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Tome trentième.
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SCÉNIQUE , COLLEGE , ( Antìq .ihéatr. ) on donnoit ce nom à une société'.de gens qui servoient aux représentationsthéâtrales, ou aux combats gymniques,& qui étoient établis en différentes villes.,;tant de la Grece que de l’empire romain.Tous ces colleges avoient des sacrifices &des prêtres particuliers, & ce ui qui étoit2 la tête de ces prêtres prenoit le titre degrand-prêtre da collcge , ttp^npîv! z-uvoS'o-j.Cela devint si commun, même dans Jesvilles latines où il y avoir de ces collegesde comédiens, de musiciens ou d’arhle-tes , que les Latins emprunteront des•Grecs le nom d ’archiereus J’ynodi , fans yLien changer. On en trouve des exemplesdans diverses inscriptions. Ces colleges éli-soient ordinairement pour grand prêtre-quelqu’un du corps , comme on peut levoir dans des inscriptions rapportées parGru ter.

Outre cela , ces colleges fcémqnes ougymniques, se nommoient eux-mêmes deseipeces de magistrats qui prenoient le titreà'archontes.. Dans les assemblées de cescolleges on laifoir différens décrets, soitpour témoigner de la reconnoissance en-vers leurs protecteurs, soit pour faire hon-neur à ceux d’entre les associés qui se dis-tinguoienc par leurs talens. II y a quelque«pparence que les fragmens d’inscrip-tions grecques trouvées à Nismes, fontdes restes de quelques-uns de ces décrets,du moins nous sommes portés à le croireainsi , par le mot decretum , qui

se trouve à la tête d’un de ces fragmens; &parce que la ligne suivante commence demarne que tous les décrets de cette espece,

Tsammi^T&c^ t ®' SUarUÌO i UÌíUm

II est certain que ses comédiens, chan-teurs , joueurs d instrumens, & autrespersonnes qui paroissoient fur 15 scene ,artifices Jcenici, S'iovus-i&m tî'/jit&i , s’é-toient répandus dans l’Asie fous les suc-cesseurs d’Alexandre , comme on peut enjuger par un passage du XIy. lib. deStrabon.

Les différentes troupes qui représertoient des comédies , des tragédies, àdans les villes Asiatiques, sç diíUnguoiçiZom XXX,

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entr’eîles par les noms qu’elles emprun-toient, les unes des rois qui les hono-roient de leur protection , les autres duchef de la troupe.

Ces troupes de comédiens non-seule-ment se sourinrent dans.l’Asie, après quece pays eut pasté fous la domination desRomains; mais de plus elles envoyerentdes especes de colonies dans succèdent ,où les principales villes des provinces se• piquèrent d’avoir des comédiens grecs ,à-pai-prês comme de nos jours nousvoyons différentes cours de TEurope em-pressées d’attirer des troupes de comé-diens italiens. On trouve la preuve dece tait dans une inscription découverted puis environ 40 ans, à un quart delieue de Vienne ìur le chemin de Lyon,

. par laquelle .on voitqu’il y avoir des co-médiens asiatiques établis à Vienne, les-quels y formèrent un corps, & un corpsassez permanent pour qu’ils songeassent kfaire préparer un lieu propre à leur servirde sépulture , lorsque quelqu’un d’entreeux viendroit à mourir. Scœnìci Afiati-ciani , & qui in eodem corpore funt vivi ,fibi fecerunt.

Les comédiens & les musiciens distin-gués dans leur art, aussi - bien que lesathlètes qui s’étoient rendus célébrés parles victoires qu’ils avoient remportées dansles jeux gymniques, cbtenoient le droitde bourgeoisie en différentes villes. L’a-mour du plaisir a toujours récompenséceux qui se distinguent à en procurer.(D. J.)

Scéniques JEUX > ( The'at. des Grecs& desRom.) ludi jcenici ; les jeux scéni-ques comprennent toutes les représenta-tions , & tous les jeux qui se sont faits furla scene ; mais il ne duit être ici questionque de généralité fur les jeuxjcentques desGrecs & des Romains.

Les plaisirs des premiers hommes fu-rent purement champêtres : ils s’assemble-rent d’abord dans les carrefours, ou dansles places publiques pour célébrer leursjeux, mais étant souvent incommodés parl’ardeur du soleil, ou par la pluie, ilsfirent des enceintes de feuillages, que lesGrecs appellerent Latins