Band 
Tome trentième.
Seite
180
JPEG-Download
 

i8o S A U

mun & général , pour designer principa-lement la partie de la Scythie , voisinedu Tanaïs ou des pains Méotides. LesSauromates , dit Pomponius Mêla , liv.I. ch. xix. poííedent les bords du 1 a n aïs& les terres voisines. Dans un autre en-droit , liv. II. ch. j. il ajoute que lesAgathyrscs & les Sauromates entourentles Palus Méotides. Pline, liv. X. Ep. 14.fait mention du roi des Sauromates oude Sarmatie , & fur une médaille frappéefous Sévere , & décrite par M. Spanheim ;on lit ces mots BACIAEÍÌC CATPOA 1 ATOT.{D. J.)

SAURURUS , ( Botan. ) genre deplante nommée par le vulgaire queue detésard ; selon Linnams, le calice de lasieur est monopétale, oblong , permanent,& coloré , ce qui la fait prendre pour êtrela fleur. Les étamines font íìx filets longs,chevelus , placés par trois de chaque côté ;les bostèttes des étamines font droites &oblongues ; le germe d u pistil est ovale ,& divisé en trois lobes , il n’y a point destile , mais trois stigma obtus , & qui sub-sistent ; le fruit est une baie ovale , ayantune feule loge qui renferme une graine demême figure.

Selon le systeme de Ray , la fleur dufaururus ressemble à celle de l’arum ; elleest à pétale , garnie de deux étamines , &hermaphrodite. Son ovaire est ovale, mol,ne contient qu’une semence, & a un tubedivisé en trois. Ses fleurs & ses fruits for-ment des épis longs & foibles ; Plumiercompte quatre especes de ce genre deplante. (D. J.)

SAUSSAYE , f. f- ( jardinage. ) est unlieu planté de saules. V~oye[ Saule.

SAUSSE , voyei Sauce.

SAUSTIA , ( Géogr. mod. ) bourgaded*Asie , dans l’Anatolie, & dans l’Ala-doulie ; cette bourgade délabrée ,étoit autrefois la métropole de la pre-mière Arménie, dans l’exarchat du Pont.(D. J.)

SAUT , f. m. ( Gymnas. ) un des cinqexercices qui composoient le pentatle. Lefaut conlistoit ou à franchir un fossé, quel-que élévation ou quelque espace marqué.Ainsi, les anciens distinguoient plusieursfortes’de fouts comme on peut le voir

SA U

dans Mercurialis , liv. II. ch. xj. il fufiïede dire ici , pour ne point ennuyer le lec-teur d’une compilation de termes scienti-fiques , que celui qui fautoit le mieux &: leplus loin , obtenoit le prix.^D. J.)

Saut de Loutre , [Antiq. rom.) lefout de loutre , étoit un jeu d’exercicedes gens de la campagne , dont Virgile &cAthénée font mention. L’adresse de ce.jeu consistoit à demeurer debout fur l’oa-tre après avoir fauté. (D. J.)

Saut de Niagara , { Hìst . nat. Geog .)c’est ainsi que l’on nomme une cascadeformée par la chiite des eaux du fleuve desaint Laurent, qui produit un des specta-cles les plus étonnans qu’il y ait au monde.Suivant les descriptions que les voyageursdu Canada nous en ont données, cettecascade forme la figure d’un fer à cheval »coupé en deux par une île fort étroite,& qui.peut avoir un demi-quart de lieue de lon-gueur ; ce qui fait deux nappes d’eau d’unelargeur considérable, & que l’on juge avoirâ peu-près cent vingt pies de hauteur per-pendiculaire. Cette prodigieuse cascade estreçue sur un rocherqu’elle a creusé, com-me on en juge par le bruit qu’on entend ,qui ressemble à celui d’un tonnerre sou-terrain ou éloigné. La riviere se ressenttrès-long- temps de la secousse qu’elleéprouve par cette chute précipitée , dontle fracas fe fait entendre à une distancetres-grande ; d’ailleurs l’eau divisée & at-ténuée par la violence de sa chiite , formeun brouillard épais que l’on apperçoit de.fort loin , & qui sert encore à relever unspectacle si merveilleux.

Saut de Breton , voyei Varticle.Embrassade.

Saut , en Musque , est tout pastàged’un son à un autre par degrés disjoints.Voye\ Degré fi? Disjoint. II y a fautrégulier qui se fait toujours fur un inter-valle conformant; (voyrçCoNSONNANCE& Intervalle - , & fout irrégulier, quife fait fur un intervalle diísonnant. Cettedistinction vient de ce que toutes les dií-fonnances , excepté la seconde qui n’estpas un faut , sont plus difficiles à enton-ner que les consonnances ; observation,nécessaire dans la mélodie , pour com-poser des chants facilçs & agréables. {S. \

\