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■ta clôture des héritages étant permise , les ,prairies artificielles pourront s etabli£ gr. 1sûreté,fans craindre de les voir foulées parleyîai! T qui en perd plus avec ses piés qu’iln’en mange ; nos troupeaux, se multiplie-ront en proportion.
" L’agriculture a dit M. le îìm a 1 ar-ticle Ferme, ne peut avoir des succès éten-dus & généralement intéreísans, que par lamultiplication des béssepx ,î ce ren ‘
dent à la terre par l’engraîs ést infinimentau-dessus de ce qu’elle leur fournit par leursubsistance.Multiplions nos trou-
peaux , nous doublerons presque-nos récol-tes en tout genre. Puisse cette utile persua-sion frapper également les fermiers & lespropriétaires ! Si elle devenoit active &générale ; si elle étoit encouragée , nousverrions bien-tôt l’agriculturc faire des pro.grès rapides, nous lui devrions Pabondanceavec tous ses effets : on verroit la matière<lu commerce augmentée , le paysan plusrobuste & plus courageux , la populationrétablie , les impôts payés fans peine , l’etatplus riche & lc peuple plus heureux.
Je connois des villages qui possedent encommunes plus de mille arpens de terresmesure de Paris, qui en ont le double Sc letriple en terres labourables ; tout le terri- 'toire suffit à peine pendant huit mois de1 année à la nourriture de quatre à cinq censmoutons, & de deux cens, tant cheveauxque bœufs & vaches. Si ces communesetoient partagées, qu’elles sussent mises enray-grajs on en toute autre prairie artifi-cielle ; les mille arpens sufíiroient pouruourru: toute l’année à l’étable deux cens
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te commráok s ol "" s >».l e moutons;ìiorées & cultivées avec <v Cl °? S ’ am fméthode d’Angleterre e llef suivant laroient davantage. en nourri '
Je ne m’étcndrai point ici s ur tous i esavantages de la clôture des hérita Kes u-ont été démontrés par M. Pattullo , ^ nnsion essai fur ^amélioration des terres. Cehvre est entre les mains de tout le monde,ou du moins devroit y être.
Tout ce qui peut augmenter considé-rablement les revenus de l’état & l’aisancer «ne XXX.
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du particulier, intéresse la nation, méritala nltjs grançjg fitfentjç>n du mjniííere, &cla protection la plus marquée de la partdusouverain.
L’ordre que sa majesté le roi de Polo-gne m’a donné, d’établir sur les çc-rres dela Malgrange des prairies artificielles enrny-grafs , & d’améliorer le fol le plusingrat, nous fait espérer cette révolutionavantageuse dans notre agriculture. Leschefs des cours souveraines, les seigneursde la premiere distinction , les personnesen place & les plus éclairées s’empressentâ I’cïìv'ì de pratiquer fur leurs domainesles mêmes expériences que je fais actuel-lement fur les terres do ì.a Malgrange, fousles yeux du roi & de fa capital.
Déja on est trop persuadé des avantagésdes prairies artificielles pour s’en tenir auxpetites expériences. Des plantations de dix,vingt & trente arpens en ray-grafs nefont point rares en Lorraine, en Franche-Comté & en Champagne.
Une dame , plus respectable encore parses vertus que par son nom , quelqu’il-lustre qu’il soit, madame la Marquise De-sarmoises, née à Beauvau, a fait les premiè-res expériences du ray-çrafs dans son parcde Fléville, & les augmente tous les jours.
La Lorraine n’attend que la permissiond’enclore les héritages, le partage descommunes, & la liberté d’exporter le su-perflu de les denrées , pour porter l’agri-culture à son degré de perfection. Le Fer-mier n’est point en état à la vérité defaire les avances nécessaires, pour tirer| de la terre des trésors qu’elle renferme &
: qu’elle est prête à prodiguer à fes habi-| tans ; mais le propriétaire désespéré de voirtomber journellement les terres en non-valeur ; éclairé fur les moyens de leurrendre leur premiere fertilité , contribueraà ces fraix avec empressement. II lui tardede veir rompre les entraves de l’agricul-ture actuelle pour suivre la culture r.ngloise :
Seigle , ( Diete & Mat. méJ. ) semencefarineuse & ceréale. Voye^L' article FARINE
Farineux , & Semences céréales.
1 out le monde connoît l’usage diététi-que du seigle ; on en fait du pain qui rient !epremier rang après celui de froment, qui lors*
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