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Tome vingt-neuvième.
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avoir 18 pouces de long fur 10 de large. Cequi est: une fois jeté dans ce réduit, nerecevant plus d'agitation par les bouillons,y reste jusqu’à ce qu’on l’ôte ; il a à cet effetune queue, ou plutôt une main de fer d'en-viron deux pieds de long. On le retire ordi-nairement , quand les dernieres chaudes dusoccage font données.

Les íìx jours d'intervalle d’une abattue àl’autre (ont employés non-feulement auxdifférentes opérations dont nous venons deparler, mais ils font encore nécessaires àlaisser reposer la poêle, à la visiter, à yréparer les crevasses & le dommage que lefeu peut y avoir causés, à f écailler , & à lapréparer à une autre abattue.

L'abattue finie, les maîtres , les falineursaidés des focqueurs &c des sujets, étalon-nent la poêle par destous, la détachent descrocs qui la soutiennent, ôtent les bourbons,à l’exception de trois , la nettoient , & entirent les crasses : ce travail s'appelle socque-ment des poêles.

L'écaillage fuit le focquement. On com-mence par échauffer la poêle à sec , afinqu'elle résiste, fans fe fendre, à la violencedes coups qu'il est nécessaire de lui donnerpour briser & détacher les écailles qui fontextrêmement adhérentes , & ont quelque-fois z pouces d’épaiffeur. Le tout s'enleveordinairement en trois quarts d'heure detemps ; mais il ne faut pas moins de trenteouvriers qui frappent tous à la fois en diversendroits, à grands coups de massues de fer.Cependant il y a des écailles si opiniâtresqu'il faut les enlever au ciseau. Les maré-chaux rassurent ensuite les clous étonnés ,en remettent de neufs où il est nécessaire,*& des pieces aux endroits défectueux.

Ces réparations faites, le directeur , lescontrôleurs des bancs & ceux des cuitesen font la visite, & vérifient le travail desmaréchaux.

Voyons maintenant ce qu’une poêle enfeu peut produire de sel , & à combien lemuid revient au fermier.

La poêle s'évalue à 140 muids par abattue ;Labattue est de 18 tours , & le tour de 14heures : donc la poêle fait zo abattues paran , & son produit annuel est de 4S00muids.

Mais, il y a des accidens.. Le froid, les

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vents , la vétusté des poêles & les tours enont. Les premiers font toujours moins abon-dans , & ne donnent ordinairement queizà 1 z muids : les premiers de tous n’endonnent que quatre au plus, soit parce quela poêle n’est pas échauffée , soit parce queles gouttières ne font pas encore étanchées >du 5e. au 14 e . il fe fait 15 à 16 muids ; lesderniers en donnent moins , parce quel'écaille de la poêle qui est alors forte &épaisse, affoiblit faction du feu : ce qui biencombiné réduit l’abattue à zzo muids, &le produit annuel de la poêle à 4400 ; furquoi déduisant le déchet à raison de 7 à 8pour -, on peut assurer que la saline quitravaille à trois poêles bien soutenues, fabri-quera par an douze mille trois à quatre censmuids de sel.

Mais les dépenses en bois, en réparations,en poêles > poêlons, &c ., fe montent à 315369,z, 7, ce qui divisé par Z7654, quantité demuidsde sel fabriqués pendant les années 1727& 8, de même que 32.5369, z, 7, font lesdépenses de ces deux années , donne lemuid de sel à 11 1. 5 f. 3 d. ( au reste touta bien changé de prix depuis le temps queces calculs on été faits. )

La chevre est une efpsce d’échafaudagecomposé de deux pieces de bois de six piedsde longueur, liées par deux barres d'en-viron cinq pieds , posées fur les bourbonsqui fe trouvent au milieu de la poêle. Cetéchafaud a une pente très-droite, & formeun talud glissant sur lequel est posée uneclaie soutenue à son extrémité par un pivothaut de huit pouces, qui lui donne moinsde pente qu’à i'échafaud.

Lorfqu’il est question de procéder à labrisée , le contrôleur des cuites , celui quiest de semaine pour ouvrir les bancs, lesouvriers de la brigade fe rassemblent ; onouvre les bancs , & alors un des ouvriersdétache la sangle qui soutient la chevre ,ôte les rouleaux , & faisant sauter le pivotd'un coup de massue , donne un mouve-ment à la chevre qui coule par son proprepoids, & fe renverse fur le seuil du banc.Cette opération fe fait en même temps desdeux cotés de la poêle qui est chargée dedeux chevres égales.

Le sel demeure .dans les bapes pendantdix-huit, jours , au bout defqueîs on Iç porteliiti z