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Tome trentième.
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Ceur; il eut quelque teinture d’hébreu &de grec.

Personne n’ignore combien l’Astrono-mie doit à Alphonse qui est - ce quin’a pas entendu nommer du moins lestables alphoníìnes ? C’est lui qui conlidé-rant les embarras de la sphere de Pto-lome'e, disoit que " si Dieu Tavoit ap-» pellé à son conseil, il auroit arrangé» le ciel un peu mieux »,

Troifieme période de la philosophiescholasiique. Lorsque Pabsurdiré soit dansles sciences, soit dans les arts, soit dansla religion , soit dans le gouvernement,a été pouslée jusqu’à un certain point ,les hommes en sont frappés, & le malcommence à se réparer quand il est ex-trême. La philosophie & la théologie scho-laj'tiqueèt oient devenues un si abomina-ble fatras, que les bons esprits ou s’endégoûtèrent, ou s’occuperent à les dé-brouiller.

Guillaume Durand commença cette tâ-che. II en fut appellé le docleur très-ré-folu. 11 eut des opinions particulièresfur Tétât des âmes après leur séparationd’avec le corps, & le concours de Dieu& de la créature. II n’en admettoit qu’ungénéral; selon lui un esprit est dans lelieu ; mais ce lieu n’est point déterminé.II convient à son essence d’être par-tout.Sa présence à un corps n’est pas nécessai-re , soit pour l’animer , soit pour le mou-voir. Sa hardiesse philosophique sit douterde ion orthodoxie St de son salut.

Occam disciple de Scot, renouvella lasecte des nominaux. On l’appella le docleursingulier & invincible ; II professa la théo-logie a Paris au commencement du qua-torzième siécle. U eut des idées très-fai-l es .: su f,i es P, uisI ?nces ecclésiastiques

& civiles , & il servit

, n u r ,? vec zeIe Philip-

pe-le-tìel dans ía querelle avec Boniface.

Il en eut un antre fur la propriété desbiens religieux avec le pape Jean XXII.qui Tanathématifa. II vint en France ychercher un asyle, d’où il eut bientôtoccasion de se venger de la cour deRome , en achevant de fixer les limi-tes de l’autorité du souverain pontife.Celui-ci eut beau renouveller ses excom-munication*,. Taggrav«r , briser des cier-

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ges, & les réaggraver, Occam persistaà soutenir que le souverain n’étoit sou-mis qu’à Dieu dans les choses temporel-les. II se montra en 133° a l a cour del’empereur Louis , qui l’accueillit, & àqui Occam dit : Défendes moi de votreépée , Ù moi je vous défendrai de maplume. 11 a écrit de la Logique, de laMétaphysique St de la Théologie. On luireproche d’avoir fait fléché de tout,mêlant les peres & les philosophes, lesauteurs sacrés St les auteurs profanes, leschoses divines & les choses naturelles, lesdogmes révélés & les opinions des hommes,le profane & le sacré , l’exotique Sc le do-mestique , l’orthodoxe Sc I’héréíîe, levrai St le faux , le clair St l’obscur, plusscrupuleux sur son but que sur les moyens.

Richard Suijset parut vers le milieu duquatorzième siécle. Il s’appliqua aux ma-thématiques , St tenta de les appliquerà la philosophie naturelle ; il ne négligeani la philosophie, ni la théologie de Tontemps. II entra dans Tordre de Liteauxen 13^0. Rien ne s’allarme plus vite quele mensonge. C’est Terreur & non la vé-rité qui est ombrageuse. On s’apperçut ai-sément que Suìsset soivoit une méthodeparticulière d’étudier & d’enseigner , ScTon se hâta de le rendre suspect d’hétérc-doxie. Le moyen qu’un homme sut l’alge-bre , St qu’il remplît sa physique de carac-tères inintelligibles fans être un magicien ouun athée ? Lette vile & basse calomnie estaujourd’hui, comme alors, la ressource deTignorance Sc de l’envie. Si nos hypocrites ,nos faux dévots l’osoient, ils condamne-rai ent au feu quiconque entend les prin-cipes mathématiques de la philosophie deNewton , St possede un fossile. Suistècsuivit la philosophie d’Aristote. U com-menta fa physique & sa morale; il intro-duisit le calcul mathématique dans la re-cherche des propriétés des corps, St pu-blia des astronomiques. 11 écrivit un ou-vrage intitulé le calculateur. 11 méritoitd’être nommé parmi les inventeurs de Ta!**gebre, & ill’eûteté, fr son livre du cal-culateur eût été plus commun. On étoiealors si perdu dans des questions futiles,qu’on ne pouvoit revenir à de meilleuresconnoissances. S’il paroiísoit par hasard u«