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Tome vingt-neuvième.
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de sapin , qui a des mesures fixes & détér- -minées. Elie est réputée contenir 560 livresde sel ; ainsi les 82.50 bosses forment la quan-tité de 46200 quintaux.

Ces sels font fournis par préférence, &rendus aux frais du roi dans les magasinsde Crandson & Yverdun en Suisse , où ilsf»nt livrés à chaque canton à un prix fortau desious de ce qu’il en coûte pour la for-mation & pour la voiture {g ).

On fournit de plus 4570 quintaux de selen 816 bojfes pour le rempliíîage , & pourles déchets que l'on suppose arriver dansla route. Cette quantité est délivrée gratis :ûinsi le total des sels en pains fournis aux

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cantons catholiques en exécution des traitésdu roi, est de 50770 quintaux.

Indépendamment du sel en grain , ondélivre encore chaque année au canton deFribourg, en vertu des anciens traités duroi, 4300 charges de sel en pain , du poidsde 114 livres la charge-, ce qui fait 4902quintaux. Ce sel est levé à Salins aux fraisdu canton, qui ne le paie non plus quefort au dessous du prix de la formation.

Outre ces traités fur lesquels le roi donneune indemnité considérable à ses fermiers,il est encore fait par ceux-ci, suivant lapossibilité ou la convenance d'autres trai-tés avec des cantons protestans ( h ) pour

Le rempliíîage des bosses fë fait par les manoeuvres-aides au poulinage : ils chargent le fèl du magafi*clans des gruaux, 8c Rapportent dans la salle , où ils le versent dans la bosse. Après les quatre premiersgruaux versés , Raide au poulinage destiné à la manœuvre du foulage , entre dans la bosse , foule le selavec lès pieds , 8c continue ensuite la même chose de quatre en quatre mesures : cette opération s’appell»fiétinage.

Lorsque la bostë est remplie, on la laisse pendant huit jours fur son fond, après lesquels Raide a»poulinage monte de nouveau fur la bosse , la foule de 18 coups de pilon , Sc fait remplir de sel leVuide qui s’est formé ; ce qui s’appelle fierlinage. Ce mot vient de R Allemand vierlìng , ou , en Récrivantcomme il fe prononce, jierìing , quart, mesure de Berne. La bosse en doit contenir seize ; ensuite elleest fermée, numérotée, marquée & mise en rang pour entrer dans les premiers pesages, & être délivréeaux voituriers. Les poulins ont 16 deniers par bostès , pour y apporter le sel, les remplir Sc fierliner, suivantl’usage que nous avons rapporté.

On appelle envoi > Rexpédition de trois ou quatre cens bosses délivrées les jours indiques pour lestchargemens aux communautés qui les voiturent d’entrepòt en entrepôt jusqu’à Grandson Sc Yverdun.

Lorsqu’elles y font arrivées , elles doivent encore y rester trois semaines en dépôt ; on les mesure denouveau, Sc Rentrepreneur des voitures, à qui le fermier pastè pour déchet 9 pour 100 en dedans,c’est-à-dire, qu’il lui en livre too pour 91 qu’il lui compte, est tenu de les remplir de façon qu il n en.revienne pas de plaintes.

II y a deux salles pour le remplissage des bosses ; l’une appellée la grande salle , en contient environÈoo longues Sc 400 courtes ; la deuxieme, dite Jalle de l’ancìénne forge , contient 400 bostès longues& 300 courtes.

Chaque salle a pour le pesage des bosses deux balances , dont R une fe meut par un balancier , 8cl’autre par un cric ; elle a auffi deux portes opposées pour la commodité des voitures , ^ qui entrantpar l’une , aíìn de charger les bosses , lortent par Rautre : chaque porte a deux serrures à clefs diffé-rentes , qui font comme celles des étuailles partagées entre le contrôleur à Remplissage Sc le moutìer.

On appelle poujset , le sel qui fè répand fur le plancher pendant le remplissage des bostès , Sc q»i,foulé aux pieds par les ouvriers Sc les voituriers , restèmble k un fable noir Sc rempli d’ordures. Leshabitans de la campagne le mêlent avec la nourriture de leurs bestiaux , Sc ils Rachètent dix livres dix fousle quintal : on en donne auffi par gratification aux voituriers qui les premiers fraient les chemins ferméspar l’abondance des neiges , Sc à ceux qui perdent des bœufs en V o itérant les bosses.

Quatorze ouvriers nommés bejjlers travaillent â la fabrication des bosses dans un atelier qui est dansl’intérieur de la Jalìne , Sc où on leur arnene les douves, fonds Sc cercles nécessaires.

( g ) Les cantons de Lucerne, Ury , SchWttz > Underval le haut Sc le bas , Sc de Zug, paient 1 »bosse de íèl 20 liv. 16 fous 4 den.

' Fribourg, qui, outre son íel en pains, a encore 1500 bosses de sel trité , le paie 23 liv. 6 sous 8 den.la bosti.

Soleure n’en donne que 22 liv. I fous 8 den.

Et le canton de Berne > fur lequel on passe , Sc qui pour raison de ses péages a 700 bosses de sel, lespaie néanmoins beaucoup plus cher ; il en donne vingt-huit liv. 5 fous.

Pour les 4300 charges de sel en pains qui font fournis de plus à Fribourg; ce canton le paie à raisonde 6 liv. la charge.

( h ) La ferme générale a traité avec le canton de Zurich pour lui fournir annuellement quatre mi 11 »losses au volume , Sc au prix de 36 liv. 10 fous par bosse.

Fille a encore traité avec le canton de Berne, pour lui fournir par an vingt-quatre mille quintaux desel trié, au prix de 6 liv. 10 fous par quintal. Une partie de cette fourniture est faite par la saline de Salins,ií Rautre par celle de Montmorot.

Ces deux traités , tant avec Zurich qu’avec Berne, font de la même date. Ils font faits également po»í

ans, Sc oivt commencé au premier octobre 1744,

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