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tih autre sens par le fil de fer ; ce quiforme des briques de savon telles qu’on envolt chez les Epiciers.
Pour perfectionner une cuve de savon& mettre la marchandise en état d’ètrelivrée aux acheteurs, il faut environ unmois d'été ; mais en hiver il ne faut quequinze ou dix-huit jours, parce que lamatière se réfroidit & se condeníe beau-coup plutôt. On compte que trois desbaílins décrits ci-delfus , doivent con-tenir environ pour la íomme de cinqmille livres de marchandise.
L’endroit destiné à la fabrication dusavon doit être plus ou moins grand , sui-vant le nombre des chaudières, mais lesmêmes outils & les memes appartemensy lont toujours nécessaires.
Les chaudières font au rez de-chaus-sée, bâties en rond avec de la brique& du ciment ; le fond est de cuivre, faitde la forme d’un plat à soupe rond ; ildoit être bâti avec la chaudière , qu’onappelle cloche ; on en fait de toute eí~pece pour la grandeur ; les plus ordinairesont i ^ piés de diamètre , & viennent enrétrécissant juícju’au fond ; la hauteur estde 8 à 9 piés. On en a fait en bois cer-clées avec 4 ou y gros cercles de fer ;mais on les a abandonnées par le peud’usage qu’elles faisoient.
Il y a une cave voûtée qui répond au-dessous des chaudières , où il y a ungrand fourneau à chacune avec un gril-lage de barreaux de fer pour donner dujour au feu ; ces fourneaux ont leurstuyaux pour le passage de la fumée.
Le bas des chaudières est percé à unpié du fond avec une ouverture ronded un pie en circonférence J cette ouver-ture est garnie d’un fer tout-au-tourpour la fermer ; il y a une barre de ferlongue de b pies, assez grofie par lebout , pour qu’érant garnie d’étoupes ,elle bouche solidement l'ouverture; sonusage en la pouffant en-dedans, est dedonner assez d’ouverture pour le passagede la leííìve , lorsqu'elle a perdu totale-ment fa force, & en tirant à foi, ellebouche l’ouverture ; on appelle cettebarre de fer matras.
il y a au fond de la cave un réservoir
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pour recevoir les lessives qui sortent dumatras ; la pâte du savon qui peut semêler avec la lessive en sortant, vientsurnager dans le réservoir ; étant re-froidie , après qu’on l’a ôtée , on ouvrele réservoir , & la lessive se précipitadans un aqueduc qui en est le dégorge-*ment.
Au * tour des murailles du rez-de-chaussée , il y a de petits réservoirsappellés barquieux , de trois piés & demià quatre piés de large , cinq de pro-fondeur , & de la même hauteur ;c'est où l’on met les matières préparées& concassées pour faire la lessive quisert à cuire le savon ; ces barquieux fontcontournés par des petits canaux où l’eaupasse & entre dessus par des petites com-munications qn’on ouvre & qu’on têrm&au besoin , l’eau filtre sur cette matière ,
& après en avoir pris la substance , ellesort par le fond & entre dans deux réser-voirs pratiqués au-devant & au-dessousdans les souterrains ; la premiere liqueurest la plus forte , & on la sépare desautres.
A l’endroit le plus près des chaudières,au rez-de-chaussée , il y a un ou deuxappartemens en forme de galeries, qu’onappelle mises ; on forme dans ces gale-ries des enceintes avec des planches deneuf à dix piés en longueur , & d’un pié& demi de hauteur ; la planche du devantest mobile , & se met par le moyen dedeux piliers en bois faits à coulisses ; lefol est en pente douce, pour faciliterl’égoût de la trop grande quantité de les-sive qui est mélée avec la pâte de savonslorsqu’il sort de la chaudière ; cette les-sive a ses conduits & son réservoir.
II saut quantité de j’arres pour mettrel’huile. A Marseille on a des réservoirsen terre bâtis au ciment très-solides ; onles appelle pilés ; il y en a de toutesgrandeurs, juí'qu’à deux & trois millequintaux.
U faut encore plusieurs autres appar-'-temens pour mettre la chaux , le bois y& de grands magasins pour les matières.
II y a aussi des endroits pour concasser'les matières ; on les appelle piquadou%s