Band 
Tome trentième.
Seite
223
JPEG-Download
 

S C E

bague, & les Juives en bracelet fur lebras, Cant. viij. 6. Il désigne aussi la mar-que ou le caractère que le sceau imprime ,Daniel , xiv. 16. II veut dire au figure',protection. Je mettrai Zorobabel fous maprotection , ponam , quasi signaculum ,Aggée , ij. 24. Dans le nouveau Testa-ment , sceau ts-çpayòc est employé par S.Paul pour preuve & confirmation , I. Cor.ix. 2. Délier les sceaux d’nn livre, dansl’Apocalypse, c’est proprement en délierles attaches ; mais c’est une expression mé-taphorique, qui signifie expliquer les cho-ses obscures & difficiles qu’il contient.

( D. J. )

Sceau , {Vìst. des usages.) la matièredes sceaux a été fort différente & toujoursarbitraire ; on en voit d’or , d’argent, deplomb , de cire , qui est à-présent la plusordinaire matière des sceaux des rois, dessouverains, & des magistrats. Le pape estle seul qui se serve de plomb. Les Romainsn’avoient pas, comme nous, des sceauxpublics ; les empereurs fignolent feule-ment les referits avec une encre particu-lière appellée sacrum encaufium, dont leurssujets ne pouvoient fe servir sans encourirla peine du crime de lele-majesté au secondchef. {D. J.)

Sceau de Notre-Dame , ( Botan .)nom vulgaire de la bryone noire , voye\Bryone , ( Botan. )

Sceau de Salomon, ( Botan. )nomvulgaire du genre de plante nommé parTournefort polygonatum. Voyez Po-lygonatum.

Sceau de Salomon , ( Mat. médic. )la racine de cette plante a un goût fade ,& très-légérement acerbe. Elle contientun suc gluant. Élie est généralement re-• 8 fi 6 stO^me vulnéraire astringente , &elle est d un usage assez commun à celitre; elle a beaucoup d’analogie avec laracine de grande confonde, avec laquelleon l’emploie ordinairement, & à laquelleelle peut être substituée. Voye ? Con-SOUDE grande, Mat. médic. ( b)

ScÉDULE, f. f ( Gramm. & Jurifprud.)signifie parmi nous , toute promesse ,billet ou autre écrit fait de main privée.

Cependant ce terme fe prend aussi enquelques 9cassons pour l’explcic ou rap-

S C E 22Z

port de I’huissier. Voye\ ci-après ScÉ-DULE ÉVOCATOIRE.

Ce terme vient du latin Jcheda , lequel,chez les Romains , s’entendoit de la pre-mière note ou mémoire que le notaireprenoit d’un acte qu’on vouloir pastèr.Cette premiere note ne faifoit aucunefoi en justice , elle ne tenoit point lieu deminute ; c’est pourquoi , par nous, l’on adonné le nom de Jce'dule aux promesses &billets fous seing privé.

», Cédules & obligations , dit la côu-», tume de Paris, art. 89. faites pour som-», mes de deniers , marchandises ou autres», choses mobiliaires, font censées & ré-», putées meubles.

», Ce’dule privée, dit Y art. 107. qui», porte promesse de payer , emporta», hypothéqué du jour de la confession ,», ou reconnoissance d’icelle faite en juge-», ment 011 par-devant notaires, 011 que», par jugement elle soit tenue pour con-», fessée , ou du jour de la dénégation en», cas que par après elle soit vérifiée >,.Voyei Danty, de la preuve par témoins ,additions fur la préfacé , &c.

ScÉDULE , est aussi un acte que les pro-cureurs donnent au greffier pour constaterleur présentation , ou pour faire expédierles défauts & congés qui fe prennent auGreffe. Voye{ CONGÉ, DÉFAUT, PRÉ-SENTATION.

ScÉDULE ÉVOCATOIRE , est un ex-ploit tendant à faire évoquer une affairepour cause de parenté ou alliance. Voye\ci-devant Évocation. {A i

SCEL, ( Jurijprud. ) est la même choseque sceau. L’ancien terme de scel s’est en-core conservé pour désigner avec un sur-nom particulier les différentes especes desceaux. Voyez les articles suivans.

Scel des apanages , est le scel par-ticulier des princes de la maison royalequi ont un apanage , & dont leur chance-lier ou garde des sceaux scelle toutes leslettres qui s’expédient pour les personnes& lieux de l’apanage. Voye\ ci - devantau mot Garde DES SCEAUX , r articleGarde des sceaux des apanages.

Scel attrieutif de Juridic-tion , est celui qui a le privilège d’attirec