l’os hyoïde ; ces fleurs font peu odoran-tes , couleur bleue , tirant fur le purpurin,rarement blanches , soutenues fur un ca-lice ample, formée en cornet, découpée encinq parties & d’une odeur extraordinairede térébenthine. Lorsque les fleurs fontpassées , il leur succédé quatre semencesarrondies , noirâtres , renfermées dansune capsule qui vient du calice^
Cette plante fe cultive dans les Jardinsoù elle fleurit communément en Juin &Juillet ; ses sommités font humectées d’unehumeur glutineufe & aromatique ; toutesles efpeces de Jauge aiment les terres ar-gileuses , & font beaucoup employées dansles cuisines.
On tire aussi des fleurs de sauge dansles boutiques une huile distillée , qui ,mêlée avec l’efprit-de-vin , est bonnepour frotter des parties , où la circulationdu sang est trop foible. On emploie uti-lement toute la plante dans les fomenta-tions aromatiques.
Une des plus belles efpeces de saugeest celle de l’ìle de Candie , j'alvia , cre-tica ,srutes:ens , pomisera , soliis Ion-gioribus incanis & crispìs , I. R. H.
C’est un arbrisseau fort touffu , hautd’environ deux ou trois piés ; le tronc enest tortu , dur , cassant. , épais de deuxpouces, roufsâtre , couvert d’une écorce^rife ; gerfée , divisée en rameaux , dontles jets font quarrés , opposés deux à deux,blanchâtres, cot mneux , garnis de feuil-les , opposées aussi par paires, longues deplus de deux pouces fur un pouce de lar-geur , chagrinées , blanchâtres, frisées ,veinées, roides , dures , pointillées par-destons , soutenues par un pédicule longde sept on huit lignes, cotonneux & sil-lonné. .
Les fleurs naissent en maniéré d epilong d’un pié , rangées par étages , assezserrées ; chaque fleur est longue d’unpouce ou de quinze lignes : c’est un tuyaublanchâtre , gros de quatre ou cinq lignes,évasé en deux levres , dont la supérieureest creusée en cueilleron velu , bleuâtre ,plus ou moins foncé , longue de huit oude dix lignes ; l’inférieure est un peu plusIon-me , découpée en trois parties dontîes deux latérales bordent f ouverture de
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la gorge qui est entre les deux levres ; lapartie moyenne s’arrondit & fe rabat enmaniéré de collet, échancrée, bleu-lavé ,frisée, marbrée , panachée de blanc versle milieu.
Les étamines font blanchâtres, diviséesà-peu-près comme l’os hyoïde ; le pistilqui fe courbe & fe fourche est garni dequatre embryons dans fa partie inférieure,lesquels deviennent autant de graines ova-les , noirâtres , longues d’une ligne. Lecalice est un tuyau long de demi pouce ,verd-pâle , mêlé de purpurin , découpéirrégulièrement en cinq pointes, évasé enmaniéré de cloche. Cette eípcce de Jaugea une odeur qui participe de la Jauge or-dinaire & de la lavande.
Les jets de cette plante piqués par desinsectes s’élevent en tumeurs de neuf à dixlignes de diamètre , dures , charnues,gris - cendrées, cotonneuses , d’un goûtagréable. Leur chair est dure , commede la gelée ; on les appelle pommes deJauge. On en porte des paniers dans lesmarchés. Cependant , quoique cette ef-pece de sauge vienne fort bien dans lesjardins des curieux , on n’y voit jamaisde ces fortes de pommes , parce qu’ap-paremment il n’y a point d’infectes dansnos climats qui fe soucient de les piquer.II fe peut faire que la seve du pays con-tribue à la bonté de ces fortes de pro-ductions. »
Nous n’avons que de très - mauvaisesnoix-de-galle fur nos chênes, & fur nosplantes pas le moindre tubercule qui soitbon à manger. Ceux qui fe forment furl’églantier & fur le chardon hémorrhoï-dal ne fervent qu’en médecine , encoreleurs vertus paroissent bien suspectes,(st. J.)
Description détaillée des différentes ejpe-ces de Jauge.
§ Sauge , ( Bot. jard. ) en latin ,falvia ,* en anglois , sage ; en allemand ,salbey.
Caractère generiaue.
Le calice est figuré en tube d’une feulefeuille , large à son ouverture , & découpéen quatre parties j la fleur est de la classedes labiées. La partie inférieure est for-mée en tube ; la partie supérieure est