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ordres , ou de ceux de ses ministres. Voye{Saisie.
Saisir , ( Marine. ) c'est amarrer, voyegAmarrer.
SAISISSANT , adj. ( Juríspr. ) est lecréancier qui a fait une saisie sur son dé-biteur. Dans les saisies mobiliaires , le pre-mier saisissant est préféré aux autres , àmoins qu'il n’y ait déconfiture. Voye çContribution, Créancier, Dette,Saisie. { A )
SAISISSEMENT, f. m. ( Gram. ) l’efsetde quelque frayeur subite sur les personnesfoibles. Cette nouvelle lui causa un saisisse-ment mortel.
Saisissements dit auíïi de l’actionde saisir;le saifissement de Pépée.
L'exécuteur de la haute - justice appellesaifissement , les cordes dont il lie lesmains 8c les bras du patient qui lui estabandonné.
SAISON, f. f. ( Cosmographie. ) on entendcommunément par saisons , certaines por-tions de l’année qui font distinguées par lessignes dans lesquels entre le soleil. Ainsi,selon Popinion générale , les saisons sontoccasionnées par Pentrée 8c la durée du so-leil dans certains signes de Pécliptique ; enforte qu’on appelle printemps , la saison oùle soleil entre dans le premier degré du bé-lier , & cette saison dure jusqua ce que lesoleil arrive au premier degré de l’écre visse.Ensuite Pété commence, & subsiste jusqu'àce que le soleil se trouve au premier de-gré de la balance. L'automne commencealors , & dure juíqu’à ce que le soleil setrouve au premier degré du capricorne.Enfin l'hiver régne depuis le degré ducapricorne , jusqu'au premier degré dubélier.
Il est évident que cette hypothèse dessaisons n'est point admissible, parce qu'ellen est pas vraie dans tous les lieux; mais feu-lement pour ceux qui font au nord de 1 e-quateur. En effet, au sud de Péquateur ,le printemps dure tant que le soleil rem-plit son cours depuis le premier degré de labalance , jusqu'au premier degré du capri-corne ; Pété , depuis celui-ci jusqu'au pre-mier degré du bélier , & ainsi de suite ,tout au contraire de ce qui arrive vers lenord.
Tome XXIX .
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De plus, cette hypothèse de saisons neconvient point à la zone torride ; la preuveen est palpable ; car on doit avouer quequand le soleil paffè par ces lieux, il y a été,à-moins que quelque cause n'y mette obs-tacle. Par rapport aux cieux , & dans leslieux situés fous l'équateur , il ne doit êtreni printemps , ni automne , quand le so-leil a passé le premier degré du bélier,mais plutôt l’été ; car alors le soleil passesur ces lieux, & ainsi y cause la plus grandechaleur. On ne peut donc pas y transporterPété au premier degré de Pécreviffè ou ducapricorne.
On en peut dire autant des lieux situésentre Péquateur & les tropiques , parce quele soleil y paffe auísi, avant que d'arriver aupremier degré de Pécreviíse ou du capricor-ne. Le même inconvénient se rencontre parrapport au printemps 8c à Pautomne fous lazone torride , puisqu il paroît n'y avoir nìPune ni Pautre de ces deux faisons , sur-tout sous Péquateur.
D'autres auteurs déterminent les saisonspar le degré de chaleur ou de froid, ou parPapproche 8c Péloignement du soleil. L’idéeque les Européens ont communément dessaisons , renferme Pun ou Pautre de ces deuxpoints, & sur-tout le froid 8c le chaud ;quoique les Astronomes aient encore plusd'égard au lieu du soleil dans l’écliptique.Il est certain qu'en beaucoup d'endroits fousla zone torride, les saisons ne répondentpoint au temps que le soleil s'en approcheou s'en éloigne, car on y compte l'hiverqui est pluvieux 8c orageux , quand ce de-vroit être Pété , puisque le soleil en est alorsplus proche ; 8c tout au contraire, on ycompte Pété quand le soleil s'en éloigne. Enun mot, ou y fait consister Pété dans un cieïclair , & l'hiver dans un temps humide 8cpluvieux. Il est donc vrai que les idées desfaisons diffèrent considérablement suivantles lieux ; cependant voici ce qu’on peutétablir de raisonnable.
i°. Puisque dans plusieurs lieux, com-me sous la zone torride, & même dansquelques endroits de la zone tempérée ,la chaleur 8c le froid ne suivent pas lemouvement du soleil , on ne doit pasj penser que ce soit la chaleur & le froid qui