Band 
Tome trentième.
Seite
186
JPEG-Download
 

186 S A U

«ne grenouille verte qui monte sur les ar-bres , & qu’on appelle peur cette raisonrana arborea , grenouille d’arbre. Quoi-que cet infecte soit enveloppé d’une mem-brane , il ne laisse pas de marcher fortvite & hardiment , mais il ne faute & nevole point qu’il n'ait quitté fa pellicule.

Aussi-tût qu’il est sorti de son œuf, ilmonte fur une plante qu il touche avecson anus , pour v attacher une gouttel-lette de liqueur blanche & toute pleined’air. II en met une seconde auprès de lapremiere , puis une troisième , & il con-tinue de la forte jusqu’à ce qu’il soit toutenveloppé d’une grosse écume, dont il ne■sort point qu’il ne soit devenu un animal

Í iarfait, c’est-à-dire qu’il ne soit délivré dea membrane qui l’environne.

Pour jetter cette écume , il sait unecspece d’arc de la moitié de son corps ,dont le ventre devient la convexité ; ilrecommence àl’inílant un autre arc op-posé au premier, c’est-à-dire que Ion ven-tre devient concave de convexe qu’il étoit.A chaque fois qu’il fait cette double com-pression , il fort une petite écume de sonanus , à laquelle il donne de l’étendueen la poussant de côté & d’autre avec sespies.

M. Poupart a mis fur une jeune men-the plusieurs de ces petites sauterelles : lesfeuilles fur lesquelles elles firent leursécumes ne grandirent point , & celles quileur étoient opposées devinrent de leurgrandeur naturelle ; cela prouve que cesinsectes vivent du suc des plantes, tandisqu’ils font dans leurs écumes. Quand lajeune sauterelle est parvenue à une cer-taine grandeur , elle quitte son enveloppequ’elle laisiè dans l’écume , & elle fautedans la campagne : cette écume la ga-rantit des ardeurs du soleil qui la pour-voi enr dessécher. Elie la préserve encoredes araignées qui la suceroient. Les la-boureurs disent que ces écumes font unprésage de beau temps ; mais c’est qu’ellestie paroisient que quand le temps estbeau, car le mauvais temps les détruit.

(D. J.)

SAUTERELLE , ( Coupe des pierres. )instrument de bois compote de deux réglésB A , C A , assemblées par un bout A , j

S A U

comme la tête d’un compas pour être mo*biles , & propres à prendre l’ouverturede toutes sortes d’angles , rectilignes ,droits, aigus ou obtus.

Ce récipiangle sert pour transporter surla pierre ou sur le bois l’angle d’une en-coignure ou d’un trait de l’équerre , il estplus usité dans la coupe des bois que danscelle des pierres, où l’on se sert pour lamême sin du compas d’appareilleur, quiest une espece de sauterelle, à laquelleon a ajouré des pointes pour servir defausse-équerre ou de compas , suivant lesoccurrences.

SAUTEUR , f. m. ( Littérature. ) lesGrecs qui avoient placé la danse au rangdes marches militaires en abusant de ré-tablissement de leur gymnase , la prosti-tuèrent aux baladins & à des gens mépri-sables , fans même lui faire changer denom ; alors l’art de faire des saurs & destours de force fut un des quatre genres dela danse ; mais il faut ajouter qu’on fai-foit peu de cas de ce talent & de ceuxqui l’exerçoient. Clistene refusa sa fille àHippoclide pour avoir fini sa danse parl’imitation des postures baladines. On atrouvé à Nîmes une petite figure debronze , qui représente un de ces J auteurs \la conformité qui s’y rencontre avec lapratique que nos voltigeurs suivent au-jourd’hui , a une singularité qui frappe.Le tonnelet même que ces sortes des gensportent , restèmble à-peu de chose près àcelui que l’on voie à cette figure. Lecomte de Caylus, antiq. greq. roai. &c.tome ITI. (D. J.)

Sauteur, ( Manege . )un fauteurde deux especes , ou entre les piliers , ouen liberté. ~Lc fauteur entre les piliers estun cheval auquel on apprend à faire dessauts entre les deux piliers. Voye\ SAUT.Le sauteur en liberté est celui à qui on ap-prend à faire le pas & le íaut en appuyantle poinçon, ou en croisant la gaule parderrière.

On met des trousse-queues aux J au-teurs , pour leur tenir la queue en état r& l’empêcher de jouer & de faire paroîtrele fauteur large de croupe.

SAUTOIR, §?/v/re tsHorlogerie , c’estle nom d’une piece de la cadrature d’une.