±J U O X O A £i i\X J J U m O ND E. 2 4g
n’éprouve que de légers obstacles dans ses mouvemens : toute mathéorie est d’ailleurs , rigoureuse et fondée sur les principes dumouvement des fluides. En me rapprochant ainsi de la nature;faieu la satisfaction de voir que mes résultats se rapprochoient desobservations, sur-tout à l’égard du peu de différence qui existedans nos ports, entre les deux nnu'ées d’un même jour, différencequi, suivant la théorie de Newton, seroitfort grande. Je suis par-venu à ce résultat remarquable, savoir, que pour faire disparoîtrecette différence, il suffit de supposer par-tout à l’océan, la mêmeprofondeur. Daniel Bernoulli, dans sa pièce sur le flux et le refluxde la mer, qui partagea le prix de l’Académie en iy4o, essaya d’ex-pliquer ce phénomème, par le mouvement de rotation de la terre:suivant lui, ce mouvement est trop rapide, pour que les maréespuissent s’accommoder aux résultats de la théorie. Mais l’analysenous montre que cette rapidité n’empêcheroit pas les maréesd’être fort inégales, si la profondeur de la mer n’étoit pas cons-tante. On voit par cet exemple, et par celui de Newton, que jeviens de citer, combien on doit se défier des apperçus les plus vrai-semblables, quand ils ne sont point vérifiés par un calcul rigoureux.
Les résultats précédens, quoique fort étendus, sont encore res-treints par la supposition d’un fluide régulièrement répandu sur laterre, et qui n’éprouve que de très-légères résistances dans ses mou-vemens. L’irrégularité de la profondeur de l’océan, la position etla pente des rivages, leurs rapports avec les côtes voisines, les frot-temens des eaux contre le fond de la mer, et la résistance qu’ellesen éprouvent, toutes ces causes qu’il est impossible de soumettreau calcul, modifient les oscillations de cette grande masse fluide.Tout ce que nous pouvons faire, est d’analyser les phénomènesgénéraux des marées, qui doivent résulter des forces attractives dusoleil et de la lune, et de tirer des observations, les données dont laconnoissance est indispensable pour compléter dans chaque port,la théorie du flux et du reflux. Ces données sont autant d’arbitrairesdépendantes de l’étendue de la mer, de sa profondeur, et des cir-constances locales du port. Nous allons envisager sous ce point devue, la théorie des oscillations de la mer, et sa correspondance avecles observations
Ii