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Tome trentième.
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SAR

pardonne-moi ; fi j’ai fait descendre "idéede ma justice jusqu’à la fourmi, j’ai pu lafaire aussi remonter jusqu’à toi. Traice-moicomme j’ai traité le plus foible de mes in-férieurs.

Les génies , les hommes, les démons,les anges, le ciel, la terre , les animaux ,les plantes, la substance , l’accident , l’in-telligible , le sensible , tout a commencé,excepté Dieu. 11 a tiré tout du néant , oude la pure privation : rien n’étoit ; lui seula toujours été.

II n’avoit besoin de rien. S’il a créé ,ce n’est pas qu’il ne pût fe passer des créa-tures. II a voulu qu’elles fussent pour que1a volonté se fît, fa puissance le mani-festât , la vérité de fa parole s’accomplît.

II ne remplit point v.n devoir ; il ne cédapoint à une nécessité ; il ne satisfit pointà un sentiment de justice ; il n’étoit obligéà rien envers quelqu’être que ce fût. S’da fait aux êtres la condition dont ilsjouissent, c’est qu’il l’a voulu. II pourroitaccabler l’homme de souffrance, fans qu’ilpût en être accusé. S’il en a usé autre-ment , c’est bienveillance , c’est bonté ,c est grâce. O homme , remercie le doncdn bien qu’il t’a départi gratuitement,

& foumets-toi fans murmurer à la peine.

S’il récompense un jour ceux qui sau-ront aimé & imité , cette récompense nesera point le prix du mérite, une indem-nité , untz compensation , une reconnois-sance nécessaire. Ce sera s accomplissementde sa parole , la suite de son pacte qui futlibre. Il pouvoir créer , ne se point obli-ger , disposer de nous à son gré , & celalans cesser d’être juste. Qu’y a-t-il decommun entre nous & lui ?

II faut avouer que les Musulmans ontde hautes idées de la nature de Dieu ; &ss' e ~; ei . l tz avoir raison de dire , que leChristianisme ne s’étoit élevé à rien deplus sublime.

Bi la Doctrine des Musulmans furles Antres & fur Came de C Homme. Ilsdisent :

Les anges font les ministres de Dieu ;ils n’ont point péché ; ils font proches deleur souverain ; il commande , & ils luiobéissent.

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més de lumières ; ils ne courent point ; ilssie mangent point ; ils ne dorment point;ils n’ont point de sexe ; ìîs n’ont ni persni mere, ni appétit charnel.

Ils ont différentes formes , selon lesfonctions auxqueîies ils font destinés. II yen a qui font debout ; d’autres font in-clinés ; d’autres aílìs ; d’autres prosternés ;les uns prient ; les autres chantent ; lesuns célèbrent Dieu par des louanges ; lesautres implorent fa miséricorde pour lespécheurs ; tous {'adorent.

II faut croire aux anges, quoiqu’on enignore <k les noms & les ordres. II fautses aimer. La foi l’ordonne. Celui qui lesnéglige est un infidèle.

Celui qui n’y croit pas

. Ce font des corps subtils, saints, for-Tome XXX. ' '

qui ne les aimepas, qui ne les révéré pas, qui les sup-pose de différons sexes , est un infidèle.

L’ams de l’homme est immortelle. Lamort est la dissolution du corps & lesommeil de l’ame. Ce sommeil cessera.

Ce sentiment n’est pas général. Les Aí-shareícans & les Al-afsharites regardentfamé comme un accident périssable.

Lorsque shotnme est déposé dans 1ctombeau , deux anges terribles le visitent ;ils s’appelient Moncar & Hacir. 11s f in-terrogent fur fa croyance & fur ses œuvres.S’il répond bien, ils lui permettent de re-poser mollement ; s’ii répond mal, ils letourmentent en le frappant à grands coupsde masses de fer.

Ce jugement du sépulcre , n’est pasdans l’alcoran ; mais c’est un point detradition pieuse.

La main de fange de mort, qui s’ap-pelle A \ariel , reçoit famé an sortir ducorps ; St n elle a été fidelle , il la confieà deux anges qui la conduisent au ciel ,où son mérite désigne sa place, ou entreles prophètes , ou entre les martyrs , ouparmi le commun des fidèles.

Les antes au sortir du corps descendentdans falbazach. C’est un lieu placéentre ce monde & le monde 'futur , oùelies attendent !a résurrection.

L’ame ne reltuscite pas feule. Le corpsressuscite auíli. L’alcoran dit, qui est-cequi pourra ressusciter les os disibus? quiest-ce qui rassemblera leurs particules

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