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empereurs & des Césars, enrichie de leursportraits tirés des médailles antiques. Celivre fut publie en 1525 , réimprime en1^34, & angmenté trois ans âpres de 42médailles consulaires gravées en bois.
Brdé fut le premier en France qui népour Fétudc de l’antiquite , lit une petitecollection de médailles d’or & d’argent -avant même cjue d’écrire fur les monnoiesdes anciens. II fut imité par Jean Grollier,Guillaume du C boni & quelques autres.Les progrès que cette science a fait en-suite dans ce royaume , font trop con-nus pour qu’il soit nécessaire de nous yarrêter.
Le août des médailles prit la plus grandefaveur dans les Pays-Bas , lorsque Golt-zius vint à s’y réfugier ; & ce goût passabien-tôt la mer, pour jetter dans la grandeBretagne des racines auílì vives que pro-fondes.
A l’égard de l’Efpagne , Antonio Au-gustin! , mort archevêque de Tarragoneen 1586, est ie premier & paroît être pres-que le seul qui le soit appliqué à cormoître& à rassembler des médailles. Ce savanthomme , Pun des plus célébrés antiquairesde son temps, essaya de répandre parmises compatriotes la passion qu’il avoitpourles monumens antiques ; mais les tenta-tives furent infructueuses , personne nemarcha sur ses traces.
II n’en a pas été de même dans les au-tres pays quej’ai nommés. Dès l’an 1^55on avoir vu paraître en Italie le discoursd’En/e Vico , pour introduire les amateursdans Pintime connoissance des médailles.L’auteur y traita de la plupart des chosesqu’on peut y observer en général , desmétaux sur lesquels on les a frappées, destêtes des princes qu’elles représentent ; destypes gravés fur les revers, des légendesou inscriptions qui se hient sur les deuxcôtés de la médaille ; des médaillons &des contorniates ; des médailles fausses 011falsifi es ; enfin , des faits historiques donton peur ou établir la vérité, ou fixer ladate par le moyen des médailles de laforme des édifices publics qu’on y remar-que J des noms des personnages qu’on litfur ces monumens, & des différentes ma-gistratures dont il y est fait mention.
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En 1^76 Goltzius publia dans les Pays-Bas ses médailles des villes de Sicile &de la grande Grecs ; Tannée suivanteUrsini mit au jour les monumens numis-matiques des familles romaines jufqu’aurégné d’Auguste ; entreprise continuée dansle même siecle par Adolphe Occo, jus—qu’à la chute de Pempire.
A la foule de beaux ouvrages qui paru-rent dans le fiecle suivant sur les médail-les en général , les Antiquaires y joigni-rent les explications de toutes celles deleurs propres cabinets & des cabinetsétrangers : alors on fut en état , par lacomparaison de tant de monumens, soitentr’eux , soit en les confrontant avec !esauteurs grecs & latins , de former dessystèmes étendus fur Tare numismatique.
Plusieurs savans n’oublierent pas d’é-taler, peut-être avec excès , les avantagesque l’histoire & la géographie peuventtirer des médailles & des inscriptions ; ilest vrai cependant que ces monumens pré-cieux réunis ensemble , forment presqueune histoire suivie d’ancicns peuples , deprinces , & de grandes villes ; & leur au-torité est d’autant plus respectable , qu'ilsn’ont pu être altérés. Ce sont des témoinscontemporains des choses qu’ils attestentrevêtus de l’autoriré publique , qui sem-blent n’avoir survécu à une longue suitede siée les & aux diverses révolutions desétats, que pour transmettre à la postéritédes faits plus ou moins imporcans , dontelle ne p urroit d’ailleurs. avoir au-cune connoissance. On 11’igncre pas queM. Spanheim a réduit à des points géné-raux P objet des médailles en particulier,pour en justifier futilité ; & M. Vaillant,rempli des mêmes vues, a distribué parregnes toutes les médailles des villes grec-ques fous Pempire Romain.
D’autres auteurs se tournant d’un autrecôté, ont envisagé les médailles commemonroie, & en ont comparé le poids &.la valeur avec celle des monnoies moder-nes ', Pexamen de ce seul point a deja
produit plusieurs volumes.
Enfin les ouvrages numismatiques sesont tellement multiplies , qu’on avoitbesoin d’une notice des savans qui ont écritfur cette matière ; c’est ce qu’a exécuté