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Tome trentième.
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d’autres font tendres & friables au pointde pouvoir servir de crayon. Il y a desschistes qui sont composés de particulestrés-déliées ; telles font les pierres donton fe sert pour repasser, & qu’on appellecos ou coticu/a. II y en a qui ne fe parta-gent que difficilement en lames ou enfeuillets ; d’autres fe divisent avec beau-coup de facilité. C’est donc fans raison quequelques auteurs placent tous les schistesau rang des pierres vitrifiables, tandis qued’autres les mettent au rang des pierrescalcaires ; l’erreur vient de ce qu’on nes’est arrêté qu’au coup d’œil extérieur &à la pro oriété de fe diviser en feuillets, quifont communes à plusieurs pierres, quiau fond peuvent être d’une nature très-différente. Ainsi quelques schistes doiventleur origine à l’argille ; d’autres en fontredevables à la marne ou à la craie ; d’au-tres font encore plus mélangées , &c.

Plusieurs naturalistes attribuent la for-mation du schiste ou des ardoises, à undépôt qui s’est fait des terres détrempéespar les eaux du déluge , ou par les eauxde la mer , lorfqu’elles ont couvert notrecontinent. Ce qu’il y a de certain, c’estque ces pierres fe trouvent toujours parcouches, quelquefois horifontales & d’au-trefois inclinées, & même presque per-pendiculaires à l’horifon. Voye\ TERRE ,( couches de la). Ces lits fe trouvent tantôtprès de la surface de la terre, tantôt àune très-grande profondeur. Voye{ Ré-

volutions DE LA TERRE.

_ C’est ordinairement dans des lits depierre feuilletée ou de schiste , que l’onrencontre les empreintes de plantes & depoissons, comme on peut le remarquerdans le ss l Jste ou dans l’ardoife cuivreusedu comté de Mansfeld , qui est une pierreremplie d empreintes de poissons , & sichargee de cuivre, qu’on Exploité avecsuccès pour en tirer ce métal.

Les mines de charbon de terre font or-dinairement accompagnées & couvertesde schiste , & fa couleur noire paroît venirdu bitume dont cette pierre est pénétrée.

Souvent le schiste est entremêlé de pyri-tes & d’alun ; celui qui est dans ce cas estsujet à fe décomposer & à perdre sa liaisonlorsq u’il est exposé à l’air. ( — )

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SCHISTE , exploitation des carrières de

S C H i S T E , appellees communément

Ardoise.

Travaux des carrières d’ardoises.On commence par enlever les terres del’endroit où l’on veut ouvrir la carrière.11 n’y a rien de fixe fur la profondeur deces terres ; elle est tantôt grande , tantôtpetite, quelquefois le sommet de la rocheest à la surface de la terre , d’autrefoisil en est à quelque distance. Auffi-tót qu’ona découvert la costè , on fait fur le plande cette cosse , dans son milieu , uneouverture d’environ neuf piés de profon-deur ; c’est à l’étendue des rochers à dé-terminer les autres dimensions. Cette ou-verture s’appelle premiere foncée. Lafoncée n’a point par-tout exactement lamême profondeur , on lui donne un peude pente de l’un à l’autre bout du banc ,qu’eile forme. Cette pente for toute lalongueur du banc peut aller à un pied jen forte qu’à l’extrémité du banc , la fon-cée peut avoir dix piés de profondeur.On pratique cette pente pour déterminerles eaux des sources qu’on peut rencontrer,à la suivre & à descendre.

Le moins de largeur qu’on puisse don-ner à la foncée , est celle qui est nécessairepour qu’un ouvrier qui y est descendu ,puisse travailler sans être gêné. Lorsquela premiere foncée est faite , on a , par lemoyen de cette opération , & de cellequi a précédé , savoir la coupe ou le per-cement de la cosse , un banc tout formé.

Lorsque le banc est formé , il arriveou que la pierre ou ardoise est tendre &parsemée de veines , ce qu’on appelleêtre en feuilletis ; & alors elle n’est pasassez faite ; elle n’a pas assez de consis-tance pour fe diviser exactement par la-mes , & pour que ces lames aic-nt la du-reté requise ; ou elle est excessivementdure & cassante ; défaut opposé au pré-cédent , mais qui ne permet pas de tirerde Yardoise un meilleur parti ; on donneà Y ardoise de cette derniere qualité lenom de chat : ou elle a la fermetéconvenable , & les ouvriers font, commeils disent , en bonne chambrée j dans lesdeux premiers cas , on ne retire aucunfruit de son travail ; avec cette différence,