , y mouruten 6 4Z. Il s’y tint une célébré conférence ,en 1162 , au sujet du schisme qui défioloitRégisse. Louis YII & l’Empereur FrédéricBarberouíle s’y trouvèrent ; mais Rabfiencedu pape Alexandre III rendit ces conféren-ces infructueuses.

En 1 y 12 , les députés de François I Scceux de Marguerite d’Autriche , gouver-nante des Pays-Bas, y arrivèrent. La neu-tralité entre les deux Bourgognes, époqueglorieuse p ,ur la ville de Saint- Jean- de-jpne , devant laquelle vinrent échouer lesinfracteurs de cette treve qui avoir été reli-gieusement observée pendant cent qua-torze ans. En effet k général Galas assiégeassy vain ayçc une armée de plus de soixante

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mille hommes Sc une nombreuse artillerie,cette place , où il fit breche , Sc qui iRétoitdéfendue que par ses habitans Sc une foiblegarnison de cent cinquante soldats qui par-loient de fie rendre , la regardant commeincapable de défense : mais Pierre des Gran-ges Sc Pierre Lapre , échevins, maîtres desclés Sc des portes , leurs déclarèrent qu’iispouvoient faire leur capitulation, & qu’euxseuls se défendroient.

Le siégé commença le 2p octobre i6;6:la ville essuya deux rudes assauts, se défen-dit vaillamment, Sc força Galas à íè retirerle t novembre.

Ce fait mémorable çst trop peu célébré :on en auroit instruit notre enfance , s’il fiefût passé , il y a deux mille ans, dans laGrece.

Jérôme Jolyclerc , Run des capitaines dela ville, les Boisot, Martenne, Vaudrey,Poussis, Thoulourge , Delettre , Robin ,fie distinguèrent parmi les bourgeois. LouisXIII, touché de ia bravoure des habitans,accorda à cette ville Rexemption des tailles& de franc-fie f. Elle jouit encore de cesprivilèges.

Les lettres-patentes , dans lesquelles leroi donne lui-même la valeur & la fidélitédes citoyens de Saint-Jean- de - lône pourexemple à tous les François, furent présen-tées au parlement par Charles Fevret, illus-tre auteur du Traité de Vabus.

L’histoire du siégé fut écrite par Rabbé deClumos , citoyen de cette ville , presquecontemporain. L© grand Con dé permitqu’elle lui fût dédiée. Elle alloit être impri-mée , lorsque le feu prit dam la masson deRimpjimeur. Le manuscrit autographe futsauvé, Sc íc trouve dans le cabinet de M.Jolyclerc , avocat à Lyon, descendant ducapitaine Jolyclerc dont on a parlé. Il a aussile plaidoyer de Charles Fevret, piece pleinede gravité, de générosité Sc d , éloqnence.

Le savant Philibert de la Mare a écritRhistoire de la guerre de Bourgogne dei6;6 , en latin, d’un style digne du sié-cle d’Auguste, L’ouvrage est intitulé Com-mentarius de bello JBurgundico : le siégé deSaint- Jean- de-Lône y tient une place très-honorable.

M. Boiíot, professeur en l’université deDijon, Sc M. Rabbé Vaudrey , doyen des