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«roiive dans la partie où l’on avoít jugél’abscès , de petites glandes tombées ensuppuration , mais dont le pus ne pouvoit.s’échapper. Obfèrv. 43. cenîur. II. FabriceHildan donne une observation á-peti-prèssemblable , d’un ouvrier en bois nomméAmedée , qui après avoir été pendant deuxans tourmenté de diverses maladies essuyade vives attaques de sciatique auxquellesil succomba*; en disséquant la partie affec-tée , on trouva près d u grand rotateur dufémur droit , un amas de liqueur puru-lente dont le poids auroit excédé une li-vre , & qui en rongeant & relâchant lesligamens de l’«rticulation, avoit fans doutedonné lieu à la luxation qu’on avoit ob-servée dans le malade , & on rencontrafous le muscle près du côté gauche, unathérome qui contenoit plus de deux li-vres de pus très-épais. Obs. yt.centur. I. IIparoît que ces deux maladies qu’on a jugéêtre des sciatiques , à cause du íìege de ladouleur , n’en étoient point en effet ,sur-tout la derniere , où la douleur étoitla suite du dépôt qui se formoit & qui étoitvraisemblablement critique , ayant lieudans un homme cacochime , & le déli-vrant d’un état valétudinaire où il avoitlangui l’eí’pace de deux ans; en général,on ne trouve rien qui ne soit naturel dansla hanche , la cuisse des personnes quiont gardé la sciatique pendant très-long-temps, & ce n’est que fur des conjec-tures qu’on a établi que le siégé de cettemaladie devoit être dans !e muscle apo-névrotique , placé à la partie supérieureinterne de la cuisse, d’où il se prolongele long de cette partie & de la jambe,occupant plu S oii moins d’étendue jus-qu au pié , & qn’on connolt même enfrançms, sous le no m latin de fascia lata :ces conjectures iont sondées sor l a scn-í.b.Iite extreme des parties tendineusesf quoique parodient prouver de contraireles expériences fautives de M. de Haller ),& fur la place qu’occupe la douleur exacte-ment correspondante à celle du fascia lata ;lors même qu’elle s’étend jusqu’aux piés.
Le peu que nous tenons de l’observation& qui ne répand presque aucun jour surla nature de cette maladie, c’est que lespersonnes les plus sujettes à la íciatiqueTome XXX.
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font celles qui naissent de parens qui onont été attaqués , ou qui^ont eu la gouttedans quelque autre partie ; elle est plusfamilière aux hommes qu’aux femmes,& «'attaque guere que celles qui sont ro-bustes , & qui par le tempérament & lafaçon de vivre sont plus lemblables auxhommes ; les jeunes gens & les adultesy sont moins exposés qu’aux autres espe-ces de gouttes, il semble que ce soit unemaladie plus particulièrement réservée auxvieillards ; elle succédé quelquefois à lacessation des réglés, des hémorrhoïdes,à la sopression des évacuations naturellesou accoutumées , aux rhumatismes , &rarement à la goutte ; elle y dégénéré plussouvent , & naêtne assez promptementquand elle est très-vive , c’est-à dire , lagoutte se porte plus ordinairement de lahanche , aux piés & aux mains , que deses parties à la hanche.
La sciatique est d’ailleurs une maladieplus incommode que dangereuse;rarementelle contribue à accélérer la mort du ma-lade , quelques auteurs croient plutôtqu’elle sert â la retarder ; du moins est—ilcertain que les personnes attaquées de cettemaladie vivent assez long-temps ; seroit-ce simplement parce qu’elle ne commenceque dans un âge très-avancé, & qu’elle n’alieu que dans certains tempéramens robus-tes qui n’auront pas été assez affoiblis parlas exoès , ou pas assez fortifiés faute d’e-xercice ? II est extrêmement difficile , Scpeut- être imprudent de la guérir, & d’au-tant plus qu’elle est plus invétérée ; Stahlprétend que la sciatique , les hémorrhoï-des , la néphrétique & le calcul se rencon-trent très-souvent ensemble , se succèdent& se produisent réciproquement ; cetteprétention est justifiée à certains égards parl’observation ; on a remarqué en général Scaflèz vaguement, que les maladies arthri-tiques avoient beaucoup de rapport d«côté des causes avec le calcul ; ce quiregarde les hémorrhoïdes n’est point aussiconstate , & 1 âge ou la sciatique paroltle plus fréquemment est très-peu appropriépour cette évacuation. S'ií est arrivé quel-quefois , ce que j’ignore , <jue les hémor-rhoïdes aient terminé la sciatique , ellesont cela de commun avec toutes les autres
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