Band 
Tome vingt-neuvième.
Seite
735
JPEG-Download
 

S A I

familiers de Saint-Jean-de-Zóne , qui jointà l’efprir de son état le goût de la littérature,donnerent un abrégé court, mais bien écrit,del’lûstoire de ce siégé , imprimé en 1736,à l’occasion des fêtes de l’année séculaire decet événement.

Don Edmond Martenne, savant béné-dictin , né à Saint-Jean-de-Zone en 1654 ,a fait une mention distinguée de ce siégédans son Voyage littéraire, t. J, p. 133.Ce religieux , plus recommandable encorepar fa modestie & sa p : été , que par sonérudition , est mort à Sfont-Germain des-Préseni73p.

M. Béguillet , notaire des états à Dijon ,a publié, en z vol. 177z , 1 ‘Histoire desguerres des deux Bourgognes , & a décritfort au long le siégé de Saint-Jean-de- Zone.On attend la fuite de cette histoire promiseen six volumes. Enfin M. Dulsieux rientde faire imprimer à Paris , ira-8°. 1774 , undrame en prose , intitulé les trois hérosFrançois , ou le Jiege de Saint-Jean-de-Zone.Voye{ ci-devant la Nivelle. ( C. )

SAINT-JUST-DE-LUSSAC, ( Géogr.Hist. Zitt. ) paroisse près de Brouage en Sain-tonge, où naquit Jean Ogier de Gombaud,Pun des premiers de l’académie Françoise ,très-estimé de la reine Marie de Médicis ,qui lui fit une pension de 1 z<so écus ; maisles guerres civiles firent qu’il n J en fut paspayé long-temps : auílì disoit-il, dans sonépitaphe de Malherbe :

17 est mort pauvre , 6* moi je vis comme ilest mort.

Cependant le Chevalier Séguier le gratifiad’une pension fur le sceau.

Maynard fait bien de l’honueur à cepoëte dans ces deux vers d’un sonnet qu’illui adresse :

Gombaud , Vhonneur âu Pinde & le dignehéritier

De ces illustres morts dont lesavoir nous guide.

maisle íevere Boileau en parle différemmenten son Art poétique , chant 4 :

Et Gombaud tant vanté garde encor lesboutiques.

S A I 735

il mourut à Paris en 1666 , âgé de près decent ans. Ses épigrammes parurent en 1657.Voyez Par n. Franc, de M. du Tillet, p,í8 7 . C C.)

SAINT-LEGER de FoucHERET,(Geoor.)paroisse du Morvand, baillagede Saulieu,diocèse d’Autun, entre Saulieu & Avalon,dont 1 z hameaux dépendent ; ce qui peutformer 185 feux & 700 communians.

On trouve dans cette parodie une minede mica ou poudre d’or , découverte il y a30 ans, exploitée & ensuite abandonnée.On débite beaucoup de cette poudre dansles villes voisines, pour sécher Fécriture.

Mais ce village estsur-tout distingué pouravoir donné naissance au célébré SebastienLepretre de Vauban, si bien caractérisé parce vers de la Henriade :

C’est Vauban c’est f ami des vertus & desarts.

Il fut élevé comme Henri IV parmi lespaysans, prit chez M. de Fontaines, prieurde Saint-Jean à Semur, les premiers élé-mens de la géométrie , porta les armes à 17ans dans le régiment de Condé, compagnied’Arcenai, ensuite dans celui de la Ferté ,& s’éleva de simple soldat au grade de ma-réchal de France.

CFest le seul homme de guerre , dit Fon-tenelle, pour qui la paix ait été auílì labo-rieuse que la guerre même ; il a réparé 30Oplaces anciennes , & en a fait 3 3 neuves ;il a conduit y 3 sieges, dont 30 fous lesyeux du roi, & s"est trouvé à 14c actionsde vigueur.

Cëtoit un romain qu’il sembloit que no-tre siecle eût dérobé aux plus heureux tempsde la république ; il acheva fa glorieuse car-rière à Paris en 1707 , honoré des regretsde Louis XIV , des officiers & des íàvans.Son corps fut porté en fa terre de Bazocheen Nivernois , où il avoir placé 4 canons »donnés par le grand dauphin , après la prisede Philisbourg en 1688 3 récompense vrai-ment militaire, privilège unique qui conve-noit au pere de tant de places fortes.

Outre fa Dime royale , imprimée /ra-4®& in- iz, nous avons de lui 1 z volume»manuscrits intitulés mes Oisivetés ; s’il étoit* possible que ses idées s’exécutaííènt , ses-