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conventions faites & passées nux forces &rigueurs de fa cour, aux fins de contrain-dre les débiteurs à payer par saisie& vente de leurs biens , & détention deleurs p<.rs n nés , pourvu qu’ils s’y soientsoumis, & que la somme soit au moins dedix livres, Aoye\ le fîy'e de Nismes del’an 165 y & le glojs. de M. de Lauriere ,au mot rigueur.
SCEL DU SECRET , OU SCEL SECRET ,étoit proprement le petit Jceau ou cachetdu roi ; il étoit porté par un des cham-bellans ; toutes les lettres qui dévoientêtre scellées du grand sceau , dévoient d’a-bord être examin 'es par deux maitres desrequêtes, puis scellées du scel du jecret ,après quoi le chancelier y appoíoit legrand Jceau. M. de Lauriere croit que leJcel secret étoit la même chose que le j'celprivé ou particulier , & que le j'cel privédu prince, qui étoit beaucoup plus petitque le grand sceau , est le inême qu’on aappelle depuis contre-jcel.
Il est aussi parlé en quelques endroits duscel Jecret des juges , c'est-à-dire de leurscel prive. Voyt\ le recueil des ordonnan-ces de la premiere race , tom. I. & II.
Scel SEIGNEURIAL , est celui du sei-gneur haut justicier, dont on scelle lesjugemens émanés des juridictions& lesactes reçus par ses notaires ; ce Jcel estpublic & authentique , & a le même essetque le scel royal , pourvu qu’il ne soitappliqué qu’à des actes paslés dans lapirisdiction ; on l’appelle quelquefois scelauthentique , pour le distinguer du jceltroyal.
Scel VACANT , c’est lorsqu’il n’y apoint de garde des sceaux , & que le roitient lui-même le Jceau.
Scel des villes , ou Scel commun ,est celui que les officiers municipaux fontapposer à leurs expéditions qu’ils veulentrendre publiques & authentiques. Voye{Loiscau , en son traite des J'eigneuries.(^) . ^
SCELERAT , adj. qui se prend aussisubstantivement {Gram.) celui qui est némalfaisant, & qui s’eít rendu coupable dequelques grands crimes. On dit le scélérat!c’est le plus scélérat des hommes. Qui croi-roit que dans une société bien policée , il
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pût y avoir des scélérats impunis ; cela estpourtant. On ôte 1 a vie à celui qui pressépar la miscre , brise votre cossre sort, &en emporte un écu pour acheter d u pain ,& on laisse vivre I’homme noir qui prendl’innocence par les cheveux, & qui latraîne ; on est attaqué dans les choses quitouchent à i’honneur & à la considérationpublique, dans des biens infiniment plusprécieux que la fortune & la vie ; & cettescélératesse , la plus vile de toutes , puis-qu’elle se commet impunément, reste sanschâtiment. Cet homme qui affiche tant deprobité, je le connois ; ses amis qu’il aperdus le connoissent comme moi ; croyez-moi, ce n’est au dedans qu’u n scélérat ;combien il a de semblables ! On a dit queTacite apprenois à être scélérat , ce n’estpas là l’effet que la lecture de cet histo-rien produira fur les âmes bien faites.
SCELERAT A PORTA , ( Topogr.de Rome. ) c’est-à-dire la porte scélérate,ou éxécrable ; c’étoit une des portes del’ancienne Rome , ainsi nommée de lamort des trois cens six Fabiens qui sorti-rent par cette porte pour aller attaquerles Veïens, Lc qui périrent tous , à ceque prétendoit la tradition fabuleuse , dansle même jour , au combat de Crémer ,l’an 277 de la fondation de Rome. Ovidea adopté le conte de la perte des Fabiens,dans ses fastes , pour le narrer en deuxvers simples & naïfs.
Una dies Fabios ad hélium miserat omnes ,Ad hélium mijsos perdidit una. dies.
{D. J.)
SCÉLÉRATESSE , f. f. ( Gram. ) ac-tion noire énorme & perfide. Voye ç "art.SCÉLÉRAT. Scélérat & scélératesse se di-sent auffi quelquefois par plaisanterie , dechoses d’assez peu d’importance. On vousa donné un rendez-vous auquel on ne setrouvera point; méfiez-vous de cettecoquine-là, c’est une scélérate.
SCELITE , f. f. {Gramm.) pierre figu-rée graveleuse , tirant sur le blanc , & re-présentant la jambe de l’homme , à ceuxsur-tout qui voient dars les nuées toutce qu’il leur plaît d’y voir.
SCELLA , ( Géogr. mod. ) province