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Tome trentième.
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Ceux qui pêchent vont aval de I’eau demarée montante , & ils se retirent avecle flux en marchant & foulant des piés lefond ; ils émeuvent & font faillir le lançonhors des sables où il se tient pour fuir ,& alors le poisson trouve le ret où il semaille & relie pris.

Cette pêche que font également leshommes , femmes & filles , commence àcette côte ordinairement vers la S. Jean,& finit avec le mois de septembre , parceque les lançons quittent la côte à l’appro-che des premiers froids.

Le temps le plus avantageux pour fairecette pêche avec cette forte d’instrument,est la nuit, quand il y a du poisson à lacôte : en quelque nombre que soient le-,lançons , il s’en prend ordinairement très-peu durant le jour ; perce que le soleil &J’éclat de la lumière les íbnt ensabler.

Ainsi par le détail que nous venons defaire, cette forte de pêche ne peut causeraucun tort, elle est aussi toute dissérentede celle que pratiquent , pour prendre lemême poisson , les pécheurs de Laboursiuve,c leurs havenets, &ceuxd’Oystrehan,& de Cray avec la seinette, & ceux deiBarfleur avec leurs savres qui font devéritables seines ; Pusage du javre despêcheurs de Coutances efl bien plus inno-cent , parce qu’avec ce filet le pêcheurne peut prendre uniquement que des lan-çons & qu’on n’Jmeuve point Peau & lestonds en les battant de perches , commefont les autres pêcheurs. Les lançons prisdans le javre y font arrêtés de la mêmemaniéré que les sardines fe mailíeat dansles rets dérivans.

SAURUL, SIEUREL, MAQUEREAUbatard , cicharou , égau , luvereau ,trachurus poisson de mer qui ressembleaux petits maquereaux par la couleur , &dont le corps est moins épais & plus ap-plati ; il n’a point d’écailles ; le museauest moins pointu que celui du maquereau,les mâchoires font rudes & inégales , &Couverture de la bouche est de moyennegrandeur; il y a fur les côtés du corps untrait tortueux formé par de petits os durs& pointus comme les dents d’une scie. Lef ìureL a deux grandes nageoires près desouies, deux plus petites au-dessous, deux

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fur le dos, & une qui s’étend depuis Panusjusqu’à la queue , & qui a deux aiguillonsà son origine : les deux nageoires du dosont aussi des aiguillons ; ceux de la der-niere sont les plus longs & les plus minces.La chair de ce poisson est feche & plusdure que celle du maquereau , voyeçMaquereau. Rondelet, hsi. nat. desPosions , I. part. Uv. VIII. ch. vj. V >Poisson.

SA URI-FONS , ( Geogr. anc. ) fon-taine de Pile de Crete , à 12 stades de lacaverne du mont Ida. Plutarque dit qu’auvoisinage de cette fontaine , il y avoitquantité de peupliers noirs qui portoientdu fruit. {D. J.)

SA URI - JUG U M , ( Geogr. anc. )montagne de Péloponnefe , dans PElide,Pausanias dit, l. VI. ch. xx). o Au-delà», du mont Erimanthe, vers le mont Sau-„ rus ,*onvoít un vieux'temple d’Herculer> qui tombe en ruine , & la sépulture de» Saurus , fameux bandit , qui infestoitn tout ce canton , & qui sot tué par Her->j cule. Une riviere qui a sa source au» midi, passe au pié du mont Saurus ,o va tomber dans l’Alphée. vis-à-vis du» mont Erymanthe. (D. J.)

SAURITES ( Hisi. nat. ) pierre qui,suivant Pline , se trouve dans le ventred'un lézard.

SAURILAND , ( Geogr. mod.) nomqu’on donne en Allemagne au duché deWestphalie; ee pays dépend de l’arche-vêché de Cologne , & fait partie du do-maine séparé. II confine avec les évêchésde Munster & de Paderborn , le comtéde la Mark, le landgraviat de Heste & lecomté de Waldeck ; Arasberg est la ca-pitale de ce pays , qui renferme plusieursbailliages ; mais le Saurland n’est pasaussi fertile que le pays du diocèse deCologne. Son commerce consiste en chairsalée , & c’est de-li qu’on tire ces jam-1 bons qu’on nomme encore mal-à-proposj jambons, de Mayence , parce que le plusj grand débit s’en faisoit autrefois aux foires! ste Mayence & de Francfort. {U. J.)SAUROMATES, Sauromatœ, ( Geog .tine. ) nom que les Grecs donnent auxpeuples que les Latins appellent ordín ai—1 rement S armâtes , & c’est un nom com**; Z 1