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Si l’on permet à quelqu’un d’allerdans un certain endroit , on elì aussi censélui avoir permis de s’en retourner , autre-ment la premiere permission se trouve-roit souvent inutile ;il pourroit cependanty avoir des cas où l’un n’emporteroit pasFautre.
3°. Si l'on a accorde' à quelqu’un la li-berté de venir , il ne peut pas pour 1 or-dinaire envoyer quelqu’autre a fa place& au contraire celui qui a permissiond’envoyer quelqu’un ne peut pas venirlui-même ; car ce font deux choses dif-férentes & la permission doit naturelle-ment être restreinte à la personne memeà qui elle est accordée i car peut - etrene l’auroit-on pas accordée a une autre.
4°. Un pere à qui l’on a accordé unsauf-cnnduit , ne peut pas mener aveclui son fils , & un mari fa femme.
Pour les valets, quoiqu’il n’en soit faitaucune mention , on présume qu’il estpermis d’en mener un ou deux , ou mê-me davantage , selon la qualiré de lapersonne.
î u . Dans le doute & pour l’ordinaire ,le privilège d’un J'auf-conduit ne s’éteintpas par la mort de celui qui l’a accordé ;rien n’empêche cependant qu’ií ne puisse,pour de bonnes raisons , être révoqué p-trle succestèur ; mais alors il faut que celuià qui le jaus-conduit avoit été donnésoit averti de se retirer , & qu’on lui ac-corde le temps nécessaire pour parveniren heu de sûreté.
6 *. Un sauf-conduìt accordé pour aussilong-temps qu’on voudra , emporte parlui-même une continuation du saus-con-duit , jufqu’à ce qu’on le révoque bienclairement ; car faus cela , la volonté estcensee subsister toujours la même qucl-que temps qui se soit écoulé ; mais un telJauj-conduit ^expire , si celui qui l’avoitdonné vient à n’être plus revêtu de l’em-ploi en vertu duquel il l’avoit donné.Voilà les principes du droit politique lesplus communs fur cette matière ; cet ou-vrage ne permet pas de plus grands détails.(D. J.)
SAUGE . f. f. salvia , ( Hìjì. nat, Bot . )genre de plante à fleur monopétale & la-biée la levre supérieure est convexe dans
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quelques especes , & dans d’autres elleressemble à une faucille. La levre infé-rieure est divisée en trois parties, relévéeen bosse & non pas concave , comme dansl’ormin & la toute-bonne. Le pistil sortdu calice, il est attaché comme un clouà la partie postérieure de la fleur , & en-touré de quatre embryons qui deviennentdans la fuite autant de semences arron-dies & renfermées dans une capsule qui aservi de calice à la fleur. Ajoutez auxcaractères de ce genre que les étaminesressemblent en quelque forte à un oshyoïde. Tournefort, inft. rei herb. ]Voye\Plante.
Sauge , ( Botan. ) selon Linnoeus, lafleur de ce genre de plante est d’une feulefeuille formée en tuyau large , applati par-dessus , & découpé par le haut en deuxlevres ; la levre supérieure est concave ,recourbée , déchiquetée dans les bords ;la levre inférieure se partage en trois ;les étamines font deux filets déliés, dontl’un est caché fous la levre supérieure dela fleur, & l’autre se termine par un corpsobtus qui est probablement le ntclarium ,le pistil a un germe fendu en quatre &un stile très - long ; il n’y a proprementaucun fruit dans ce genre de plante , &le calice de la fleur contient dans le fondquatre semences rondelettes.
Tournefort compte dix-huit especes desauges; nous décrirons ici la sauge ordi-naire & la sauge pomifere de Candie.
La sauge ordinaire , Jalvia major ,J. R. H. 180. a la racine dure , vivace ,ligneuse , fibreuse. Elle pousse des tigesrameuses, d’un verd blanchâtre , ordinai-rement quarrées , revêtues de feuilles op-posées , larges, obtuses , ridées , blan-châtres , ou purpurines, ou de différentes-couleurs , épaisses , cotonneuses , créne-lées fur les bords, spongieuses, attachéesà des queues un peu longues, d’une odeurforte , pénétrante , agréable , d’un goûtaromatique , amer , avec une âcreté quiéchauffé la bouche.
Les fleurs naissent comme en épi auxsommets des rameaux , verticillées, for-mées en gueule ou en tuyau découpé parle haut en deux levres, avec deux éra-'mines, dom la birfurcationreprésente ailes''