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Tome trentième.
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loa, 5 c qui couloit dans l'Elée. Mais on neconnoîc point dans lePéîoponnese de fleuvenommé scarthon ; aussi Casaubon soup-çonne-t-il que ce nom pourrcit être cor-rompu. ( D.J.)

SCASON, f. m. {Poste-) espece de versqui a au cinquième pis un ianibe , & auíìxieme un spondée. La préface des saty-res de Perse est faite de ces fortes de vers.(Z>. J.)

SCATEBRA , ( Géogr. anc. ) fleuved’Italie , au pays des Volsques , dans leLatium adjeclum , ajouté. Pline , L II.ch. ciij. met ce fleuve dans le territoire deCasinum , & ajoute que ses eaux étoientfroides, & plus abondantes en été qu'enhiver. Ces deux qualités portent Cluvierà dire , que c’est aujourd'hui une petiteriviere , formée de diverses sources abon-dantes , qui sortent de terre dans la villede San-Germano , & dans son voisinage.Le cours de cette petite riviere n’est pasde plus de deux milles : au bout de cetespace, elie tombe dans une plus granderiviere , qui se perd dans le Liris. ( /). J.)

SCEAïELL ohSUAWFELL, ( Ge'og.mod.) montagne d’Angleterre, dans l’ìlede Mau. Les deux tiers de cette île fontcouverts de montagnes , qui occupenttoute fa largeur d'un bout à l’autre, &la plus haute de toutes est cellede sceafell ,d’où l’on peut dans un beau temps décou-vrir tout à la fois ['Angleterre, l’EcoíIb& l’Irlande. D. J.)

SCERU au SCEL , f m. ( Grnm. &JuriJjtrud . ) est une empreinte de quel-que hgure que son appose à un acte pourle rendfe plus authentique , & pour luidonner l’exécution parée.

On dií'oit autrefois jcelin lieu de sceau ,présentement on ne se-sert plus du termede Jcel que quand il est joint à quelqu’au-tre terme qui en caractérise i’eípece par-ticulière , comme jcel du châtelet, &c.& autres exemples que l’on verra ci-aprèsau mot Scel.

Anciennement les sceaux ou cachetstenoient lieu de signature , présentementle jceau ne peut tenir lieu de signatureni dans les actes privés, ni dans les actespublics.

Les sceaux dont on use parmi nous.

SCE

font de plusieurs fortes ; savoir ï îe fceïroyal , le ícel seigneurial , le ícel ecclé-siastique , le Jceau municipal , & le sce$privé.

Chacun de ces sceaux fe subdivise enplusieurs eípeces.

Par exemple , pour le scel royal, il ya le grand 6 c le petit sceau , pour Ie.<?grande & petite chancelleries ; le scefprésidial, le scel de justice J pour les ju-gemens ; îe scel aux contrats ou scel deanotaires , pour les contrats & obliga-tions; chacune de ces différentes espcceade Jceaux sera expliquée ci-après au moiScel.

Quelquefois par le terme de sceau onentend la séance où les lettres sont scel-lées. Cette séance est réputée une au-dience publique où l’on tient registre dece qui fe passe ; & il y a plusieurs édits 6 edéclarations qui y ont été publiés 6 c re-gistrés le jceau tenant en la grande chan-cellerie-

Ce quf concerne le grand 6 c le petiïsceau , la fonction de garde des jceaux , &la discipline des grandes 6 c petites chan-celleries , a été expliqué ci-dcvadt aux motsChancelier , Chancellerie óGarde des sceaux.

Nous ajouterons feulement ici , qu«depuis la démission de M. de Machaon ,dernier garde des jceaux, en 1757, lele roi a tenu les sceaux en personne.

Le jour est indiqué à la sin de chaquesceau-

Par le règlement que le roi a fait le 5Février 1757 pour la tenue du sceau, il acommis six conseillers d’état pour l’examendes lettres 6c expéditions qui doivent êtreprésentées au sceau 6c pour y assister ; ces-conseillers font M. M. Feydeau de Brou ,doyen du conseil , Daguesseau , de Ber-nage, d’Aguestbau de Fresnes, Trudainç-6c Poulletier.

Ils font aussi commis par Iettres-paten-tes du 16 Juin 1757 , pour présenter à S.M. ceux qui demandent d’être pourvusdesoflices.dont le garde des sceaux avoirla nomination , 6c pour donner les lettresde nomination , subdélégation 6c commis-sion. M, dç Brou , doyen du conseil, ox