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car par fa dureté il rompt aisément le 61 idu taillant ; & pour peu qu’on donne uncoup à faux , on met la hache en deuxpieces. On s’en sert á faire des rouleauxde moulins & des moyeux de roues. IIest difficile de trouver un meilleur boispour cet usage , & quand les mortaisesfont bien faites, un moyeu peut user deuxou trois rechanges de raies & de jantes.{D. J.)
SAVONNOIR , f m. instrum. de Car-tier , c’est un outil composé de plusieursfeuilles de feutre , couchées les unes furles autres, & cousues ensemble bien ferré ;ces feutres font coupés également en-dessous , & ont en-dessus une manivelleou courroie dans laquelle les ouvriers pas-sent la main pour s’en servir. Voici com-ment on fe sert du javonnoir. L’ouvrierpasse le Javonnoir par son plat fur la billede savon , & le frotte dessus ; après quoiil frotte avec ce javonnoir la feuille decartes qu’on veut lisser.
SAVOURER , v. act. ( Grarnm.) c’estgoûter avec grand plaisir dans les organesde cette sensation. Je jhvoure la douceurde ce mets. II fe dit au figuré ; cet hommeest heureusement né , la peine l’aiìêctepeu , il savoure le plaisir.
SAVOUREUX., adj. ( Gramm.) ilfe dit de tout corps qui a beaucoup delaveur.
SAVOYE , ( Ge’ogr. mod. ) Voye{ SA-VOIE.
SAUPE , sis. ( Hijì- nat. Ichthialog. )salpa ; poisson de mer qui est couvertd’écailles , & qui ressemble au bogue ; ila un pié de longueur. La tête est petite ,& le museau a quelque ressemblance aveccelui des muges. U a fur les cotés du corpsdes traits de couleur d’or , placés à égaledistance les uns des autres ; ils s’étendentdepuis les ouies jufqu’â la queue. Les na-geoires , aiguillons & les ouies , ressem-blent à ces mêmes parties de la daurade& la nageoire de la queue est divisée endeux portions comme celle du largo. Lesyeux ont une couleur d’or ; la. bouche estpetite. La Jaupe va ordinairement feule ;elle reste fur les rivages ; elle fe nourritd’algue & de toute forte d’urdure : ellefraie en automne. Sa chair est de mauvais
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goût & mal faine. Rondelet , fíijí. nat.des poissons , J. part. hb. V, ch. xxiij.Voyei Daurade , poison.
SAUPOUDRER, v. act. c’est répandrelégèrement de la poudre ; cn saupoudrede sucre , de sel, de farine, de terre, defumier, Ùc.
^ SAUQUENE , si si on donne ce nonìà la daurade , tant qu’elle n’a pas un em-pan de longueur. Voye\ DAURADE.
SAUR AGE , terme de Fauconneriefe dit de la premiere année d’un oiseauquel qu’il soit, & qui n’a pas encore mué.(D.7.)
SAURE , f. m. ( Marine. ) nom qu’ondonne fur les galères, au lest qu’on y met.Voyei Lest.
SAVRE , f. m. terme de Pêche , usitédans le ressort de l’amirautéde Coutances,.efpece de bouteux ayant de même unmanche ou perche que le pêcheur tient,& une traverse de bois fur laquelle lehaut ou le devant du ret est amarré ; lemanche qui a 6 à 7 piés de hauteur croise. aux deux tiers la traverse qui a la mêmelongueur que le manche ; le ret est for-mé de fil aussi fin que le moyen fil à cen-dre ; le dessous du filet est arrêté fur lesbouts de la traverse & fur une petitecorde qui va joindre le bout du manche ,,dont l’extrémité fe releve en bec de cor-bin enforte que dans la manœuvre de-la pêche , cjuand celui qui s’en sert avan-ce , le filer tombe fur ses piés.
La partie du filet attachée à la traversé-est formée de larges mailles d’un fil plusgros t ces mailles peuvent avoir environ.3 pouces en quarté , les petites mailles-ontau plus 3 à q.lignes , & font du mêmeéchantillon des plus petites mailles à sar-dines.
Cette pêche fe pratique avec succès auxembouchures des rivières qui ont un fonds,de fable ; le pêcheur s’y met à l’eau sou-vent julqu’au col, il tient son J'avre bienplus droit que ceux qui poussent devantlui le bouteux qui émeut le fable de l’é-paisseur de plus d’un pouce ; ainsi le man-che du savre coule feulement fur la su-perficie du fable , en quoi il est aidé par-le bout du man.he en bec de corbisl , quiJ’çmpêche de piquer Lc de s’enfoncer.