?>o4
EXPOSITIONdans les équinoxes comparés aux étoiles. Mais il présenta sa décou-verte, avec*la réserve que devoit lui inspirer le peu d’exactitudedes observations d’Aristide et de Timocharis.
La géographie est redevable à Hipparque, de la méthode de fixerles lieux sur la terre, par leur latitude, et par leur longitude pourlaquelle il employa le premier, les éclipses de lune. Les nombreuxcalculs qu’exigèrent toutes ces recherches, firent naître dans sesmains, la trigonométrie sphérique. Ses principaux ouvrages nenous sont point parvenus 3 ils ont péri avecla bibliothèque d’Alexan-drie , et nous ne connoissons bien ses travaux, que par l’Almagestede Ptolémée.
L’intervalle de près de trois siècles, qui sépai’e ces deux astro-nomes, offre quelques observateurs tels qu’Agrippa, Menelaus etTlieon de Smirne. Nous remarquons encore, dans cet intervalle,la réforme du calendrier par Jules-César, et la connoissance pré-cise du flux et du reflux de la mer. Possidonius reconnut les loixde ce phénomène qui, par ses rapports évidens avec les mouve-mens du soleil et de la lune, appartient à l’Astronomie, et dontPline le naturaliste a donné une description remarquable par sonexactitude,
Ptolémée né à Ptolémaïde en Egypte, fleurit à Alexandrie, versl’an i5o de l’ère chrétienne. Hipparque avoit conçu le projet deréformer l’Astronomie, et de l’établir sur de nouveaux fondemens:Ptolémée reprit ce projet trop vaste pour être exécuté par un seulhommej et dans son grand ouvrage intitulé yllmagcste } il donnaun traité complet de cette science.
Sa découverte la plus importante, est celle de l’évection de lalune. Jusqu’à lui, on n’a voit considéré les mouvemens de cet astre,que relativement aux éclipses : en le suivant dans tout son cours,Ptolémée reconnut que l’équation du centre de l’orbe lunaire, estplus petite dans les sysigies que dans les quadratures ; il déterminala loi de cette différence, et il en fixa la valeur, avec une grandepi’écision. Pour la représenter, il fit mouvoir la lune, sur un épi-çiclé porté par un excentrique, suivant la méthode attribuée augéomètre Appollonius, et dont Hipparque avoit fait usage.
Ce fut dans l’antiquité, une opinion générale, que le mouvement
uniformo