Band 
Tome trentième.
Seite
230
JPEG-Download
 

LZS S C E

Enfin, lq scellé peut être apposé en ma-tière criminelle sur les effets volés ou re-célés.

Les officiers du châtelet peuvent pardroit de fuite apposer le scellé par toutle royaume , pourvu que le défunt eût sonprincipal domicile à Paris.

On peut s’cppofer à la levée d’un scelle ,soit en faisant insérer son opposition dansle procès-verbal du commissaire , ou enlui faisant signifier son opposition par unacte séparé.

Le scellé ne peut etre levé que troisjours francs après les funérailles du défunt.

Pour lever les scellés , il faut que toutesles parties intéressées soient appellées envertu d’ordonnance du juge.

Au jour indiqué par l’ordonnance , lejuge se transporte en la maison où sontles scellés ; & après les avoir reconnu sains&: entiers il les leve , & du tout il dresseíbn procès-verbal ; ensuite on procede àl’inventaire.

S’il arrive un bris de scellé, le juge endoit dresser son procès-verbal, & ensuitefaire informer & décréter. Voye% le traitédes scellés & inventaires , par Méfié , &le mot Inventaire, {A)

SCELLÉ , v. act. {Gram.) c’est apposerun sceau , le scellé. Voye\ Fart. Scellé.II se dit aussi au figuré : il a scellé par cettederniere action l’arrèt de sa réprobrationéternelle ; ils ont scellé cette vérité oucette fausseté de leur sang ; les mauvaisprêtres ret dent la résurrection de Jesus-Chnít inutile , autant qu’il est en leurpuissance; on peut dire d’eux gn’ils scel-lent le tombeau , & [ignaverurit Lpidem.

SCELLER , ( Archit.) c’eít arrêter avecle plâtre ou le mortier des pieces de boisou de fer. Sceller en plomb , c’eít arrêterdans des trous avec du plomb fondu descrampons ou des barreaux de fer ou debronze : on dit faire un scellement , poursceller. ( D. /.)

SCELLEGR, f. m. ( jurisprud.) est unofficier qui appose le sceau aux lettres dechancellerie.

U y a auíîi dans plusieurs tribunaux unscelkur en titre qui appose le sceau de lajurisdiction aux j-.igemens cjir l’on veutrendre exécutoires. Voye{ Sceau. {A)

S C E

SCELOTYRBE , f. f. {Médecine.) foì-blesse &ì douleur dans les jambes, quisont ordinairement un symptôme de scor-but.

Ce mot est composé de <rx.ib.ot , jambe;& Tiipíln tumulte , désordre.

Ce terme se prend quelquefois pour lescorbut même, & quelquefois aussi pourles remedes qu’on emploie dans cette ma-ladie. Voyei Scorbut.

Les soldats de Germanicus furent atta-qués de scelotyrpe pour avoir bu de l’eaud’une certaine fontaine fur les côtes deFrise.

SCEN(E , ( Géogr. anc. ) ville situéeaux confins de la Babylonie , & dans laMésopotamie déserte. Elle appartient auxArabes l’cénites , à ce que nous apprendStrabon , liv. XVI. page 748. (D. J.)

SCEhlE, f. f. ! Littéral.) théâtre, lieuoù les pieces dramatiques étoient repré-sentées. Voyei Theatre. Ce mot vientdu grec <rxmi , tente , pavillon , ou ca-bane, dans laquelle on représentoit d’abonjles peemes dramatiques.

Selon Rollin , la scene étoit proprementune fuite d’arbres rangés les uns contreles autres fur deux lignes parallèles quiformoient une allée & un portique cham-pêtre pour donner de l’ombre, ment ., &pour garantir des injures de l’air ceux quiétoient placés dessous. C’étoit-là , dit cetauteur, qu’on représentoit les pieces avantqu’on eût construit les théâtres.Cafliodoretire austì le mot sccne de la couverture& de l’ombre du bocage fous lequel lesbergers représentoient anciennement lesjeux dans la belle saison.

Scene se prend dans un sens plus particu-lier pour les' décorations du théâtre : de-làcette expression , la scene change , pourexprimer un changement de décorations.Vitruve nous apprend qùe les Anciensavoient trois sortes de décorations , oude scenes fur leurs théâtres.

L’usage ordinaire étoit de repre.entecdes bâtimens ornés de colonnes & de sta-tues fiir les côtés ; & dans le fond du théâ-tre d’autres édifices , dont le principalétoit un temple ou un palais pour la tra-gédie , une maison ou une rue pour lacomédie, une forêt ou un passage poux