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parfaits , soient des vérités de la foi , oudes vérités essentielles , puisqu’on les prê-choit à tout le monde ; mais ce qu’il nommedoctrines fecrettes , font les explicationsmystiques des lois , des cérémonies , engénéral de celles qui avoient été instituéesdans le vieux Testament, ou ce qui avoitété dit mystiquement par les prophètes.C’étoit là la science fecrette , dont il ne fal-loit parler qu’aux initiés. C’étoit là la tra-dition que J. C. avoit enseignée a ses disci-ples , la sagesse mystérieuse. Ce que S.Clément avoit permis de divulguer &d enseigner à tous ; c est ce que S. Paulappelle le lait, c’est-à-dire la doctrine descathécumenes , la foi , l’espe'rance , lacharité ; mais ce qui, selon lui, ne devoitpoint être divulgué ; c’est ce que l’apótreappelle viande solide , c’est-à-dire la con-noissance des secrets, ou la compréhensionde l’essence divine. Voilà , continue t-il,cette science Jècretîe dont J. C. fit part à sesdisciples depuis ta résurrection.
Quoi qu’il en soit de toutes les idées deClément d’Alexandrie fur la sciencefecrette ,il est constant que les chrétiens n’ont ja-mais caché leurs mystères aux infidèles.S. Paul n’avoit point cette pratique ; ellene fut point d’ufage du temps de Tertul-lien, de Minucius Félix, & de Justinmartyr; ce dernier déclare qu’il seroitbien lâché qu’on l’accusàt de rien dissimu-ler par malice , ou par affectation ; maisClément d’Alexandrie se fraya une nou-velle route, & l’applanit si bien par soncrédit & par son érudition, qu’iljtrouvadessectateurs,& S. Chryfostome Iui-même touthomme sensé qu’il étoit. OnJ peut voir ladissertation de Caíaubon fur le silence mist c n eux , exercit. XII. n* ai ( D f )
Sc í en ce des médailles {Ârtnu-rmjrnat. ) la médaille nurnìsma dans Ho-race est une piece de métal frappée &
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marquée, soit qu’ellc ait été mon noie011 non. ( * )
Le goût pour les médailles antiques pritfaveur en Europe à la renaissance desbeaux-arts. Pétrarque, qui a tant contri-bué à retirer les Lettres de la barbarie oùelles étoient plongées, rechercha les mé-dailles avec un grand empressement , &s’en étant procuré quelques-unes ; il crutles devoir offrir à l’empereur CharlesIV. comme un présent digne d’un grandprince.
Dans le siecle suivant, Alphonse roi deNaples & d’Arragon , plus célébré encorepar son amour pour les lettres que par sesvictoires, fit une fuite de médailles aflezconsidérable pour ce temps-là. A l’exem-ple de ce monarque, Antoine , cardinalde Saint Marc, eut la curiosité de formerà Rome un cabinet de médailles impé-riales.
Cosine de Médicis commençoit dans lemême temps à Florence cet immense re-cueil de manuscrits, de statues , de bas-reliefs , de marbres, de pierres gravées& de médailles antiques , qui fut ensuitecontinué avec la même ardeur par Pierrede Médicis son fils , & par Laurent sonpetit-fils. Les encouragemens & les secoursque les Savans reçurent de la maison deMédicis , contribuèrent infiniment auxprogrès rapides que les Lettres firent enItalie. Depuis la fin du xv. siecle, le goûtde l’antique & l’étude des médailles s’yfont perpétués , & les cabinets s’y fontmultipliés & perfectionnés.
L’Ailemagne connut les médailles dansle xvj. siecle , Maximilien I. en rassem-bla beaucoup , & inspira par son exempleaux Allemands l’amour pour ces précieuxrestes d’antiquité. Nous trouvons les estaisde leur goût pour ces monumens, dans lelivre de Jean Xuttichius fur la vie des
(*) M. de Varennes, Receveur des impositions à Orléans, vient de trouver, en fouillantfa terre à la Mothe-Jarri , un billon fort rouge , semblable en beaucoup de choses au fol ouf anc-d'or , que le Blanc attribue à Louis VI , dit le Gros : mais comme on riy voit ni lettresni monogrammes, ni devises, marques empreintes fur toutes nos monnoies depuis la fondationde !a monarchie , il en conclut que.ee n’eít point une tponnoie , 6c il est tenté de croire que c’estun letton. 11 faudroit en conclure que les lettons font antérieurs cn France à la réduction dunombre des fleurs de lys que nos Rois portoient fur leur écu, & q,u’ils étoient connus deuxhcclçs avant celui ou M. de Jaucourt, dans nQtrs article Jetions , a fixé leur commencement.
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